Crise de confiance entre Berlin et Moscou

Les relations entre la Russie et l’Allemagne traversent une des périodes les plus difficiles de toute l’histoire post-soviétique. Les échanges économiques sont pratiquement gelés, les contacts politiques et culturels patinent. Cette situation déjà complexe est exacerbée par le fait que les entrepreneurs allemands, qui jusqu’à présent s’opposaient aux sanctions contre la Russie, se sont déclarés prêts à se serrer davantage la ceinture pour « donner une bonne leçon à Moscou ». Comme on peut le lire dans les médias occidentaux, la Russie, ces derniers temps, est devenue « imprévisible », ce qui n’est pas pour plaire aux Allemands. Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a décrit en des termes précis ce changement d’attitude des chefs d’entreprise à l’égard de la Russie : « Il ne faut pas croire que nous continuerons de placer les relations commerciales au-dessus de tout le reste. Nous ne sommes pas des mercantiles. » 

Berlin Moscou Poutine Merkel
Angela Merkel et Vladimir Poutine lors d’une visite officielle du président russe à Berlin, en 2012. Crédits : Kremlin.ru

« On a pu observer, ces derniers mois, un phénomène important en Europe. L’Allemagne adopte désormais une position ferme quant aux sanctions contre la Russie, bien que ces dernières nuisent au monde des affaires allemand », constatait le New York Times en août. Les relations entre Moscou et Berlin ont commencé à se fissurer juste après le rattachement de la Crimée à la Russie en mars dernier. Les événements qui en ont découlé, dans l’Est de l’Ukraine ont aggravé la situation. Berlin, qui avait toujours essayé jusque-là de maintenir le dialogue avec la Russie, agit désormais dans le cadre de la politique européenne.

« Nous ne pouvons plus considérer l’Allemagne comme un partenaire distinct. L’Allemagne est membre de l’UE, elle fait évidemment office de leader, mais elle ne peut pas ne pas prendre en compte les positions de la Pologne, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie, explique à Lenta.ru Alexandre Kokeïev, chercheur à l’Institut d’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie.

En effet, si la France, les Pays-Bas et la Belgique plaident pour une coopération plus étroite avec la Russie et refusent de faire pression sur elle, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, pour toute une série de raisons historiques, ont une autre position. Ces pays ont peur de la Russie, et désirent, pour cette raison, voir se renforcer la présence des forces de l’Alliance sur leur territoire. L’Allemagne s’y oppose peut-être. Elle ne souhaite probablement pas irriter la Russie de cette manière, mais Berlin ne peut pas non plus se mettre à dos à une partie non négligeable de la communauté européenne. Il ne faut pas s’imaginer que l’Allemagne obtient tout ce qu’elle veut. Elle n’a pas intérêt à ce que le reste de l’Europe lui en veuille, quels que soient les avantages qu’elle a à tirer de ses relations avec la Russie. »

Le gouvernement allemand ne peut pas non plus faire fi de l’opinion de ses citoyens, majoritairement antirusses. Un sondage mené pour ARD, le premier radiodiffuseur du pays, montre ainsi que 70 % des Allemands approuvent le durcissement des sanctions à l’encontre de la Russie, tandis que 15 % seulement voient en Moscou un partenaire fiable.

La voix des patrons

Les représentants de grosses entreprises allemandes, en particulier le groupe chimique BASF, Siemens, Volkswagen, Adidas et la Deutsche Bank, ont appelé cet été la chancelière Angela Merkel à refuser toute politique antirusse et, surtout, à ne pas imposer de sanctions à Moscou. En apprenant cela, le sénateur John McCain, « ami juré de la Russie », a déclaré avec sarcasme : « Il semblerait que c’est le complexe industriel qui dirige l’Allemagne. »

Bien malgré elles, les autorités allemandes n’ont pas pu écouter la voix des patrons, car c’est l’image même du pouvoir allemand qui était en jeu. Elles leur ont simplement expliqué qu’au vu de la situation, les considérations politiques prévalaient sur les intérêts économiques. « Deux jours après son retour de Russie où il s’était entretenu avec le président Vladimir Poutine, Joe Kaeser, le directeur du groupe Siemens, a été invité à rencontrer Angela Merkel. Celle-ci lui a dit : « Vous devez comprendre nos intérêts politiques. Nous agissons conjointement avec l’Union européenne et dans le cadre de l’OTAN, et non comme un pays à part. » Ce à quoi le représentant de Siemens a répondu : « Je le comprends. Et nous nous efforcerons de tenir compte de la composante politique. » Voilà un exemple de moments historiques où les entrepreneurs souffrent au nom des intérêts politiques », conclut Alexandre Kokeïev.

