Vladimir Poutine : « Si c’est ça, les valeurs européennes, je suis terriblement déçu »

Le 29 août, le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu avec des étudiants lors du forum Seliguer, dans la région de Tver. Le Courrier de Russie a traduit les passages les plus marquants de cette longue conversation.

Vladimir Poutine au forum Seliger. Crédits : Kremlin.ru
Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru

Sur l’Ukraine

Que s’est-il passé en Ukraine ? Le président Ianoukovitch a reporté la signature de l’accord d’association économique avec l’UE, car il estimait que le document nécessitait d’être retravaillé. Nos partenaires occidentaux, en s’appuyant sur des éléments radicaux et nationalistes à l’intérieur du pays, ont organisé un coup d’État. Quoi que l’on ait pu me raconter à ce sujet, nous savons parfaitement ce qui s’est passé réellement – nous ne sommes pas dupes, nous avons vu les petits fours symboliques distribués sur la place Maïdan. Les États-Unis et l’UE sont impliqués dans ce coup d’État, dans ce changement de pouvoir par la force, anticonstitutionnel. Et aujourd’hui, nous voyons la partie du pays qui n’a pas accepté ce qui s’était passé subir des attaques de chars, des bombardements d’artillerie et d’aviation. Si c’est ça, les valeurs européennes, je suis terriblement déçu.

La Russie est un pays qui n’a peur de rien

Sur la peur

La Russie est un pays qui n’a peur de rien mais qui analyse toujours de façon objective tout ce qui se passe autour d’elle. Et élabore son travail en conséquence.

Sur les Tatars

Je tiens à souligner que les présidents du Tatarstan, l’ancien aussi bien que l’actuel, sont de véritables patriotes de la Russie, ce que nous avons pu sentir très fortement pendant les événements de Crimée. Le président tatare s’est rendu à plusieurs reprises sur la péninsule, il a rencontré les représentants des Tatars de Crimée et leur a parlé de la façon dont vivent les Tatars de Russie. Près de trois millions de Tatars vivent au Tatarstan, et trois autres millions sur le reste du territoire russe. Notre objectif est de faire en sorte que tous les individus, quelle que soit leur ethnie, se sentent citoyens russes à part entière et bénéficient de droits égaux.

Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru
Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru

Sur Krasnoïarsk

Je pense qu’il serait juste, et possible, de transférer certains organes fédéraux en Sibérie – et c’est à mon sens la ville de Krasnoïarsk qui serait la plus à même de les accueillir. Krasnoïarsk est le centre géographique de notre pays, c’est une grande ville à l’infrastructure développée, possédant un aéroport de qualité, située dans un très bel environnement naturel, et peuplée de gens formidables.

Sur l’opposition

On se souvient que pendant la Première Guerre mondiale, à l’heure où soldats et officiers russes se sacrifiaient et se comportaient en véritables héros sur les champs de bataille, les bolchéviques désiraient ardemment, à l’inverse, la défaite de la Russie. Ils ont œuvré à la disloquer de l’intérieur et fini par la détruire – la Russie s’est déclarée vaincue face à un pays qui lui aussi a perdu la guerre. C’est absurde mais c’est précisément ce qui est arrivé – et c’est une démonstration parfaite d’une entreprise de trahison des intérêts nationaux russes. Des gens comme ça, nous en avons aussi aujourd’hui. On en trouve, malheureusement, dans toutes les sociétés du monde. Quoi qu’il en soit, je pense que ces gens-là ne pourront jamais accéder aux positions premières au sein de notre État, que les fondements mêmes de notre État ne le permettront pas.

Le Kazakhstan est notre plus proche allié et partenaire

Sur le Kazakhstan

Le Kazakhstan est notre plus proche allié et partenaire. Son président Noursoultan Nazarbaev est un homme très expérimenté, très sage, constamment soucieux de l’avenir de son pays. Je suis persuadé que la majorité des Kazakhs sont pour le développement des relations avec la Russie – nous le voyons et nous le savons.

Nazarbaev est un dirigeant très savant, probablement le plus savant de tout l’espace post-soviétique, il n’irait jamais contre la volonté de son peuple. Il ressent très précisément ce que son peuple attend de lui. Tout ce qu’il a pu réaliser ces derniers temps grâce à ses qualités organisationnelles et son expérience politique correspond parfaitement aux intérêts nationaux du Kazakhstan.

