L’État islamique : monstre sacré

Comment l’État islamique attire-t-il de nouvelles recrues ? Pourquoi son message trouve-t-il un écho aussi large auprès de jeunes musulmans dans le monde entier ? Comment expliquer ses succès militaires ? Et sur quoi se base son économie ? Enquête de la revue politique russe Kommersant Vlast.

Brigades al-Quds. Crédits : Ashraf Amra/APA Images/ZUMA Wire
Brigades al-Quds. Crédits : Ashraf Amra/APA Images/ZUMA Wire

En automne 2014, l’armée de l’État islamique comptait, d’après la CIA, environ 30 000 combattants. Depuis, de nouvelles recrues originaires du monde entier viennent constamment grossir ses rangs. Il est extrêmement difficile d’obtenir un chiffre plus précis, et encore plus d’évaluer le nombre de sympathisants de l’EI en dehors du « califat ». D’après les experts, des représentants de 80 nationalités se battent actuellement pour l’EI. En outre, près de 38 groupes radicaux présents sur les territoires s’étendant de l’Europe au Yémen et de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-Est, ont juré fidélité à l’État islamique. Au fond, chaque pays du monde abritant une communauté musulmane est devenu un fournisseur de combattants sunnites vers cette zone de conflit. La transformation impétueuse du « califat » en melting pot attirant de jeunes musulmans du monde entier est due, selon les experts, au fait que la conquête, en juin 2014, de territoires irakiens et la proclamation d’un État « fondé sur les principes du prophète » ont été couronnées de succès – et ce tant d’un point de vue stratégique que symbolique.

« L’EI a été proclamé au moment opportun, explique Kiamal Gassymov, membre du Centre d’études stratégiques auprès du président de l’Azerbaïdjan. Le 10 juin, les djihadistes se sont emparé de Mossoul et ont mis en déroute l’armée régulière irakienne, avant de conquérir la ville de Baïji et ses raffineries de pétrole et usines chimiques, et, ensuite, les puits de pétrole de la province de Salah ad-Din. Enfin, le deuxième jour du mois sacré de ramadan, ils ont annoncé la naissance du califat. Dans son discours prononcé dans le plus bel arabe littéraire, le nouveau calife Abou Bakr al-Baghdadi a appelé les musulmans à lui prêter serment, à rejoindre le califat et à participer à sa construction. »

Selon l’expert, le territoire contrôlé par l’EI occupe une place particulière dans l’histoire de l’islam : la Syrie a été le centre du califat omeyyade, et l’Irak celui du califat abbasside. En outre, ces territoires sont décrits dans les textes musulmans comme possédant « une dignité et une grâce à part ».

À la même période, l’EI a diffusé sur Internet un film où des commandants de l’organisation déclarent que la frontière irako-syrienne n’existe plus, que les « idoles du nationalisme » sont tombées et que le califat est apparu, comme l’avaient prédit les textes prophétiques.

À la différence d’Al-Qaïda, dont le programme n’a toujours été que négatif (opposition à la civilisation occidentale « infidèle » et ses valeurs étrangères à l’islam et lutte contre les régimes gangrenés des pays musulmans), les chefs de l’EI proposent à leurs disciples sunnites de réaliser une utopie sociale. Ils leur promettent une société juste régie par la loi divine – la charia – et la renaissance de la grandeur de la civilisation islamique. Sans oublier un bon salaire, des trophées de guerre, des soins médicaux, un logement, des épouses musulmanes et des esclaves sexuelles.

L’EI exploite activement et avec succès le discours « anticolonial », souligne Kiamal Gassymov : le nouvel État islamique efface les frontières tracées par les colons, appelle ses fidèles à brûler leurs passeports et proclame la fraternité de tous les peuples musulmans.