Le « non » des ONG

Autre épreuve pour l’amitié russo-allemande : le refus des ONG allemandes de participer au forum « Dialogue pétersbourgeois », qui devait avoir lieu à Sotchi du 29 au 31 octobre. Elles ont expliqué, dans une lettre adressée à Angela Merkel et au ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, ne pas vouloir « participer à la création de ce village Potemkine ». Les ONG allemandes ajoutent que le forum était, dès le départ, un « événement mis en scène et contrôlé par le Kremlin ». Les médias allemands précisent que le problème date de plusieurs années avant le début de la crise ukrainienne.

Le forum « Dialogue pétersbourgeois » avait été créé il y a onze ans pour développer les contacts entre les représentants des sociétés civiles russe et allemande – scientifiques, médecins ou hommes d’affaires. Mais, lors des dernières éditions, la Russie y était représentée principalement par des membres de l’administration présidentielle et des collaborateurs de grandes entreprises. En définitive, Berlin et Moscou ont décidé cette année non d’annuler le forum, mais de le reporter à une date ultérieure.

Amis de la Russie

Le ministre allemand des affaires étrangères est le premier à insister pour ne pas détruire des décennies d’échanges entre les deux pays. Ce social-démocrate de 58 ans, qui a déjà exercé les fonctions de chef de la diplomatie allemande entre 2005 et 2009, connaît bien la majorité des acteurs politiques russes. Il a réussi à envoyer plusieurs signaux positifs à Moscou. M. Steinmeier a tout d’abord convaincu la chancelière de remplacer Andreas Schockenhoff, célèbre pour ses critiques au Kremlin concernant le respect des droits de l’homme en Russie, par le plus réservé Gernot Erler au poste de coordinateur du gouvernement allemand pour la Russie. Ensuite, prenant la parole lors de la conférence de Munich sur la sécurité au début du mois de février, le chef de la diplomatie allemande a placé les échanges avec la Russie au nombre des six priorités du pays en matière de politique extérieure. « Une politique européenne sans la Russie n’a pas d’avenir », a-t-il notamment martelé.

Le parti Die Linke (« La Gauche ») est considéré comme un autre défenseur de la Russie en Allemagne. Ses représentants ont l’habitude de critiquer le gouvernement allemand, le capitalisme et la politique occidentale. L’ancien chancelier Gerhard Schröder, « vieil ami de la Russie », a lui aussi tenté, de son coté, d’empêcher la détérioration des relations entre Moscou et Berlin. La conférence économique « Le Jour de la Russie », qui a rassemblé près de 600 personnes dans la ville de Rostock, a eu un écho retentissant dans la presse allemande. M. Schröder y a notamment déclaré : « Je suis fier de vouloir comprendre la Russie, son peuple et ses dirigeants politiques. » L’ancien chancelier est d’ailleurs constamment critiqué, chez lui, pour son amitié avec le président russe. Le fait est que M. Schröder, à peine avait-il quitté la direction du gouvernement allemand, s’est vu proposer un nouvel emploi : chez Gazprom. Du point de vue de l’éthique politique allemande, il n’était pas convenable d’accepter une telle offre. Mais M. Schröder ne s’en est pas abstenu – ce qui lui a valu le surnom moqueur de « Gaz-Gerd ».