Il a accompli une œuvre sans précédent : il a créé un État sur un territoire qui n’en avait jamais eu. Les Kazakhs n’avaient pas leur propre État, et Nazarbaev l’a créé.  Je dois aussi avouer que c’est de lui que vient l’idée de la création de l’Union eurasiatique – un projet que nous soutenons et dont nous travaillons actuellement à la mise en œuvre.

Les solutions prises en-dehors du cadre de l’ONU sont vouées à l’échec.

Sur l’ONU

L’ONU est-elle efficace aujourd’hui ? Pour répondre à cette question, il faut se demander si elle l’était par le passé, au moment de sa création, au début de la Guerre froide. À l’époque, à l’ONU, on surnommait notre Andreï Gromyko (ministre des affaires étrangères soviétique de 1957 à 1985, ndlr) « Monsieur Non ». Et en effet, il disait toujours non – parce que l’Union Soviétique avait ses idées propres sur ce qui correspondait à ses intérêts, sur ce qui était juste.

Ceux qui critiquent aujourd’hui les dirigeants soviétiques se trompent quand ils disent que l’URSS, dans sa prise de décisions, n’était mue que par l’idéologie. Ce n’était pas toujours le cas – très souvent, l’URSS était guidée par des intérêts géopolitiques.

S’il n’y a plus aujourd’hui, dans nos relations avec l’Occident, de dissensions idéologiques, la lutte entre nous n’en est pas moins acharnée. À l’inverse, elle a encore crû en intensité. La géopolitique a de tout temps constitué la base des intérêts de chaque État, et elle le reste.

L’ONU n’agit pas toujours efficacement. On peut citer, à titre d’exemples, le cas de la Yougoslavie ou de l’Irak. Nous étions contre le recours à la force en Irak, tout comme la France et l’Allemagne. La situation était unique alors : des pays comme la France et l’Allemagne ont fait front commun avec nous contre la position des États-Unis – c’est un fait hautement parlant. Et si aujourd’hui, les leaders européens ne semblent pas chercher spécialement à affirmer leur indépendance, cela ne signifie pas dire que cette aspiration à une position propre ait disparu.

Bien au contraire, à l’heure actuelle, les sociétés dans le monde entier aspirent de plus en plus à l’indépendance, à la souveraineté, à avoir leur avis propre. Cette tendance ne fait que croître, et elle grandira encore à l’avenir. Et c’est dommage que nos collègues en Occident ne s’en rendent pas tous compte. Mais quoi qu’il en soit, il faut comprendre que les solutions prises en-dehors du cadre de l’ONU sont vouées à l’échec.

On nous disait à l’époque que nous les Russes, quoi que nous fassions, finissions toujours par fabriquer une kalachnikov. Eh bien, j’ai aujourd’hui l’impression que quoi que fassent les Américains, ils obtiennent toujours la Libye ou l’Irak.

Je ne partage pas du tout l’opinion selon laquelle l’ONU n’est pas efficace. Je pense qu’il faut commencer par se servir correctement des mécanismes et outils qu’elle nous offre – il faut se montrer patient et travailler en professionnel, respecter les autres points de vue et rechercher le consensus. L’ONU sera-t-elle véritablement plus efficace si elle devient l’instrument des intérêts politiques d’un seul pays – je pense aux Etats-Unis et leurs alliés ?

Au contraire, elle y perdrait irrémédiablement sa vocation première. Une autre question se pose : faut-il développer l’ONU ? La réponse est oui, évidemment ; d’autant que nous assistons en ce moment à l’arrivée sur l’avant-scène de la politique mondiale d’États tels l’Inde ou l’Allemagne.

Rappelons-nous que c’est la tentative de faire de l’Allemagne la seule responsable de la Première Guerre mondiale qui nous a amené la Seconde Guerre mondiale

Sur l’Allemagne

L’Allemagne n’est plus ce pays ressorti de la Seconde Guerre mondiale, qui a porté des années durant le fardeau de la tragédie qu’Hitler avait à l’époque fait subir au peuple allemand.

