Démographie : nouveau record de natalité, la mortalité en hausse

En 2014, la Russie a enregistré un taux record de natalité depuis 1991 : 13,3 nouveaux nés pour 1000 habitants (contre 13,2 en 2013), a indiqué le quotidien Izvestia le 18 juin, citant le dernier rapport du ministère de la santé. Parallèlement, selon les données de l’Agence fédérale de statistique Rosstat, le taux de mortalité chez les Russes a brutalement augmenté au cours des quatre premiers mois de cette année.

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Le nombre de nouveaux nés est passé de 1 929 700 en 2013 à 1 947 300 en 2014. Crédits : beboss.ru

Selon un rapport du ministère de la santé présenté le 10 juin lors d’une réunion ministérielle, la croissance naturelle de la population en Russie, enregistrée dans 42 régions du pays, a atteint 33 700 personnes en 2014, contre 19 100 en 2013. Le nombre de nouveaux nés est passé de 1 929 700 en 2013 à 1 947 300 en 2014, soit une hausse de 0,8 % et un record absolu depuis 1991. L’agence Rosstat indique, pour sa part, que les républiques de Touva, de Tchétchénie et de l’Altaï sont des régions « championnes » en natalité avec, respectivement, 25,3, 24 et 20,8 nouveaux nés pour 1000 habitants en 2014.

« Ces dernières années, la situation démographique de notre pays a connu des changements très importants : l’espérance de vie, notamment, a atteint un maximum historique de 71 ans », a souligné la ministre russe de la santé, Veronika Skvortsova, dans une interview à Izvestia, avant de préciser que les taux de mortalités maternelle et infantile en Russie avaient été divisés, respectivement, par 4,5 et 3 par rapport à l’année 1990.

Quant à la mortalité, si 34 des 83 régions russes* ont enregistré une baisse de leur taux en 2014, l’indice progresse toutefois au niveau national.

Selon les données de l’agence Rosstat, le taux de mortalité chez les Russes a en effet brutalement augmenté au cours des quatre premiers mois de cette année. On recense ainsi 507 000 décès entre janvier et avril 2015, soit un chiffre de 5,2 % supérieur à celui des données de l’année dernière à la même période. Pour Sergueï Kalachnikov, président du comité de la Douma pour les questions de santé, c’est la récente réforme de la santé publique qui serait à l’origine de cette tendance alarmante. Le nombre de lits dans les hôpitaux a notamment été drastiquement réduit, tout comme celui des dispensaires de villages, ce qui a fortement limité l’accès de la population à l’aide médicale.

* La république autonome de Crimée et la ville de Sébastopol n’entrent pas dans les statistiques fédérales de 2014.

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