Les médias occidentaux notent que les relations entre MM. Poutine et Schröder étaient plus chaleureuses qu’entre le président russe et Angela Merkel. « Tout le monde disait que Schröder et Poutine étaient liés par une amitié « masculine », une amitié « de sauna », comme disent les Russes : une sympathie personnelle qui allait au-delà des simples bons rapports politiques. Et ce n’est évidemment pas le cas entre Poutine et Merkel. La chancelière, qui a grandi en RDA, parle russe, et le président maîtrise bien l’allemand. Ainsi, la base existe entre eux pour une compréhension mutuelle, suffisante pour maintenir le dialogue. Mais ils n’ont pas d’« alchimie » : parce que les temps ont changé, les relations ont changé et la politique aussi », analyse Alexandre Kokeïev.

« Le pays stable qu’est l’Allemagne voudrait prévoir les agissements de son partenaire russe, mais cela lui est devenu difficile aujourd’hui », constate le germaniste Nikolaï Pavlov. En outre, le climat actuel n’est pas des plus favorables en Russie, du fait de la crise économique et de la chute des rythmes de production. Sans oublier la bureaucratie, qui entrave traditionnellement le développement des petites et moyennes entreprises. Les Allemands disent qu’ils souhaitent réellement travailler en Russie, mais qu’ils ne savent pas ce que demain leur y réserve. Cette incertitude influence fortement les entrepreneurs allemands. Et même si les sanctions sont abolies, il ne sera pas facile de rétablir la confiance : c’est un processus qui prend du temps, et exige que le dialogue soit restauré à tous les niveaux. À court terme (disons deux ans), je ne vois pas de raison d’être optimiste, parce que, comme le soulignent les Allemands, la confiance a disparu non seulement entre la Russie et l’Allemagne mais plus généralement entre la Russie et l’Union européenne », conclut l’expert.

6 commentaires

  1. C´est quand même curieux et dommage qu´au moment oú on aurait pu s´attendre á ce que les Relations entre deux politiciens du même ex- bloc s´entendent, il ya de grandes divergences, toutefois même si cela lui coute, le Président Poutine ne devrait plus perdre du temps á courir derrière l´Occident qui ne cesse d´adopter un ton aggressif, offensif et méprisant envers la Russie la traitant de pire ennemi, pendant ce temps, la Russie n´a jamais cessée de traiter l´Occident avec respect, d´interpeller l´Occident entres autres sur le non respect des Relations Internationales ( le légendaire Discours de Poutine á la Conférence de Munich sur la Politique de Sécurité le 10 février 2007 ), en dit long.
    Il faudrait que le Président Poutine comprenne que le but de l´Occident c´est de ne jamais voir la Russie emerger, pour cela, il doit laisser tomber cet Occident et consacrer son énnertgie au développement des Relations avec les BRICS et autres pays émergeants qui sont le monde de demain.

    1. Si d’une certaine manière certains occidentaux prennent les Russes pour les héritiers du soviétisme et donc s’en méfient naturellement, je ne vois pas qui aurait adopté un ton agressif et méprisant envers la Russie. Si vous avez des exemples précis je suis preneur.
      Le discours du 10 février 2007 résume la position de Poutine très clairement et très directement. Il a raison de constater que la parole de l’OTAN et des occidentaux a peu de valeur et démontre un égocentrisme occidental dangereux et hautain. Maintenant, que ce soit l’Union Européenne et l’OTAN, ce sont deux organisations plus victimes de leurs succès qu’autre chose. Ce sont les pays d’Europe de l’Est (anciens et nouveaux) qui se sont empressés de rejoindre ces deux organisations et peu de pays dans l’UE et dans l’OTAN ne désirent que l’Ukraine, la Georgie, la Moldavie etc. les rejoignent avec toutes les complications et financements qui vont avec.
      Il faut les comprendre ! L’urgence consistait d’abord à se protéger de l’ennemi héréditaire qu’ont été les Russes (empire Tsariste puis bolchevique) et de sécuriser rapidement la situation. Dire que l’Occident a pour but de ne jamais plus voir la Russie émerger, c’est aller un peu loin en besogne et c’est foncièrement idiot. D’abord il n’y a pas UN Occident qui parlerait d’une seule voix, il y a les USA d’un côté et les pays Européens de l’autre (+ Turquie ?) qui ont des intérêts divergents. Si vous voulez parler des USA seuls, peut-être, je ne sais pas et qu’est-ce qui vous permettrait de le dire ?
      Le seul point sur lequel l’Occident agit de concert (et très difficilement) est de ne pas voir réémerger une Russie BELLIQUEUSE.
      Pour réparer toutes les conneries des uns et des autres il faudra pas mal de temps.