« En promettant aux Arabes qu’un grand État arabe allait remplacer l’empire ottoman, les Européens les ont trompés dans le but qu’ils se révoltent et détruisent ce dernier. En signe de reconnaissance, l’Occident a entamé une campagne de division, d’occupation et de pillage des ressources naturelles des territoires arabes, d’asservissement et d’oppression des populations, regrette Abou-Abdo, philologue de 26 ans originaire d’Alep. Je pense que les terres arabes ne sont unies ni par le nationalisme, jadis représenté dans le monde arabe par le parti Baas, qui s’est lui-même discrédité, ni par la démocratie, que nous n’avons jamais vue ici et que, j’en suis persuadé, nous ne verrons jamais. Seul l’EI s’est révélé être une force capable de renverser les régimes autocratiques et d’unir, dans un premier temps, les Arabes et, ensuite, l’ensemble des musulmans. Nous ne devons pas laisser passer cette chance, quels que soient les sacrifices. Elle ne se représentera pas. »

La cruauté de l’EI ne rebute pas le jeune homme, qui estime que, sans celle-ci, l’organisation « se ferait dévorer par d’autres forces – de l’Iran et des sectateurs chiites à l’Occident ». « Les bolcheviques eux non plus n’ont pas été des anges lorsqu’ils ont instauré leur régime », confirme à Kommersant un de ses compatriotes.

« Le réseau tentaculaire des recruteurs »

Image de propagande de jeunes à Daech. Crédits : Internet.
Image de propagande de jeunes à Daech. Crédits : Internet.

Selon les statistiques, les partisans du « califat » ont en moyenne entre 20 et 30 ans. En général, il s’agit d’individus insatisfaits de leur vie, traversant une crise spirituelle, en quête d’une identité ou mécontents de la situation socio-économique et politique de leur pays. Leur situation matérielle et leur niveau d’instruction varient grandement. Si la propagande de l’EI trouve souvent un écho chez les musulmans, les non-musulmans se laissent également envoûter.

Le réseau tentaculaire des recruteurs pour le djihad cherche des recrues potentielles à la fois sur Internet et en-dehors. « L’EI utilise les réseaux et les cellules de recrutement créés par Al-Qaïda, laquelle lui cède constamment du terrain, explique Kiamal Gassymov. Souvent, les extrémistes adhérant à l’idéologie de l’EI se coupent des autres musulmans en se réunissant dans des mosquées isolées, des médersas clandestines et des appartements. En général, ils cherchent par eux-mêmes ceux qui ont déjà fait le djihad ou qui connaissent quelqu’un susceptible de leur indiquer l’itinéraire à suivre. Certains groupes ayant des liens avec des djihadistes en Syrie ou en Irak les mettent volontiers en contact. »

Au cours de l’année écoulée, les sites de l’EI en langues étrangères se sont multipliés. Sur les réseaux sociaux et les forums, des centaines de groupes ont été créés, sur lesquels les internautes s’échangent des informations et partagent leur expérience pour traverser les frontières. Les radicaux sont également friands des forums arabophones dont les administrateurs soutiennent l’EI et où il faut passer par une procédure d’inscription complexe si l’on veut pouvoir discuter avec des djihadistes de Syrie et d’Irak. Sur Twitter, outil populaire dans le monde arabe, il est possible de suivre des centaines de comptes de combattants de l’EI.

Parmi les groupes à risque, on trouve les jeunes femmes, que les recruteurs commencent par séduire avant de les convaincre de se convertir à l’islam et de partir faire le djihad avec eux. Une multitude de sites et de blogs anglophones ont été créés pour les épouses potentielles des djihadistes, où des versets du Coran et des citations d’idéologues salafistes alternent avec des conseils préconisant d’emporter avec soi un sèche-cheveux ainsi que des vêtements chauds et d’« être une bonne épouse du djihadiste en donnant naissance à de nombreux enfants du djihad ».

