La Russie leader du développement des technologies nucléaires d’avenir

La Russie est aujourd’hui n°1 mondial en matière de développement des technologies nucléaires d’avenir, indiquent les conclusions d’une étude menée par l’Association nucléaire mondiale (ANM).

La carte des centrales nucléaires en Russie et des villes atomiques. Crédits : Ministère de l'industrie énergétique nucléaire.
La carte des centrales nucléaires en Russie et des villes atomiques. Crédits : Ministère de l’industrie énergétique nucléaire.

Le secteur nucléaire russe « se développe de façon sûre, avec la mise en œuvre de projets visant à élargir considérablement le rôle de l’énergie atomique, et notamment l’élaboration de nouveaux modèles de réacteurs », peut-on lire dans le rapport de l’ANM en date de mars 2015.

« Le rendement de la production d’énergie nucléaire en Russie a sensiblement augmenté depuis le milieu des années 1990, constatent les experts. La Russie travaille sur plus de 20 projets de réacteurs à l’étranger, dont certains sont déjà en construction. »

« Les exportations de marchandises et de services nucléaires constituent l’un des objectifs politico-économiques les plus importants du pays », soulignent-ils.

Les auteurs de l’étude rappellent que le portefeuille de projets étrangers de l’entreprise publique Rosatom représente plus de 100 milliards de dollars, et relèvent l’énorme potentiel scientifique et technique du secteur nucléaire russe. « La Russie est le leader mondial des technologies de réacteurs à neutrons rapides », précisent les experts de l’ANM.

Ce type de réacteur permet de réduire les déchets radioactifs de façon significative grâce à un cycle du combustible nucléaire fermé.

La Russie construit aujourd’hui davantage de réacteurs nucléaires à l’étranger que n’importe quel autre pays du monde. Pour la seule année 2014, le portefeuille de commandes étrangères de Rosatom est passé de 20 à 28 réacteurs. En 2014 toujours, les contrats étrangers sur dix ans de Rosatom ont atteint la somme de 100,3 milliards de dollars (contre 74 milliards en 2013), franchissant pour la première fois la limite des 100 milliards. Rosatom construit en ce moment même des centrales nucléaires en Turquie, en Biélorussie, au Vietnam, au Bangladesh, en Chine et en Finlande.

Les projets russes des centrales nucléaires iranienne de Bouchehr et indienne de Kudankulam ont été qualifiés de « projets de l’année 2014 » par la revue énergétique américaine Power Engineering. La revue souligne que ces projets illustrent une tendance actuelle du secteur énergétique mondial – le recours à des technologies de pointe pour produire les sources d’énergie les plus propres et les plus efficaces.

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