Nous retournons en Russie

Ça fera bientôt un an que la Russie vit sous les sanctions, et que son économie en subit pleinement les conséquences. Son PIB dégringole, sa production industrielle est en baisse, les revenus de ses citoyens diminuent mais, paradoxalement, 86 % des Russes font toujours confiance à leur président et estiment qu’il fait bien son travail. Selon le dernier sondage du centre Levada, ils sont 78 % à se dire « fiers de leur pays ». Certains estiment que ces chiffres cachent une image peu reluisante : les Russes seraient victimes d’une propagande massive, qui entretient en eux un sentiment de nationalisme exacerbé et les pousse vers l’isolement et l’autarcie.

Andreï Gorskiï. Personnes portées disparues. Crédits : img-fotki.yandex.ru
« Personnes portées disparues » d’Andreï Gorski. Crédits : img-fotki.yandex.ru

L’analyse est simpliste. Si aujourd’hui, malgré les difficultés économiques, les Russes restent confiants en eux et optimistes quant à l’avenir, c’est parce qu’ils ont enfin le sentiment d’être sur la bonne voie. Et tant pis si la route est semée d’embûches et promet d’être longue : tant que l’on sait qu’on rentre à la maison, on avance sans peur. Après des années d’errances, on a enfin retrouvé le chemin de chez soi, et l’on est heureux. On a le sentiment que le chaos qui nous entoure a enfin commencé de s’organiser, et que les absurdités les plus flagrantes de notre vie commencent à s’estomper.

Peu à peu, les Russes retournent à la terre.

En guise d’exemple, on voit enfin de plus en plus, dans les magasins, du lait qui vient de Kalouga et des patates qui ont poussé dans la région de Toula. Et alors ?, me direz-vous. Eh bien, jusqu’à l’introduction de l’embargo alimentaire, nos supermarchés proposaient principalement des patates de Pologne et des carottes des Pays-Bas. Et on était bien obligé de les acheter : il n’y avait pas d’alternative. On nous a aussi expliqué, 20 ans durant, que nous faisions partie du marché global et qu’il fallait nous faire à l’idée de manger des pommes polonaises plutôt que celles du Kouban : car si l’on trouve principalement des pommes polonaises sur les comptoirs de Russie, cela signifie, nous disait-on, que leur producteur a proposé des conditions plus intéressantes au distributeur, qu’il avait gagné la lutte concurrentielle et que la vie est ainsi faite – il n’y a rien à améliorer là-dedans.

La vie est peut-être ainsi faite – mais nous, nous n’avons pas encore totalement oublié qu’avant 1991, des patates, nous en faisions pousser des centaines d’espèces, résistantes au froid, parfaitement adaptées à nos conditions climatiques. Et où sont-elles passées depuis ?, nous demandions-nous, en regardant nos villages abandonnés et nos terres délaissées depuis la fenêtre de nos voitures, un sac de patates israéliennes dans le coffre.

Pourvu que l’embargo dure, nous avons enfin commencé à nous relever, se disent les agriculteurs – et les chiffres confirment.

La compétition capitaliste est probablement une très bonne chose, mais les gens sont bêtes : ils veulent consommer des produits qui ont poussé près de chez eux plutôt qu’à des milliers de kilomètres de distance. Ils veulent aussi voir leurs campagnes prospères. Souvent, ils préfèrent aussi acheter leur nourriture au fermier local plutôt qu’à une entreprise multinationale. Il est primordial, pour une nation, de savoir qu’elle peut se nourrir elle-même, qu’elle est capable de satisfaire l’essentiel de ses besoins. Dans le cas contraire, les gens ne se sentent pas en sécurité. L’obligation de consommer majoritairement des produits étrangers est souvent vécue comme une humiliation, et ça a été longtemps le cas en Russie. « Il est grand temps que les Russes se souviennent comment on fait pousser des pommes », disait Jacques Von Polier dans le précédent Courrier de Russie. Et voilà qu’enfin, on s’en souvient : des jardins fruitiers ont été plantés récemment à Samara, à Kaliningrad et en Kabardino-Balkarie. Les magasins proposant des produits locaux volent la vedette aux grandes chaînes de distribution, qui offrent le même assortiment de Moscou à Vladivostok. Les mouvements fermiers prennent de l’ampleur. Peu à peu, les Russes retournent à la terre. Pourvu que l’embargo dure, nous avons enfin commencé à nous relever, se disent les agriculteurs – et les chiffres confirment. De janvier à avril 2015, la production de fromage a augmenté de 29,5 % en Russie, celle de viande de 13,5 %, celle de volaille, de 12,7 %, la charcuterie de 0,6 % et le poisson de 6%, selon Rosstat. La population soutient ses fermiers.