« L’ossature de l’EI est constituée de soldats irakiens et syriens »

« L’EI est une machine de propagande puissante alimentée par les médias internationaux, mais la racine du problème est ailleurs », affirme Nadim Shehadi, expert sur le Proche-Orient et membre du centre analytique britannique Chatham House. Ce ne sont pas des étudiants moscovites ou parisiens d’une vingtaine d’années qui, l’an dernier, se sont emparés en quelques heures de Mossoul après avoir battu à plate couture l’armée régulière irakienne. Non, il s’agit d’individus disposant d’une puissance militaire importante : des armes, de la discipline, de l’expérience et une stratégie impressionnante. L’ossature militaire de l’EI est avant tout constituée de soldats irakiens et syriens locaux. Ceux-ci sont loin d’être des fanatiques religieux. Quand on examine le succès de l’EI, il serait difficile de surestimer le rôle joué par les membres du parti Baas et les militaires de carrière qui se sont retrouvés sans travail après le renversement du régime de Saddam Hussein. »

La progression rapide des combattants de l’EI, qui, en moins de deux ans, ont conquis 35 000 km2 de terres (et dont le contrôle sur approximativement 50 % de la Syrie et 40 % de l’Irak est inégal), a été soigneusement préparée. Selon le magazine allemand Der Spiegel, le principal stratège de l’EI était Samir al-Khlifawi, ancien colonel de l’armée irakienne ayant fait la connaissance, en 2006, du futur « calife » Abou Bakr al-Baghdadi lors d’un séjour en prison. En 2010, il rejoint l’organisation État islamique de l’Irak, dirigée par al-Baghdadi, et prend le nom de Haji Bakr. En 2012, au plus fort du conflit syrien, il déménage dans la ville syrienne de Tel Rifaat, où il dirige la transformation des territoires sunnites du pays en avant-poste pour la future expansion du « califat ». Haji Bakr est tué quelques mois avant la proclamation de ce dernier.

Source : Le Figaro
Source : Le Figaro

« Les gens avaient peur et voulaient vivre »

En Syrie, les agents de l’EI, parmi lesquels se trouvaient beaucoup d’anciens membres des services de sécurité, ont combiné la tactique des prédicateurs salafistes avec les méthodes des services spéciaux irakiens : ils ont réalisé un travail de propagande et une collecte d’informations sur la vie des communautés locales, leurs membres les plus actifs et les plus influents et leurs points faibles. Parallèlement, des radicaux sunnites ayant participé aux guerres en Afghanistan et en Afrique du Nord ont été envoyés en Syrie depuis l’Algérie, la Libye, la Tunisie et l’Arabie saoudite. Ce sont précisément eux qui ont conquis les premières villes syriennes et ont par la suite pris la tête des détachements de soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) et des groupes islamistes qui combattaient contre les forces du président Bachar el-Assad et se sont ensuite ralliés à l’EI.

Des opposants laïcs au régime syrien ont confié à Kommersant Vlast regretter que l’EI soit arrivé dans le pays alors que ce dernier était déjà prêt pour la révolution et qu’il la lui ait « volée » après avoir pris le pouvoir dans les localités libérées. Un ancien révolutionnaire syrien, qui demande qu’on l’appelle Khalid, a relaté à l’hebdomadaire l’expérience de la petite ville de Tell Abyad, située à la frontière turque.

« Avant le printemps 2013, la ville était dirigée par l’opposition citoyenne et était bien défendue contre les forces d’Assad : les autorités turques avaient interdit à ses avions de s’approcher de la frontière, se souvient Khalid. Cependant, en avril, des gens ont commencé à disparaître. Un jeune avocat a d’abord été enlevé, dont on a retrouvé le corps, un matin, à la périphérie de la ville. Un autre jeune juriste a connu le même sort peu après. On a ensuite constaté la disparition régulière d’activistes et de membres des collectivités locales. Tout le monde savait qui était derrière ces enlèvements : de petits groupes qui se trouvaient déjà depuis un certain temps dans la ville, ne sortaient pas sans se couvrir le visage, ne discutaient avec personne et préparaient manifestement quelque chose. » En s’appuyant dans un premier temps sur les méthodes des services spéciaux, l’EI, « sans avoir recours à une armée, s’est propagé, telle une tumeur cancéreuse, sur le territoire en semant la terreur parmi les habitants ». Vers le mois d’août, ses rangs ayant considérablement grossi, l’organisation s’était proclamée nouveau pouvoir officiel et contrôlait déjà toutes les institutions », poursuit Khalid.