Certains voudraient qu’aujourd’hui encore, les Allemands se sentent coupables pour les agissements d’Hitler. Certes, il ne faut pas oublier ce qui est arrivé, il faut en tirer les bilans adéquats, mais dans le même temps, le peuple allemand ne doit pas porter la responsabilité des actes hitlériens pendant mille années encore. Rappelons-nous que c’est la tentative de faire de l’Allemagne la seule responsable de la Première Guerre mondiale qui nous a amené la Seconde Guerre mondiale.

Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru
Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru

Sur une participation éventuelle de la Russie aux conflits militaires

La Russie est très loin de l’idée de prendre part aux conflits militaires. Nous ne le voulons pas, et nous n’avons pas l’intention de le faire. Naturellement, nous devons toujours être prêts à faire face à un acte d’agression contre la Russie. Nos partenaires doivent comprendre qu’ils feraient mieux de ne pas entrer en conflit avec nous, et ce quelles que soient les dimensions de leur État ou leurs conceptions de politique extérieure. Mais je pense aussi que, Dieu merci, personne ne songe même, aujourd’hui, à déclencher un conflit militaire avec la Russie.

Je tiens aussi à rappeler que la Russie est une des puissances nucléaires les plus importantes du monde – et ce n’est pas du vent, c’est la réalité. Nous continuons d’augmenter nos capacités militaires, mais nous ne menaçons personne. Nous le faisons pour nous sentir en sécurité et avoir la possibilité de mener à bien nos projets dans les domaines économique et social.

J’espère que la mémoire historique de l’humanité nous incitera à rechercher des solutions pacifiques à tous les conflits qui surgissent et qui surgiront à l’avenir. Nous prônons le dialogue politique et la quête de compromis.

Qui peut refuser à un peuple le droit à l’autodétermination ?

Sur la Crimée

Je pense que la question de la reconnaissance de la Crimée dans le monde prendra beaucoup de temps. Ce qui m’étonne, d’ailleurs, quand le cas du Kosovo avec la Serbie montre que si la volonté politique est là, les décisions nécessaires se prennent très facilement…

J’aimerais rappeler que le Kosovo a déclaré sa souveraineté sans organiser de référendum, à l’issue d’un simple vote du parlement kosovar. En Crimée, le parlement a commencé par déclarer l’indépendance de la péninsule, puis, en se basant sur les résultats du référendum populaire organisé, a pris la décision de la rattacher à la Russie. Une façon beaucoup plus démocratique de décider de son sort. Qui peut refuser à un peuple le droit à l’autodétermination ?

Quand je soulève ces questions dans les discussions avec mes collègues occidentaux, ils ne savent que répondre. Nous avons agi en parfait accord avec le droit international et avec la charte de l’ONU qui affirme le droit des peuples à l’autodétermination – qui y voit même sa mission première.

Nous avons fondé toutes nos actions sur la volonté du peuple, sur la volonté des Criméens. Nous avons déjà décidé d’augmenter les retraites, les allocations et les salaires des médecins, des enseignants et des autres fonctionnaires jusqu’au niveau de la Russie.

Nous allons aussi développer les banques, nous allons les inciter à travailler en Crimée, nous allons créer des emplois. Je suis absolument convaincu que la Crimée sera en mesure de générer les revenus nécessaires à son développement et d’apporter sa contribution au budget fédéral russe. La Crimée va en outre retrouver sa place de première station balnéaire de Russie.

Sur l’agriculture

Nous devons bien évidemment travailler encore plus au développement de notre secteur agraire, même si beaucoup a déjà été accompli dans ce sens. Nous avons sensiblement augmenté la production de poulet et de porc, de respectivement 83 % et 38 %.

Nous sommes un peu en retard sur le bœuf, car c’est une production exigeant un cycle plus long, entre huit et douze ans, mais nous investissons des sommes conséquentes dans la branche.

Le fait de limiter l’accès des producteurs européens à notre marché crée des conditions plus favorables pour nos agriculteurs et éleveurs : dans cette nouvelle configuration, ils pourront se développer plus aisément. Car n’oublions pas que l’Union européenne subventionne six fois plus son agriculture que la Russie.

Les restrictions budgétaires nous empêchent de soutenir encore plus nos producteurs, mais le gouvernement cherche actuellement des moyens de leur accorder des aides supplémentaires : il ne suffit pas de fermer le marché, il faut encore créer des possibilités de développement.

Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru
Vladimir Poutine au forum Seliguer. Crédits : Kremlin.ru

Sur Ianoukovitch et ses relations avec Iouchtchenko et Timochenko

Nous n’avons jamais aidé Ianoukovitch [à obtenir la présidence, ndlr]. Je tiens à ce que vous le sachiez. Je tiens aussi à ce qu’on le sache dans toute la Russie et en Ukraine.

La Russie soutient toujours les pouvoirs en place. Jamais nous n’agissons comme le font certains de nos partenaires. Peut-être sont-ils plus pragmatiques que nous – ils mettent toujours leurs œufs dans différents paniers. C’est ce que pratiquent les Américains. Même quand le gouvernement d’un pays leur est parfaitement loyal, les Américains travaillent aussi, invariablement, avec l’opposition. C’est absolument toujours le cas.

Souvent, les Américains incitent l’opposition à attaquer le gouvernement afin que les dirigeants en place se montrent encore plus loyaux à l’égard des États-Unis. Je constate d’ailleurs que les Britanniques ont toujours agi de cette façon.

Les États-Unis ont emprunté les méthodes anglo-saxonnes et y ont largement recours aujourd’hui. Quoi que les Américains en disent – et ils réfuteront certainement ce que je suis en train d’affirmer –, je suis intimement convaincu que les choses se passent ainsi et pas autrement. Mais nous ne pouvons pas, nous, agir ainsi, et en particulier dans l’espace post-soviétique. Nous sommes dans une situation différente, nous nous appuyons toujours sur les pouvoirs en place et nous les soutenons entièrement.

Ce qui ne signifie pas que nous soyons pour autant hostiles ou indifférents à l’opposition, non. Nous considérons de manière égale tous les acteurs, mais c’est avec le pouvoir en place que nous coopérons.

21 commentaires

  1. Quelle différence avec le discours politique en France, qui ne cesse de bêtifier et de décerveler les citoyens français. Idem avec nos mierdas !

  2. Les politiciens, en Russie comme ailleurs se moquent du monde! Je ne commenterai pas, par respect pour ce grand pays qu’est la Russie, les propos de M. Poutine……

  3. Nous même en France , sommes déçu Vladimir ! on ne se reconnais plus dans cette Europe de GUERRE et front du TERRORISME partout dans le monde piloté par Obama, nous vivons dans la peur du lendemain.

  4. Ce que l’on peut dire surtout , c ‘est que malgré tous la Russie avance avec ou sans discours par rapport a avant , tandis qu en France beaucoup de discours , de blabla , pour franchement voir une France qui se croit encore tres puissante comme au temps du colonialisme en afrique, alors que malheureusement , c est plutot le contraire et etre a la botte des USA, franchement bravo l’amour propre!

  5. L’Union Européenne est devenue authentiquement la PRISON des peuples européens avec, en fait de gardes chiourme, la soldatesque FASCISTE de l’OTAN !!!

  6. Aucune différence, sinon de style, mais c’est pareil que chez nous, ces interviews sont une mise en scène soigneusement contrôlée par les communicants autour du chef. Ceux qui pensent que les discours politiques sont davantage suivis d’acte en Russie que chez nous et opposent un Poutine décideur à un Hollande incapable de rien faire ne connaissent pas ce pays, sont aveuglés par leurs préjugés antifrançais (puisque nous partageons avec les Russes cette spécialité de l’autoflagellation entre nous), antisocialistes ou croient les « géopoliticiens » du FN. Ceux qui ont vécu dans les deux pays et ont deux sous de bonne foi savent bien de quoi il retourne!

    1. Sans vouloir vous vexer Mr Didier , vous avez l’air bien au courant , j ai surtout adoré votre commentaire sur le theme ‘peut on faire la guerre …. et surtout votre comparaison avec l ex yougoslavie et notament le kosovo , etant de las bas je vois que vous n avez toujours rien compris , je vous ait laissé un petit commentaire sur ce sujet , et effectivement la France avance mais plutot a reculon!!!

    2. Non, vous ne me vexez pas, mais pourriez-vous s’il vous plaît m’expliquer ce que je n’ai pas compris?
      J’ai dit qu’il paraissait difficile de maintenir dans le giron d’un Etat (la Yougoslavie en l’occurence) une province dont 90% des habitants souhaitait l’indépendance. Je n’ai pas dit que grâce à ça le Kosovo avait surmonté tous ses problèmes.
      Après comme toujours: prouvez-moi par des faits en quoi Poutine tiens plus ses promesses que ses collègues occidentaux (je vous renvoie à sa série d’article avant son élection de 2012 pour connaître son programme détaillé) et je vous donnerai raison. Mais de ce que je vois, de ce que je lis, de ce que j’entends, je n’ai aucune raison de tirer cette conclusion.

