L’Eglise orthodoxe russe soutient l’intervention russe en Syrie

Le 30 septembre, le jour où l’aviation russe a mené ses premières frappes en Syrie, le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Kirill a exprimé l’espoir que la participation de Moscou à la résolution du conflit syrien apporterait dans la région la paix tant attendue.

Patriarche Kirill. Crédits : patriarchia.ru
Patriarche Kirill. Crédits : patriarchia.ru

« L’Église orthodoxe russe a demandé plusieurs fois aux dirigeants russes, mondiaux et des autres organisations internationales de ne pas rester indifférents aux souffrances de la population civile en Syrie et dans les autres pays de la région », a rappelé le patriarche.

Il a déclaré être au courant de la « situation catastrophique » dans laquelle se retrouvent les Syriens qui « sont la cible des extrémistes et des terroristes ». Le patriarche a précisé en être informé directement par des leaders religieux du Proche-Orient.

Selon sa Sainteté, les orthodoxes russes ont souffert dans leur chair en voyant les multiples violences perpétrées contre les chrétiens de la région, les enlèvements et les assassinats impitoyables d’évêques et de moines et les destructions barbares d’églises antiques. « Et les musulmans de ces régions, ainsi que les ecclésiastiques de toutes les religions d’Abraham, souffrent tout autant », a souligné le patriarche.

« Malheureusement, le processus politique n’a pas conduit à un quelconque allègement du sort de tous ces innocents, et il est devenu indispensable de les protéger par les armes », a noté le primat de l’Église orthodoxe russe.

« La Russie a pris la décision responsable d’avoir recours à ses forces armées pour protéger le peuple syrien des malheurs causés pas l’arbitraire des terroristes. Pour nous, cette décision permettra d’avancer sur la voie du retour de la paix et de la justice sur cette terre antique », a-t-il insisté.

« En souhaitant la paix aux peuples de Syrie, d’Irak et du Proche-Orient, nous prions pour que ce sanglant conflit local ne s’étende pas en une guerre plus vaste, pour que l’emploi de la force ne provoque pas de victimes parmi les civils, et pour que tous les soldats russes rentrent sains et saufs à la maison », a conclu le patriarche.

Mercredi 30 septembre, la Russie a mené ses premiers raids aériens en Syrie. Selon le ministère russe de la défense, ces opérations ont permis d’éliminer plusieurs positions détenues par l’État islamique.

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