On en a soupé, des pommes polonaises – nous voulons retrouver le goût des nôtres. Et non – ça ne signifie pas que nous ayons cessé d’apprécier les fromages français, que nous dégusterons avec plaisir en France. Mais pour l’heure, pouvoir en manger en Russie n’est pas la priorité. La priorité, c’est de rectifier le déséquilibre, de réapprendre à cultiver la terre et de se nourrir de ce qu’elle offre : quelque chose que les Français comprendront aisément – avec toute la protection qu’ils accordent à leurs agriculteurs.

Le déséquilibre que nous avons longtemps observé sur nos tables était tout aussi fort dans beaucoup d’autres secteurs. Désormais, il faut réapprendre à fabriquer notre tissu et nos vêtements, ces objets non moins essentiels, pour une nation, que du blé. Il faut aller plus loin, nous souvenir de nos grandes traditions d’ingénierie, de nos esprits scientifiques brillants, de nos innombrables talents, qui n’ont pas disparu. Il faut réapprendre à fabriquer nos médicaments et nos machines-outils, nos ordinateurs et nos systèmes d’exploitation. Et il ne s’agit pas de simples substitutions aux importations. Nous devons créer des produits hautement concurrentiels, avec l’ambition de conquérir la planète. Pas parce qu’il faudrait impressionner la terre entière – tout simplement parce que nous en sommes capables.

Les Russes se sont souvenus qu’ils sont nés pour envoyer des fusées dans l’espace et résoudre des problèmes mathématiques complexes.

Si les Russes ont si douloureusement vécu les changements des années 1990, c’est qu’au fond, ils ont toujours su qu’ils méritaient mieux que ça. Que les ex-chercheuses en physique nucléaire avaient mieux à faire que de vendre des doudounes turques sur les marchés, et que les ex-officiers d’aviation pourraient être mieux employés qu’à faire le planton 12 heures durant dans des bijouteries ou des salons de beauté. À travers la fumée des clubs, plongés dans une transe profonde, les Russes n’ont jamais totalement oublié où se trouvait la sortie. Et à un moment, ils ont trouvé la force de se relever, et, vacillants, se sont dirigés vers la porte. On nous a bien servis, merci – mais il est l’heure de rentrer chez nous.

Nous avons trop longtemps cherché nos réponses dans les yeux des voisins. Il est temps de nous tourner vers l’intérieur, de regarder en nous-mêmes. Toucher son corps et retrouver ses frontières. Explorer son espace et le ré-appréhender. Le rendre véritablement sien. Cet été, les Russes n’iront pas à Nice, malgré des prix intéressants : ils iront enfin à la découverte de leur pays, si peu connu, si mal aimé. Le grand photographe russe Maximichine a dit récemment que la Russie était un des pays les moins photographiés du monde : elle a encore toute une multitude d’endroits qui attendent d’être repérés, étudiés, admirés. Peut-être, cet été, cette erreur sera-t-elle enfin corrigée.

Le 23 février 2014, Sébastopol. Crédits : Yury Yuhanson / yuhanson.livejournal com
Le 23 février 2014, Sébastopol. Crédits : Yury Yuhanson / yuhanson.livejournal com

Nous retournons en Russie. Cette Russie dont nous avons vu la lueur sur la place Nakhimov, le 23 février 2014, à Sébastopol. Ce jour-là, les habitants de la ville sont descendus dans la rue pour exprimer leur désir de redevenir sur le papier ce qu’ils avaient toujours été dans les faits : des Russes. Du jamais vu. Grandiose. Jusque-là, nous avions vu beaucoup de Russes qui ne rêvaient que de cesser de l’être, qui fuyaient leur pays en secouant la poussière de leurs pieds.

Le 23 février, nous en avons vu des milliers qui ne souhaitaient qu’y retourner. Les habitants de Sébastopol avaient le choix, ils auraient pu ne pas être russes – ils ont choisi de se battre pour le rester. Et leur décision a eu un effet extraordinaire sur tous ceux qui se rattachent encore à cette définition, qui ne l’ont pas échangée contre un passeport de citoyen du monde. Les Russes ont soudain retrouvé la mémoire. Ils se sont souvenus qu’ils sont nés pour envoyer des fusées dans l’espace et résoudre des problèmes mathématiques complexes. Que leur mission était d’inventer des médicaments et non de fournir de la main d’œuvre bon marché. Que leur destination était de produire des idées et non de servir de marché d’écoulement pour le soda américain. La Russie vient de se réveiller. Elle a déjà entamé son chemin vers elle-même et, si elle ne s’égare pas de nouveau, la Russie a toutes les chances de rendre par là même à toute l’humanité sa foi en elle. Un peu comme elle l’avait fait en 1961, en offrant à la terre entière le sourire de Gagarine.