Etat Islamique
Photographie de propagande de l’Etat islamique. Crédits : IE/DR

« Abou Missab Balkhous, émir de l’EI surnommé Le Crocodile, commandait un détachement d’Irakiens et de muhadjirs (nom donné aux membres de l’EI venus de l’étranger) et recrutait activement des soldats de l’ASL et des citoyens militants. Beaucoup de gars sont passés du côté de l’EI, raconte Khalid. Je les connais, ce n’étaient pas des islamistes. Je ne suis même pas sûr qu’ils croyaient tous en Dieu. Ils avaient simplement peur et voulaient vivre, et pour cela il leur suffisait de se laisser pousser la barbe et de prêter serment », confie Khalid.

Le refus du jeune homme de faire la propagande du « califat » auprès des habitants de la ville l’a conduit en prison. Tandis que Khalid et d’autres activistes étaient torturés, suspendus au plafond et battus jusqu’à ce que leurs muscles se déchirent, celui-ci découvrait la doctrine de l’EI. « Je parlais au gardien de notre révolution et du renversement du régime, et lui me racontait des contes. Il me disait que la vraie révolution, ce n’est pas notre combat contre Assad, mais la fin du monde, qui sera précédée, selon le hadith, par la défaite de l’Occident en Syrie, le retour du califat et la venue du prophète Isa (Jésus) », témoigne l’interlocuteur de Kommersant Vlast. S’il a pu être libéré, c’est d’après lui grâce à ses compagnons de l’ASL, qui ont adressé une requête à l’émir. L’ancien révolutionnaire n’a pas l’intention de quitter la Turquie, où il vit aujourd’hui, ni de retourner en Syrie, notamment pour des raisons médicales.

« En Irak, les djihadistes ont été accueillis comme des libérateurs »

Après leur victoire en Syrie, les combattants de l’État islamique ont lancé leur attaque en Irak en tant qu’« État islamique en Irak et au Levant ». La stratégie de l’armée de djihadistes consistait à prendre le contrôle de ce qu’on appelle le « triangle sunnite » (Ramadi-Tikrit-Bagdad), où il leur a été bien plus facile de s’installer que dans le pays voisin. Les djihadistes y ont été accueillis comme des libérateurs par les tribus sunnites, qui ont souffert pendant plus de dix ans de la misère, du chômage, de l’absence d’infrastructures et des répressions exercées par le gouvernement chiite, qui avait évincé les sunnites de la politique et avait violemment écrasé leurs manifestations lors du printemps arabe.

« L’EI en Irak est composé de plusieurs forces aux idéologies incompatibles mais unies au sein d’une alliance tactique pour la survie et la lutte contre l’ennemi juré – les chiites, derrière lesquels se trouve Téhéran, explique Nadim Shehadi. Il s’agit des tribus sunnites déçues par les autorités, de l’armée des hommes de la confrérie soufie Naqshbandiyya, des derniers membres du régime socialiste Baas ainsi que des salafistes djihadistes et leurs prédicateurs appartenant à Al-Qaïda et sortis des prisons irakiennes et syriennes. »