      Pour ce qui est des relations avec les BICS (=BRICS – « R ») ça mettra également du temps et d’ailleurs tout le monde le fait y compris les occidentaux !! Il faut donc trouver des moyens de sortir de cette situation rapidement pour le bien des Russes et des Européens.

  2. C’est toute la difficulté de traiter avec un partenaire « cablé » KGB à l’heure des réseaux et de la société civile. Poutine a créé un système qui n’est plus compatible avec le monde d’aujourd’hui. Il y a deux leviers pour développer un pays : les finances à long terme et les hommes. Pour le premier il y a le pétrole et le gaz si la Russie réussit à maintenir les investissements nécessaires. Pour le second, c’est l’énergie entrepreneuriale et de la société civile qui est clé. Poutine est en train de rater les deux. En s’isolant, la Russie se coupe de centaines de milliards d’investissements et du développement rapide des technologies pétrolières en milieu arctique. En centralisant sur lui-même les milliers de micro-décisions nécessaires à la conduite d’un état, il est en train d’étouffer la société civile de son pays et la vraie liberté entrepreneuriale. Le flop du « dialogue petersbourgeois » n’en est qu’un épiphénomène. L’Europe a raison d’être dure avec la Russie pour ne pas lui donner l’illusion que « protéger » les Russes et Russophones d’Ukraine, des pays Baltes, de Transnistrie et d’ailleurs peut se faire sans le respect absolu des frontières héritées de (et manipulées par) 70 années de communisme brutal. Cela donne un arrière goût de « libération » des allemands des Sudètes par le régime Nazi et on connait la suite. Les dirigeants d’Europe ne veulent pas devenir des Chamberlain 2.0, c’est pas bon pour leurs profils Facebook et Wikipedia qui leur survivra.
    Maintenant, cela dit, Poutine n’est pas Hitler ni Staline et si cette crise ne dérive pas dangereusement et trop longtemps, il faudra bien remettre à plat la stratégie de L’OTAN voire planifier sa disparition. Au minimum redéfinir la raison d’être de cette organisation si possible en associant la Russie, mais en lui faisant bien réaliser que les plus grands supporters de cette alliance militaire sont les anciens pays du pacte de Varsovie et qu’il faut donc d’abord assimiler ce fait. Pour ce faire il faudra bien se fâcher un peu avec les États Unis pour que naisse une véritable armée Européenne.
    Il faudra également traiter du statut de la langue Russe partout où elle est majoritaire et non statutaire, aider l’Ukraine sur tous les plans, permettre à la la société civile Russe de s’exprimer et d’agir, parler de la Crimée etc. Quelques petits chantiers intéressants pour les années à venir ! Mais aujourd’hui on en est loin, car par facilité chacun diabolise l’adversaire.
    Changer l’état d’esprit des « occidentaux » vis à vis de la Russie met du temps et Poutine vient de mettre les pendules 20 ans en arrière.
    C’est dommage à un moment clé du monde où idéalement l’Europe et la Russie auraient pu sceller une alliance économique leur permettant d’être toujours des puissances de premier plan dans ce 21ème siècle. Recul transitoire pour mieux avancer ? Je l’espère.

  3. M. Hervé lorsqu´on commente ou répond á un commentaire, il ne faut pas insulter, me traiter d´idiot, n´est pas convenable, je ne vais pas m´abaisser comme vous.
    Je commencerai par la fin de votre commentaire ( Pour ce qui est des relations avec les BRICS… ). Les Brics ne veulent pas de l´Occident dans leurs affaires, est ce qu´il ya les BRICS dans l´Otan ? dans l´UE ? non. Bien sûr il y aura des contacts, mais la priorité des BRICS, ce n´est ni l´UE, ni l´Otan. Je ne sais si vous avez les dernières nouvelles, le 28.10. quelques pays du BRICS et certains pays émergeants ont signée un accord de création d´une banque régionale de développement, et aujourd´hui 29.10 la Chine et Singapour ont effectué leurs échanges pas avec le dollard, ni avec l´Euro, mais avec leurs monnaies respectives, ceci n´est qu´un début.