14 commentaires

  1. Bravo!! C’est exactement le fond de ma pensée. J’aimerais que mes compatriotes aient les mêmes réflexes de retour aux vraies valeurs.
    La Russie m’enthousiasme et j’y vais régulièrement pour y découvrir sans cesse de nouvelles choses .

    1. Et oui,  » la terre elle ne ment pas » comme disait le Maréchal; la bonne vieille Russie, ses valeurs chrétiennes, sa violence que l’Occident ne peut comprendre…ses motards néo-fascistes, sa haine contre les « différents » , homosexuels ou caucasiens ; quand on aime la Russie, ce discours est insupportable, la Russie de l’avenir, minoritaire certes est autre, c’est la Russie des russes démocrates qui luttent pour la mémoire des victimes du Goulag, contre le retour du stalinisme car l’ignorance des crimes du passé ne permet pas de construire un véritable avenir

    2. @bluma ferdman: j’étais il y a peu à Krasnoyarsk où beaucoup de caucasiens et immigrants d’Asie centrale travaillent. Et les russes m’ont tous dit qu’ils travaillaient là parce que les russes étaient trop feignants pour prendre ces jobs. Je n’ai pas vu ni entendu de haine contre eux, j’en suis désolé.

  2. Excellent article…La Russie est sur la bonne voie, celle de son identité alors que l’Occident est en train de la perdre

  3. magnifique article. Va Russie, retrouve toi et montre à tous de quoi tu es capable, forte de ton amour pour ta terre, de tes valeurs, de tes capacités et de ta foi.
    je ne sais si je te visiterai un jour, mais tu es dans mon coeur.

  4. Très touchant, émouvant, vrai, encourageant et surtout, sans rancune envers l´Occident malgré la diabolisation de la Russie par l´Occident.

    Ayant quitté Paris que j´aime toujours bien á la fin des années 90 pour Budapest le Paris de l´Est comme on l´appelait á l´époque, j´ai rencontré de nombreux Russes qui n´avaient qu´une idée, s´installer en Occident.
    Je disais á ces Russes qu´avec la fin du Communisme, que l´heure de la Russie avait sonné, bien sûr que le chemin sera long, douloureux et difficile, qu´il faudrait qu´ils restent dans leur pays pour le batir.
    Les Russes me regardaient curieusement et me demandaient si j´étais fou d´avoir quitté Paris pour l´Est de l´Europe.
    Je répondais que non je n´étais pas fou, que Paris est très beau, qu´il ya tout, fait bon vivre, mais que l´avenir serait désormais á l´Est qui va offrir beaucoup plus d´opportunités suite á la fin du Communisme n´ayant jamais imaginé ce qu´avait l´Occident derrière la tête envers ces pays…

    Après les sanctions Occidentales, mon premier commentaire dans ces colonnes a été  » Les sanctions Occidentales une chance pour la Russie ».
    Mes conseils des années 90 aux Russes et cet article viennent confirmer ce que je voyais á l´époque, bravo aux Russes á qui je souhaite bonne chance.

    Quant á l´Occident et surtout l´Europe, il serait temps qu´elle se ravise sur sa position conflictuelle envers la Russie et s´asseye sur la table pour négocier un mode de vie pacifique, car on ne saurait ignorer un voisin tel la Russie, la Russie est une chance pour l´Europe, il faudrait que l´Europe le comprenne et agisse en conséquence, il en va pour l´avenir de plus en plus sombre de l´Europe.

