Andreï Babitski : « En Crimée, les gens se sont révoltés pour défendre leurs droits »

Le journaliste Andreï Babitski fut poursuivi par le KGB, dans les années 1980, pour son activité de défenseur des droits de l’homme. Il est principalement connu pour ses reportages virulents contre la guerre en Tchétchénie, qui lui avaient notamment valu d’être qualifié de « traître », en 2000, par le président Vladimir Poutine. En septembre 2014, Andreï Babitski a été renvoyé de la station de radio américaine Svoboda, où il travaillait depuis 1989. La cause ? Andreï a soutenu le choix des Criméens de s’unir avec la Russie. Le journaliste a expliqué sa position dans une interview au journal tchèque Lidovky. 

Lire aussi l’interview du chef des Tatars de Crimée, qui s’est prononcé contre le rattachement de la péninsule à la Fédération de Russie

Andreï Babitski est l’un des plus grands correspondants de guerre de l’espace post-soviétique. Il est surtout connu pour sa série de reportages en Tchétchénie, qui ont joué dans sa carrière et sa vie un rôle déterminant. En 2000, il a été arrêté par les services spéciaux russes, qui ont prétendu l’avoir remis aux séparatistes tchétchènes en échange de prisonniers russes. En réalité, l’opération avait été entièrement mise en scène par la Sécurité russe : aucun échange de prisonniers n’a eu lieu – Babitski a simplement été remis à des collaborateurs tchétchènes du FSB russe, qui, manifestement, prévoyaient de l’assassiner ou, du moins, de l’expulser hors de Russie. Mais le journaliste a finalement réussi à s’évader, ce qui l’a toutefois obligé à quitter ensuite la Russie, en compagnie de sa famille. Réfugié en République tchèque, il a accusé le président Poutine d’être au courant de l’opération, et même de l’avoir personnellement dirigée. Ces derniers temps, Babitski travaille comme journaliste indépendant dans le Donbass. Son épouse étant originaire de Crimée, le couple passe beaucoup de temps sur la péninsule. L’interview suivante a été réalisée sur Skype.

LN : Votre opinion sur l’annexion de la Crimée vous a valu de devoir quitter la station de radio américaine Radio Svoboda après 25 ans de collaboration.

Andreï Babitski : Dans une des publications de mon blog, j’ai effectivement écrit que j’approuvais la décision de Poutine de rattacher la Crimée à la Russie, même si le reste de l’article était critique vis-à-vis du président et du pays. Je condamnais par exemple le fait qu’il est devenu courant, en Russie, de qualifier de « traîtres à la patrie » ceux qui s’opposent à l’adhésion de la péninsule. Finalement, dans tout l’article, une seule phrase concernait directement la Crimée même et son rattachement à la Russie.

LN : N’était-il pas pour le moins imprudent de votre part, alors que vous travailliez pour une radio américaine, de soutenir l’annexion de la Crimée ?

A.B. : Vous savez, j’ai travaillé pendant de nombreuses années pour Radio Svoboda en Tchétchénie et, à l’époque, j’étais absolument convaincu que, si une minorité, une partie de la population pense que ses droits fondamentaux sont en contradiction avec l’intégrité du pays dont elle fait partie, alors le divorce s’impose. Plus précisément, ce groupe réprimé a entièrement le droit, si ses intérêts sont lésés, de vivre de façon autonome, selon ses propres règles. En tant que journaliste, j’ai défendu ce droit lorsqu’il s’appliquait aux Tchétchènes – et c’est ce même droit que je défends, aujourd’hui, dans le cas de la Crimée et du Donbass. Mais évidemment, je savais pour quelle radio je travaillais, et je ne criais pas mon opinion sur tous les toits – en particulier celle-ci. Ma famille vit à Prague, ma fille a encore une année d’école à faire… Je pensais que mon départ se ferait dans des conditions relativement paisibles. Ça n’a pas été le cas.

LN : Parce que votre point de vue sur l’annexion de la Crimée différait de celui de votre employeur ?