    Il ya un film que je cite toujours dans mes commentaires et que je demande á ceux qui commentent dans ces colonnes de visionner á youtube, je vous prie aussi de le visionner, il s´agit d´Attila et les Huns.
    Ce film commence par ce générique  » Malgré la décadence et la corruption, affaiblie par les rivalités politiques et les guerres, l´Empire Romain était toujours la plus grande puissance sur la terre. Puis un nouveau peuple les Huns, fiers et indépendants surgit de l´Est. Une ancienne prophétie raconte qu´un homme surgira de l´Est et disputera á Rome le droit de règner sur le monde »
    Cette prophétie ce réalisa. A la mort d´Attila, l´Empire Romain en moins d´une décénnie s´éffondra, ce fut la période la plus sombre que connue l´Occident.
    Dans ce même film, Attila réplicant á l´arrogant officier qui commandait les armées Romaines lui dit ceci,  » je crois plus en l´arrogance des Romains qu´á leur puissance « . Plus loin dans le film, Attila reprend toujours s´adressant á l´arrogant Officier Romain lui dit  » Trahisons et tricheries sont les maitres mots des Romains  »

    Vous me demandez si j´ai des preuves sur l´arrogance ou le mépris de l´Ocident envers la Russie, oui, et je ne vous prierai que de relire le Discours du Chef de l´Occident á savoir le Président des Usa á l´Onu il ya quelques semaines, disant que la Russie est le pire ennemie après Ebola et les Islamistes.
    Que fait-on d´Ebola et des Islamistes, on les éradique.
    Je ne sais si dans votre entendement on doit s´adresser á un Chef d´État de cette manière, ce sont des propos on ne peut plus arrogants et méprisants qui n´ont rien d´apaisants si on veut construire avec les autres, un monde de Paix.

    Vous parlez des succès de l´Otan et de l´UE. en quoi ? voyez la Grèce, l´Espagne, le Portugal, l´Irlande pour terminer par la France qui va très, très mal ? après tant d´années de fonctionnment de l´UE et de l Otan, est ce que ce ne devrait être qu´un petit paradis sur la terre ? est ce le cas ? si oui, eh bien on verra bien ses succès avec l´Ukraine qui a besoin d´argent pour s´en sortir, n´ayant pas réussis avec les autres pays de l´UE et de l´Otan ( peut être pour l´Otan il ya un succès la destruction de la Lybie… ! )

    Quant aux pays qui veulent entrer dans l´UE, je ne sais en quelle année vous êtes nés, je suis né avant la chute du mur de Berlin.
    L´une des conditions d´acceptance de la chute du mur de Berlin par Gorbachev Sécrétaire Général du PC Soviétique á l´époque, c´était que l´Otan ne s´étendra jamais dans les pays de l´ex-bloc.
    Que fait l´Occident tricheuse et traitre comme l´a dit á l´époque Attila, c´est d´avancer malgré les avertissements de la Russie dans l´ex bloc et jusque dans les terres auprès de la Russie, peut être que vous me répondrez que c´était l´Union Soviétique, mais aujourd´hui c´est la Russie.

    L´Empire Romain d´aujourd´hui, c´est l´Occident, arrogante, tricheuse, méprisante qui va détruire les pays de par le monde afin de s´accaparer de leurs richesses, et la Russie c´est ce peuple surgit de l´Est avec le nouveau Attila, le Président Poutine qui est en train de disputer avec succès á l´Occident le droit de règner seul sur la terre, est ce que l´histoire va se répèter ? .

  4. Au lieu de toujours pointer du doigt la Russie, que l’Allemagne revise aussi sa position. Quand les usa soutiennent les rebellions en Syrie, en Libye etc., ont-ils été sanctionnés? L’Allemagne est aussi un pantin des USA;

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