Toutes ces forces ont aujourd’hui adopté des règles communes obéissant à l’interprétation la plus radicale de la charia. Aux dires des islamologues, la rigidité des codes régissant le « califat » contredit la tradition salafiste elle-même, sur laquelle l’EI s’appuie pourtant. « Le takfir, appliqué lorsqu’un homme est jugé infidèle (kafir) pour avoir violé la charia et qui s’accompagne d’une confiscation de ses biens, d’un châtiment corporel ou de la peine de mort, rappelle le kharidjisme. Ce courant politico-religieux marginal du milieu du VIIe siècle était connu pour son interprétation extrêmement radicale du droit islamique, explique Ilchat Nassyrov, chercheur au département de philosophie islamique de l’institut de philosophie de l’Académie des sciences de Russie. Curieusement, Ahmad Ibn Hanbal et Ibn Taymiyya, penseurs à l’origine du salafisme souvent cités par les idéologues de l’EI, critiquaient fortement les kharidjites. Ainsi, les appels de l’EI à revenir à un islam originel et pur ne font en fait que dissimuler des motifs militaro-politiques. »

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Membre de l’Etat islamique en Afghanistan. Crédits : EPA/GHULAMULLAH HABIBI

Au cours de l’année écoulée, les structures de l’EI se sont intégrées à la vie des Irakiens et des Syriens, et les islamistes ont créé leur propre bureaucratie en assurant le fonctionnement stable des organes locaux du pouvoir, de la police, des tribunaux islamiques et des services publics. Selon les interlocuteurs de Kommersant Vlast en Syrie, les rumeurs selon lesquelles des exécutions publiques quotidiennes ont lieu dans le « califat », où les condamnés sont décapités, brûlés vifs ou lapidés, sont fortement exagérées. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’après la longue période de chaos et d’anarchie, la vie reprend son cours : les islamistes ont réparé les canalisations, le réseau électrique et les routes. Grâce à un document spécial remis par les autorités islamistes, il est possible de circuler librement d’un point à l’autre du « califat » en traversant la frontière irako-syrienne obsolète. « On fait l’éloge des islamistes parce qu’ils aident les pauvres, comme l’enjoint un des piliers de l’islam. Les nécessiteux reçoivent ainsi obligatoirement un dixième des récoltes », souligne un Syrien âgé.

Selon les habitants du « califat », le plus important est de ne pas irriter les autorités et de ne pas se faire remarquer par la « police de la charia ». Les sunnites qui respectent les règles n’ont aucune raison d’avoir peur. Ici, les minorités ethno-religieuses (chiites, yézidis, kurdes, druzes) sont victimes d’épurations ciblées et automatiquement condamnées à la peine de mort. Les sunnites peuvent quant à eux facilement préserver leur vie en signant ce qu’on appelle un témoignage de pénitence, qui revient à jurer fidélité au « califat ».

Les autorités du « califat » créent des emplois, lèvent des impôts et infligent des amendes – en général, pour absence de barbe, de hijab, visage découvert pour les femmes ou vente de cigarettes. L’économie du quasi-État sunnite est stable : lors de sa conquête de territoires, l’EI a avant tout veillé à prendre le contrôle des sites pétroliers, des centrales hydroélectriques et des banques.

Les États-Unis qualifient l’EI d’organisation terroriste la plus riche au monde. Si, au début, elle dépendait probablement, à l’instar d’Al-Qaïda, de protecteurs dans les pays sunnites du golfe Persique, ses bénéfices proviennent désormais de la vente de pétrole sur le marché noir, des trophées de guerre, des taxes et des biens confisqués aux « infidèles », et sont estimés à plusieurs millions de dollars par jour.

« Actuellement, l’administration américaine, la coalition antiterroriste ainsi que les milices militaires kurdes et chiites résistant à l’EI sont surtout préoccupées par l’ouverture d’un réseau d’écoles djihadistes sur le territoire du califat. Il s’agit d’écoles secondaires typiques où le djihad est la principale matière enseignée », explique Wladimir van Wilgenburg, journaliste hollandais travaillant en Irak. De nombreuses vidéos sont récemment apparues sur Internet où l’on voit des camps d’entraînement pour garçons ainsi que des enfants jurant, mitraillette en mains, de détruire les « ennemis d’Allah ».

1 commentaire

  1. Les terroristes les plus riches sont les USA, Israël, l’UK, les pays du golfe persique, je n’en vois pas d’autres.

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