A.B. : La Crimée m’est très chère. Nous y possédons une maison. Mon épouse est originaire de Crimée et ses parents, anciens militaires, y vivent encore. Nous y passons tous les étés. Je sais donc combien une grande partie de la population criméenne a toujours perçu l’Ukraine comme un État étranger. Les Criméens ne s’y sont jamais sentis chez eux. La politique d’ukrainisation les irritait. On leur imposait l’ukrainien à la place du russe, etc. Depuis l’indépendance de l’Ukraine, Kiev mène une politique injuste à l’égard de ses minorités nationales, en particulier de la minorité russe. Durant toutes ces années, les gens ont accumulé une immense rancœur, ils ont commencé d’éprouver un profond sentiment d’injustice et d’étouffement, ainsi que la crainte que tout ne s’aggrave encore.

La Crimée n’a-t-elle donc pas les mêmes droits que Maïdan ?

Station balnéaire criméenne d’Alouchta en août 2014. Crédits : Viktor Korotaev/Kommersant
Station balnéaire criméenne d’Alouchta en août 2014. Crédits : Viktor Korotaev/Kommersant

LN : Que tout ne s’aggrave après l’arrivée du nouveau gouvernement ?

A.B. : Les sentiments des Criméens sont ancrés dans leur expérience : « Dieu seul sait ce qui prend de nouveau forme à Kiev, et Dieu seul sait ce qui nous attend » : voilà ce qu’ils ont dû se dire. La réaction qui a suivi était, selon moi, tout à fait normale, et même légitime. Vous voyez la main de Poutine partout, mais en Crimée, les gens se sont révoltés simplement pour défendre leurs droits. Exactement de la même façon que l’ont fait les habitants de Kiev. Comme d’autres collègues occidentaux, votre argument consiste à dire qu’à Kiev, les gens défendaient sincèrement leurs droits et leur liberté, tandis qu’en Crimée et dans le Donbass, ce n’est qu’une « conspiration » derrière laquelle se cachent le Kremlin et les services spéciaux russes. Mais c’est faux. Toute la péninsule était terrifiée par ce qui l’attendait. Le rejet de l’État ukrainien par les Criméens était une réaction à la menace que représentait pour eux l’Euromaïdan. La Crimée n’a-t-elle donc pas les mêmes droits que Maïdan ? N’a-t-elle pas le droit de se soulever contre l’injustice et la répression ?

LN : La peur de Maïdan a surtout été instillée par certains médias, principalement russes. En tant que journaliste, vous devez connaître le pouvoir de l’information…

A.B. : Quand je travaillais encore pour Radio Svoboda, j’ai demandé à la direction de m’envoyer dans le Donbass. J’y suis allé et j’y ai travaillé normalement, comme j’en avais l’habitude en temps de guerre. Le 2 septembre 2014, j’ai filmé l’exhumation de quatre corps : deux civils et deux insurgés. Selon les témoignages de la population locale – ceux de simples habitants du village de Novosvetlovka et non d’insurgés –, ces gens avaient été exécutés par des volontaires ukrainiens du bataillon Aïdar. Je n’ai fait aucun commentaire, je me suis contenté de filmer et d’envoyer le reportage à la rédaction moldave de Radio Svoboda. La vidéo a été publiée sur leur site. Mais les nationalistes qui travaillaient au sein de la rédaction ukrainienne de Radio Svoboda sont alors devenus complètement hystériques. Cela a créé un terrible scandale. Pourtant, je n’avais publié qu’une vidéo, qui montrait simplement ce que j’avais vu – sans le moindre commentaire de ma part…

La radio Svoboda est devenue un instrument de propagande américaine.

LN : Parfois, certains faits, certaines « vérités », sortis de leur contexte, peuvent peindre un tableau tout à fait faux…

A.B. : La vidéo a été retirée du site. Le 26 septembre, je suis rentré à Prague. On m’a convoqué et informé de mon licenciement. Manifestement, Radio Svoboda est devenue un simple instrument de propagande américaine.

