Cratère géant à Solikamsk

Le 18 novembre, un trou géant de 20 mètres de diamètre sur 30 mètres de profondeur s’est formé à Solikamsk, dans la région de Perm.

Interrogé par LifeNews, le 22 novembre, Igor Tchelychev, un ingénieur local, affirmait même que la crevasse allait continuer de s’agrandir. « Elle pourrait dépasser les 200 mètres de diamètre », a-t-il affirmé à la chaîne de télévision. Les autorités locales ont confirmé que le cratère risquait de s’agrandir, mais affirment qu’aucun risque ne plane sur la population. Le gouverneur de la région Gennady Tushnolobov s’est, lui, montré encore plus rassurant, expliquant que le cratère pourrait un peu s’élargir mais « pas trop ».

Des infiltrations d’eau dans les galeries de cette mine abandonnée seraient à l’origine de l’incident. La compagnie exploitante, le géant Uralkali, avait procédé à l’évacuation de la totalité d’une autre mine, située à trois kilomètres, en raison d’une intrusion d’eau quelques jours auparavant. Le trou s’est formé loin des zones d’habitation et n’a englouti que d’anciens jardins ouvriers et de vieilles cabanes abandonnées, sans faire de victimes, ont affirmé les autorités.

Cette mine de potasse est exploitée par la société Uralkali, numéro 1 dans ce domaine. La ville Solikamsk avait été créée par la compagnie pour loger ses mineurs. Le complexe minier comporte deux mines principales, Solikamsk-1 et Solikamsk-2. C’est dans cette dernière que s’est effondrée la galerie.

Ce n’est toutefois pas la première fois que de tels trous sont observés en Russie. Dans la région de la péninsule de Yamal, un groupe de scientifiques ont mené début novembre une expédition dans un cratère découvert en juillet dernier. L’origine de cet incroyable trou de 35 mètres de profondeur n’a toujours pas été déterminée. Les images restent incroyables.

Crédits photographiques : vsolikamske.ru

2 commentaires

  1. C’est le danger de ne pas réhabiliter les mines à cause des coûts supplémentaires non compris dans le prix de revient de l’extraction. Et de les laisser sans surveillance ; de nouveau des coûts. Tous les bassins miniers rencontrent les mêmes problèmes. Il faudrait une fois faire des études sérieuses pour exploiter ces mines délaissées, telles zones de stockage, abris anti-atomiques. Il est vrai qu’au milieu de nulle part, pareils projets ne sont pas toujours viables.

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