  5. bravo pour cet article! je continuerai encore de prendre en photo ce magnifique pays, j’aimerais tant pouvoir obtenir un visa un peu plus simplement… mon amour de la Russie se compte sur 2 passeports en 8 ans;;; Vite retrouvons nous autour d’une table! discutons entre pays frères

  6. Qu’écrire après de tels commentaires ! Je ne peux qu’applaudir à la lecture de cet article, et adhérer aux commentaires !
    Bravo les Russes, Bravo la Russie !
    …Maintenant, il faut commencer à le faire savoir. Et cela est très difficile.
    C’est le pouvoir des mots et des symboles… C’est de la politique !
    Il faut que les Russes s’approprient le soft power, afin de changer leur image auprès de la population occidentale.
    Les Russes nous idéalisent, ce en quoi ils ont bien tort, et nous occidentaux les diabolisons, ce qui ne fait que refléter notre ignorance.
    Ce sont des lions qui admirent des moutons !
    Il est temps que les Russes redeviennent ce qu’ils sont : Des Russes, et qu’ils le fassent savoir au monde.
    Il y a tellement de créativité et de génie dans ce pays, qu’ il n’y a absolument aucune raison de ne pas être fier d’être Russe.

  7. Article très intéressant et très touchant ! Malgré le dédain et le mépris de nos dirigeants, la France du peuple a toujours su à quel point les russes sont fins, intelligents et créatifs. Et que dire du pays ? Le plus grand du monde par sa superficie mais sans doute aussi le plus grand du monde par ses chercheurs, ses ingénieurs, ses intellectuels et ses travailleurs qualifiés. Certes, la Sibérie est un défi permanent par son immensité et son climat, mais il viendra un jour où il sera mieux exploité que le fameux Middle-West ou le Texas dont les médias occidentaux font leurs choux gras. Les produits agricoles et les matières premières enrichiront le pays en symbiose avec le développement des industries de pointe et de l’urbanisme moderne. Comme d’habitude les américains et leurs larbins, en jouant les gros bras, vont contre leurs propres intérêts ! Honte à eux et vive la Russie !

    1. Pardonnez-moi mais vous dites n’importe quoi, la France du peuple n’a aucune opinion des Russes sinon celle véhiculée par les journaux. La recherche russe a été glorieuse mais elle est en miette aujourd’hui et sa reconstitution est lente et difficile. Le secteur industriel se reconstruit à peine, il suffit de citer l’aéronautique civile dont la reconstruction est lente, il n’ y’a guère que l’industrie nucléaire qui se soit maintenue à flot, ce qui n’est jamais assez souligné d’ailleurs. La Sibérie est comme vous dites un défi permanent, on ne fait rien pousser là où il gèle les trois quarts de l’année et ia nature sait toujours poser ses limites à l’innovation.
      Après le retour à l’économie de subsistance ( au sens non péjoratif du terme, faire pousser ces patates à la datcha est un plaisir en même temps qu’un acte utile et solidaire), j’adhère, la Russie importe vraiment trop de cochonneries dont elle n’a pas besoin, comme nous d’ailleurs. Et surtout, surtout, qu’elle garde dans son sous sol ses hydrocarbures, on en dépense trop aussi.
      Un plan graduel pour la décroissance, voilà l’avenir de la coopération Russie-UE!

  8. c’est beau, on dirait un poème de Maiakovski :-), le passeport rouge ! mais bon, il ne faudrait pas confondre propagande gouvernementale et réalité. Ce que l’on observe surtout, c’est que la Russie est en train de se vendre aux Chinois, gaz bradé, zone de culture commune, etc. Il suffit de suivre un peu l’actualité russe pour comprendre que la phrase:

    « Ils se sont souvenus qu’ils sont nés pour envoyer des fusées dans l’espace et résoudre des problèmes mathématiques complexes. »

    est sans fondement, l’investissement russe dans les mathématiques et en baisse constance, complètement corrompue, et la plupart des travaux excellents qui restent dans ce domaine en Russie sont soutenus et financés en grande partie par .. l’occident (français, allemands, américains). Il suffit de s’intéresser à ce que signifie la réforme de l’académie des sciences à l’œuvre en ce moment pour comprendre l’ampleur du problème. Que ce soit clair, je ne souhaite qu’une chose, que la Russie se rétablisse comme un grand pays, mais cet article à tendance à prendre ses désirs pour la réalité, si tant est que ce soit ses désirs et pas une réécriture de la forte propagande en cours en Russie.

