Festival d’Annecy : quatre films d’animation russes en compétition

La ville d’Annecy accueille du 15 au 20 juin la 39e édition de son célèbre festival du film d’animation, l’un des plus importants du monde. La sélection officielle de cette année compte 215 films originaires de 40 pays, dont quatre russes. Deux autres projets de Russie sont également présentés hors compétition (en page 2). Extraits.

En compétition

Mi ne mozhem zhit bez kosmosa [Nous ne pouvons vivre sans l’espace], de Konstantin Bronzit

Court métrage

À 50 ans, Konstantin Bronzit est un monstre de l’animation russe et française qui a déjà reçu autant de prix qu’il ne compte de bougies sur son gâteau d’anniversaire. Il a remporté plusieurs récompenses au festival d’Annecy, notamment pour le meilleur court métrage avec Switchcraft (1994), pour le meilleur film de télévision avec Die Hard (1997) et le prix du jury pour « le film le plus drôle » avec Au bout du monde (1999), réalisé au studio Folimage, en France. Cette année, Konstantin Bronzit présente son nouveau court métrage Mi ne mozhem zhit bez kosmosa (2015), déjà primé au festival de Tokyo.

En ironisant sur l’obsession russe pour la conquête de l’espace, le réalisateur raconte l’histoire touchante de deux amis dont les chemins vers le rêve commun de conquérir les étoiles se sont séparés. L’un deux disparaît, l’autre se retrouve à bord d’un vaisseau spatial, mais au final, ils se rencontrent sur l’orbite de la Terre.

Letayushie zveri « Legkij slon » [Les animaux volants « Un éléphant léger »], de Mikhaïl Safronov

Film de télévision

L’épisode Un éléphant léger présenté au festival d’Annecy fait partie de la série Les animaux légers. A l’origine de ce projet média caritatif se trouvent le fonds d’aide aux adultes et enfants atteints de cancer AdVita et le studio d’animation Da créé par Mikhaïl Safronov. Au fil du temps, les personnages de la série ont quitté les écrans pour s’installer sur des t-shirts, aimants et tasses, tous les profits étant reversés à des œuvres caritatives.

Le film d’animation Legkij slon raconte l’histoire d’un éléphant, concierge dans un cirque, qui rêve de voler. « L’objectif de la série Letayushie zveri est d’inspirer les spectateurs petits et grands à ne pas craindre d’être heureux », peut-on lire sur le site du projet flyani.ru, « de les pousser à croire en eux et en leurs capacités, ainsi qu’à oser changer leur vie pour quelque chose de mieux ».

Masha and the Bear « And Action » / Macha et l’Ours, d’Ilya Trusov

Film de télévision

Macha et l’Ours (ou Masha et Michka) est un projet d’animation 3D russe diffusé depuis janvier 2009 sur trois chaînes fédérales russes. Le film d’animation est aujourd’hui retransmis dans presque tous les pays de la CEI, d’Europe et même au Brésil, au Chili et en Argentine.

En mars 2015, le dessin animé russe a d’ailleurs été désigné meilleure animation dans la catégorie Creative Talent aux Kidscreen Awards 2015, souvent qualifiés d’ « Oscars du cinéma d’animation ».

Le film raconte l’histoire de Macha, une petite fille espiègle à la voix et au rire inimitables, qui ne manque jamais une occasion de faire des bêtises et d’embêter son copain Michka, un ours brun. Dans l’épisode de la série présenté en sélection officielle, Macha et Michka décident de réaliser leur propre film.

Drugie Berega [Les Autres Rives], de Vasiliy Chirkov 

Court métrage

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Drugie Berega [Les Autres Rives] de Vasiliy Chirkov.
Le jeune réalisateur Vasiliy Chirkov, qui a débuté dans l’animation après ses études à la faculté de biologie de la MGU, nous invite à nous promener dans une ville emplie de brume. Le court métrage Les Autres Rives a déjà été récompensé au festival de Souzdal, où Chirkov a reçu le prix du meilleur espoir et du meilleur réalisateur. Avec des images en noir et blanc et une bande son particulièrement déprimante, le film dégage un grand sentiment de tristesse.

« Quand je préparais le tournage, je lisais beaucoup d’Arseni Tarkovski et de Mandelstam, raconte le réalisateur dans un entretien avec le quotidien Vechernaïa Moskva. Nos marionnettes mesuraient 1,5-2 cm, car pendant le tournage nous étions limités par la dimension de la table. Cela leur a donné une plastique souvent originale. »

Hors compétition

The Snow Queen 2 [La Reine des neiges 2], d’Alexey Tsitsilin

Long métrage

Projet d’un studio d’animation de Voronej, le film  d’animation La Reine des neiges, inspiré du livre du même nom de Hans Christian Andersen, est devenu un film marquant dès sa sortie en Russie en 2012.

Le film raconte l’histoire d’un personnage qui n’apparaît pas dans la version originale de l’oeuvre du célèbre conteur danois : celle de l’assistant de la Reine des neiges, le troll Orm qui passe du côté du bien et aide la courageuse Gerda à déjouer les ruses de la reine. Le scénario a été imaginé par les frères Vadim et Maxime Svechnikov.

Benches N° 0458 [Bancs N° 0458], d’Ivan Maximov

Le réalisateur russe Ivan Maximov est connu de tous les enfants des années 1990 et de leurs parents pour son célèbre éléphant, logo de la console culte Dendy.

Banc N° 0458 est le premier film auto-produit du réalisateur grâce à une campagne de financement participatif. Sur la page du projet invitant les spectateurs à participer à la création du dessin animé, Maximov promet que « ce serait une comédie courte de l’absurde se déroulant sur de simples bancs dans des parcs, avec un tas de personnages et de situations ».

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