LN : Peut-être est-ce simplement parce qu’un média qui recueille différentes opinions finit par adopter lui-même une certaine position à l’égard de la crise ukrainienne. Par exemple, l’idée que la Russie a arraché de force la Crimée à l’Ukraine, ce qui est inadmissible…

A.B. : Je suis content que la Russie, au bout de 23 ans, soit enfin réellement venue en aide à ses compatriotes. Qu’elle se soit affranchie de la peur honteuse d’agir dans l’intérêt de son peuple. Car en Asie centrale aussi, de très nombreux Russes vivent et sont opprimés depuis longtemps…

LN : Vous voulez dire que tous ceux qui s’estiment opprimés ou veulent avoir leur propre entité étatique ont le droit non seulement de la créer, mais également de bénéficier du soutien d’un autre pays – la Russie, par exemple ?

A.B. : En premier lieu, je veux souligner que le droit – y compris le droit international – n’est pas un impératif. Des concepts tels l’intégrité et la non-ingérence ne doivent pas être compris comme des ordres absolus. Certes, ce sont de bons principes – lorsqu’aucun conflit ne se profile à l’horizon et que tout va bien. Mais si un groupe en opprime un autre, s’il le persécute, le menace et porte atteinte à ses droits fondamentaux, ces principes cessent de s’appliquer. Ce ne sont pas des paroles en l’air : nous avons le droit de défendre nos droits. Autrement, nous serions privés de la possibilité de nous révolter, de lutter, et même de faire, disons, la révolution – de décider avec qui et au sein de quel État nous voulons vivre. La souveraineté et l’intégrité ne sont pas des impératifs absolus, permanents.

Un an après le rattachement de la Crimée à la Russie. Crédits : newier.sebastopol.ua
Un an après le rattachement de la Crimée à la Russie. Crédits : newier.sebastopol.ua

LN : Dans ce cas, tous les éléments du droit international, tous les principes de l’ordre mondial d’après-guerre sont en réalité des concepts vides de sens. N’y a-t-il vraiment rien, comme vous semblez le dire, qui puisse guider les relations internationales ?

A.B. : Vous évoquez le « droit international », mais qu’est-ce que c’est, au fond ? Du point de vue de l’Europe, le droit international, y compris les modifications de frontières, consiste en un recueil de thèses, apparues notamment lors de la conférence de Yalta. En d’autres termes, à l’époque, le monstre abominable qui s’appelait Union soviétique a obtenu le droit de gouverner une partie de l’Europe. On lui a remis la moitié du continent pour qu’il puisse y agir en se basant exclusivement sur ses propres considérations. Et l’Europe veut aujourd’hui bâtir quelque chose sur ce principe ?

On ne peut pas empêcher les gens de défendre leurs droits fondamentaux.

LN : Non. Néanmoins, le rejet total de cet ordre des choses entraînerait le chaos total en Europe. Chacun mettrait en avant ses exigences personnelles…

A.B. : Pourtant, tout le monde a le droit de dire qu’il veut – par exemple, faire partie de tel ou tel État. On ne peut pas empêcher les gens de défendre leurs droits fondamentaux.

LN : Mais on ne peut pas non plus les laisser bénéficier du soutien massif d’un grand voisin, qui, dans le combat pour l’annexion d’un territoire, utilise des armes autant idéologiques que réelles… Le référendum libre est une chose, l’incitation au séparatisme en est une autre.

A.B. : Attendez – il y a quelques semaines, la société GfK Ukraine, un institut de sondage allemand, a publié une étude révélatrice, qui indique que 93 % des habitants de Crimée se disent satisfaits de l’adhésion à la Russie. Ils veulent y vivre, tout simplement. À 93 % ! À la différence de certains de mes collègues occidentaux, je ne vois pas le rattachement de la Crimée comme un « retour de l’URSS ». Au contraire. Le rattachement de la Crimée est une conséquence de la chute de l’URSS, elle entérine cet effondrement. Le régime soviétique avait créé des frontières étranges, conventionnelles et sans fondements historiques, et divisé des territoires en plusieurs régions et républiques tout à fait artificielles. Aujourd’hui, tout retrouve peu à peu sa place. Mais ce n’est pas fini. L’effondrement de l’hydre communiste se poursuivra.