    Mathieu

  9. Pardonnez moi nom cher « bluma ferdman », mais je ne peux résister à l’envie de vous répondre.
    Vous semblez projeter sur la société russe tout le ressenti qui est véhiculé dans nos pays à l’encontre de la Russie.
    En 2014, j’ai parcouru en voiture le trajet Strasbourg – Tomsk et retour.
    A cet effet j’avais acheté une vieille voiture de 22 ans, que je comptais ferrailler à l’arrivée.
    A la douane, une charmante officier des douanes, nous a expliqué que la Russie ; « n’importait pas la ferraille », qu’elle me laissait passer, mais que j’avais 90 jours pour lui faire quitter le territoire russe.
    J’ai traversé la moitié de la Russie.
    A l’arrivée à Tomsk, je suis aller plaider ma cause auprès du patron des douanes de l’oblast.
    Ce dernier a accepté de me recevoir, (impensable en France, grand pays démocratique !), très aimable,mais aussi très ferme, il m’a tenu exactement le même discours !
    J’ai donc ramené mon tas de ferraille en France.
    Ou est la violence, je n’en ai ressenti aucune.
    J’ai été arrêté trois fois par la police. La première fois parce que je n’avais pas les feux allumés, le policier m’a allumé les feux, la seconde, en pleine nuit, j’avais franchi une double ligne continue, (je cherchais un hôtel), la police est arrivé et m’a demandé si tout allait bien !
    la troisième parce que j’aurais du servir de témoins pour une vraie arrestation.
    (parce qu’en Russie, pour une arrestation sur la route, on stoppe les deux voitures qui suivent et leurs conducteurs servent de témoins !)
    N’est pas là une garantie pour les libertés publique, vous avez déjà vu cela en France ?
    Ou est cette violence dont on nous parle continuellement en occident ?
    Jamais je ne l’ai rencontrée!
    J’ai parcouru deux fois 7.000 kilomètres, je n’ai jamais croisé de motard néo nazis !
    Il est facile pour les médias occidentaux de réaliser un reportage, sur quelques conducteurs de Harley affichant des symboles, dont je ne suis pas persuadé qu’ils connaissent parfaitement la signification.
    (Si comme moi, vous êtes motard, vous n’êtes pas sans savoir que nous avons les mêmes en France 🙂 )
    A partir de tels reportages, on fait croire aux gens, qu’en Russie à tous les carrefours vous allez croiser des Hell Angels !
    Par contre, si vous venez chez moi en Alsace, je vous en montrerai de vrais !
    Quant aux homosexuels, la Russie en interdit le prosélytisme, pas l’homosexualité !
    Ce n’est pas la même chose !
    Alors qu’en France, pardonnez moi, mais j’ai le sentiment que cela est plus une « mode » qu’autre chose.
    Excusez moi, je m’étale longuement.
    Je vous invite à voyager en Russie, pas à Moscou, ni à Saint Saint-Pétersbourg, mais en Russie profonde.
    Vous y découvrirez un monde totalement différent de ce qu’on nous décrit dans nos médias à longueur de pages.
    Bien à Vous.

    1. Merci Cher Haas pour un article que je partage entièrement. La Russie n’est pas un paradis mais qu’on me dise où il se trouve. par contre en termes de démocratie « véritable » qui ne signifie pas le laxisme généralisé et les diktats hypocrites socialistes Français d’un pouvoir porté par moins de 20% des électeurs aujourd’hui, la France n’a pas à donner de leçons, se comportant comme le parfait toutou des USA qui agit comme un régime totalitaire. soutenant par exemple le régime nazi Ukrainien. Je connais la Russie, sa langue sa culture et au moins elle se situe sur une courbe ascendante alors que la France n’en finit pas de descendre culturellement, spirituellement ( mot de plus en plus inconnu en France) et moralement en ce qui concerne ses élites auto-proclamées dont BHL est l’inénarrable représentant. Ne parlons pas du bouffon qu’elle affiche comme président, on se demande de quoi! Les gens comme Mathieu sont ou de bonne foi et je les plains de se comporter comme des perroquets
      répétant inlassablement ce que disent les merdias; ou alors de mauvaise foi et je les plains encore plus de rejoindre la cinquième colonne des USA qui n’â pour but que de créer la confusion et la division……..leur bilan dans tous les pays où ils sont intervenus pour y apporter leur version de la démocratie;;; depuis le Vietnam jusqu’à l’Ukraine aujourd’hui est édifiant..un monceau de morts et de ruines pour…aucune victoire. et l’apparition d’un fondamentalisme virulent….

  10. J’ai découvert la la Sibérie par ma compagne, l’Altaï, Tomsk, St. Petersbourg ou je suis jusqu’a ce soir ; puis via Novosibirsk pour 2 mois , j’aime ce pays immense tout est grand…. j’ai apprécier vos commentaires. Je redécouvre du civisme en ville , passage piétons, feu rouge, courtoisie et sourire….. le cimat à Novosibirsk jusqu’a -25 je supporte très bien.. après il faut ce couvrir plus. je vie 6 mois à Marseille et 6 mois en Russie …
    Bonne journée à vous tous.

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