LN : Vous voulez parler de l’effondrement de l’Ukraine ?

A.B. : L’Ukraine est déjà divisée en deux, en réalité. S’il fallait caractériser idéologiquement chaque partie du pays, on pourrait dire que l’une soutient le principe d’un État exclusivement national, tandis que l’autre poursuit la tradition d’un État réunissant plusieurs nations en son sein. Et vous voyez certainement qui j’ai en tête quand je parle d’aile nationaliste…

LN : Mais ces « nationalistes », comme vous dites, veulent pourtant adhérer à une Europe qui est multinationale…

A.B. : C’est pour cette raison que je m’étonne que les libéraux occidentaux tendent la main au nationalisme ukrainien – ils commettent une erreur. L’Ukraine est en train de se transformer, sous les yeux de l’Europe libérale, en une dictature nationaliste. Quant aux États-Unis, ils répètent l’erreur qu’ils ont commise dans leur lutte contre l’URSS : ils pensent qu’afin de combattre un mal, on peut s’allier à un mal plus grand encore. Mais l’issue sera la même : celui qui est encore plus mauvais se retournera finalement contre les États-Unis eux-mêmes.

Je regrette qu’on véhicule l’idée selon laquelle les gens au Donbass seraient des imbéciles ou des dégénérés.

LN : Et le Donbass ne ferait selon vous partie d’aucune de ces catégories : « très mauvais », « pire encore » ?..

A.B. : Je regrette beaucoup qu’on véhicule l’idée selon laquelle les gens qui sont restés dans le Donbass seraient des imbéciles ou des dégénérés. Des criminels ou, dans le meilleur des cas, des retraités séniles. Il y a dans cette région beaucoup de gens normaux, avec un niveau d’instruction élevé, des spécialistes dans des secteurs industriels importants, parce que c’est une région industrielle très développée.

LN : Quel est l’avenir de ces personnes ?

A.B. : Je ne sais pas. On assistera probablement à l’émergence d’une communauté russe, qui vivra selon ses règles propres. En fin de compte, l’Ukraine se dirige dans des bottes de sept lieues vers une profonde crise financière et politique. Les Criméens sont sincèrement heureux d’avoir réintégré la Russie. Et les habitants du Donbass seraient aussi heureux s’ils y parvenaient.

Andreï Babitski a été renvoyé de la station de radio américaine Svoboda. Crédits : nohchipress.info
Andreï Babitski a été renvoyé de la station de radio américaine Svoboda. Crédits : nohchipress.info

LN : C’est tout de même incroyable que vous – un homme que le régime de Vladimir Poutine a failli assassiner et qu’il a chassé de sa patrie – soyez aujourd’hui devenu un partisan du président russe…

A.B. : Mais Poutine n’est pas la Russie ! La Russie, c’est une histoire et des traditions très riches. Pouchkine, c’est la Russie. Par ailleurs, il faut reconnaître qu’aujourd’hui, la Russie est bien plus européenne que l’Ukraine. Il y a des nationalistes en Russie aussi, mais ils y sont marginaux. Tandis qu’en Ukraine, le nationalisme est devenu une composante de la doctrine de l’État. Et, quoi qu’on en dise, nous n’assistons pas du tout à une période de transition. Ce n’est pas la « voie vers la démocratie ». Le nationalisme, qu’il soit ukrainien ou géorgien, conduit au nazisme. La Russie, à l’inverse, est un pays multinational, où le nationalisme n’a pas d’avenir.

LN : Y a-t-il en Russie quelque chose qui mérite vos critiques ?

A.B. : La Russie renferme encore beaucoup d’éléments soviétiques. La situation est très complexe surtout avec la liberté des médias, la libre circulation de l’information. Les opinions anti-occidentales se multiplient, on voit se renforcer un conspirationnisme extrême, la chasse aux traîtres à la patrie va bon train, une série de libertés civiles sont limitées, etc. Mais la situation est bien pire en Ukraine, et ce à tous les égards.

LN : Autrement dit, la Crimée aurait fui les méchants nationalistes ukrainiens pour se jeter dans les bras de la grande, la bonne, la traditionnelle Russie. On croirait regarder une chaîne de télévision étatique russe…

A.B. : La Crimée, à la différence du Donbass, a en tout cas évité un drame sanglant. Vingt mille soldats ukrainiens se trouvaient sur la péninsule, et n’importe quel taré, à Kiev, aurait pu leur donner l’ordre de tirer. La Crimée aurait pu être complètement détruite.

LN : Les Tchèques ne peuvent s’empêcher de faire la comparaison avec l’annexion des Sudètes… Selon vous, à l’époque, est-ce que la minorité allemande, elle aussi, se « battait pour ses droits » ?

A.B. : Ne mélangez pas tout. Dans le cas des Sudètes, il s’agissait d’un acte d’agression extérieure. Car les Tchèques n’opprimaient en aucune façon les Allemands. Souhaitiez-vous en faire des Tchèques, comme les Ukrainiens souhaitaient transformer les Russes de Crimée en Ukrainiens ? Vouliez-vous leur interdire de parler leur langue maternelle ? En Crimée, la situation était très différente. Le conflit y couvait depuis des décennies. Les Criméens avaient atteint un état d’extrême déception. Et, dès que le coup d’État s’est produit à Kiev, ils ont commencé à redouter davantage de restrictions dans l’utilisation du russe et l’imposition de l’ukrainien… Et ce n’est pas tout. Vous savez, l’histoire joue également son rôle, ici. Ma mère est née à Kiev. Dix-sept membres de notre famille ont été tués, pendant la guerre, par des nationalistes ukrainiens.

LN : Je ne suis tout de même pas la seule à douter sérieusement que les droits des Russes de Crimée étaient bafoués sous le régime du président pro-russe Viktor Ianoukovitch…

A.B. : Me faites-vous confiance à moi, en tant que journaliste ? Si oui, réfléchissez – au cours des dix dernières années, je me suis rendu 13 fois en Crimée, j’y passe tous mes étés. Et je ne vous dirai qu’une chose : vous et vos doutes, allez au diable !

LN : Je vous fais confiance. Mais allez-vous dans la partie de l’Ukraine contrôlée par Kiev ?

A.B. : Non. Avec mon passeport russe, je n’irais taquiner personne là-bas.

4 commentaires

  1. Bravo, malgré les questions tendentieuses et le manque de culture historique du journaliste, quelle intelligence, quelle ouverture, quelle perspicacité et clarté dans les réponses de ce AB.

    Le grand-père de Pouchkine était un noir d´Afrique, un Camerounais, très peu de personnes le savent.

  2. On ne peut nommer cette entrevue de journalisme. Avec une position aussi campée en faveur Kremlin, nous sommes devant un éditorial. Devant un parti pris aussi total, il était essentiel d’opposer des questions pointues qui appellent des réponses documentées et nuancées. Si cette entrevue suscite un grand intérêt; c’est grâce à ces questions de Mme Petra .M AB tente de faire croire en l’unanimité de l’opinion russe sur l’annexion de la Crimée. Je n’achète pas!
    Bravo à «Courrier de Russie» de nous faire voir dans sa presse: ouverture aux débats, à la divergence, à la multitude des opinions; ce qu’on ne retrouve pas dans les massmédias étatiques en Russie. Plus je lis votre presse, plus j’aime la Russie moins votre Kremlin.

  3. Bernard: Désolée de devoir rectifier. Abraham Hanibal, le grand-père de la mère de Pouchkine, donc son arrière grand-père était d’origine éthiopienne.

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