  7. La Russie avec Poutine est digne. Ce n’est pas le cas de l’UE qui est devenue un département américain. Les points de vue de M. Poutine sont juste, car les Américains font trop de foutaise dans le monde.

  8. Je suis d’accord, la Russie de Poutine est digne et fière, je ne suis pas russe, mais croyez moi j’ai beaucoup de respect pour ce peuple et son président.

    Parmis toutes les enflures qui servent de président dans le monde, Poutine est presque un exemple à suivre, il porte la Russie et sa grandeur, il a une poigne de fer et ne baisse pas son « froc » devant les oligarchie, la puissance ricaine et le lobby israelien.

    Vive les russes et vive Poutines.

    Personnellement rien qu’a voir la partialité des médias, je ne leur accorde pas beaucoup de crédits quand ils font des éditos spécial en critique du gouvernement Russe.

  9. sommes nous devenus une EUROPE AMERICANISEE ? comment ne pas comprendre les enjeux au travers de ces manipulations ! les EU veulent rester les plus forts et gouverner la planète – on peut comprendre qu’ils ne veulent pas perdre leur première place – mais delà à accepter nous EUROPEENS de se faire manipuler de cette façon, ouvrez les yeux, leurs intérêts ne sont pas les nôtres – l’EURO était très fort et il a dégringolé, pourquoi d’après vous, et si la RUSSIE et autres veulent plutôt leur monnaie, nous devrions garder la nôtre ou avoir une double monnaie – car nous avons besoin de répondant devant de tels agissements – moi c’est ce que je pense mais il semblerait que je sois la seule !

    1. Je ne sais pas si nous sommes devenus une « Europe américanisée » (probablement un peu!), mais sur la baisse de l’euro elle a été décidée à par la Banque centrale européenne pour faire baisser l’euro par rapport au dollar et ainsi améliorer un peu notre commerce extérieur grâce à l’effet prix. Les Américains n’y sont pour rien, soyez tranquilles.

      Je ne sais pas si on se fait « manipuler », mais vu notre niveau de vie incomparablement supérieur au reste du monde depuis cinquante ans, je pense que le choix de l’alliance américaine n’est pas le pire pour l’instant.

      Ca suffit les théories du complot fumeuses, l’Amérique est la plus forte et a des intérêts, elle agit en fonction de ceux-ci et de ses capacités d’actions, c’est normal. Là ou elles le peuvent Russie, France et Europe font pareil. Si la Russie voulait vraiment faire du tort à l’Amérique elle commencerait par s’entendre avec l’Europe en la séduisant et elle éviterait de se brouiller à vie avec son voisin ukrainien, ce qui est quand même en train de se passer.

    2. Si la Russie voulait faire du tort aux Etas Uniens elle s’allierait a la Chine A l’Inde au Bresil et c’est très exactement ce qui est en train de se passer .

  10. Voilà ou nous mènent les conséquences de l’indépendance forcée du KOSOVO voulu par les américains,une connerie de plus à leur actif.

    1. Ce n’est pas monsieur Gromyko qui était surnommé « monsieur niet » par les Occidentaux, mais feu
      monsieur Molotov. Cela précisé, ce que dit le président PoutIne est on ne pleut plus sensé.
      L’Europe n’est que la succursale des Etats–Unis et des lobbys multinationaux. Elle ne pourra devenir vraiment indépendante qu’en
      se rapprochant de la Russie.

  11. Nina Français qui vit en Russie, pardonnez moi, mais je suis en admiration, pour ce pays. Désolé je ne reconnais plus mon pays d’origine.
    Cordialement.

  12. L’union européenne est placée sous la dictature des américains, de l’otan et sous la tutelle de l’allemagne. La France est devenu un pays soumis à cette hégémonie. Seul le Général Charles DE GAULLE pouvait s’opposer à ce cancer international. Le Général DE GAULLE a été le premier Chef d’Etat à se rendre en Union Soviétique. N’y a t-il pas sa statue à Moscou ? Nos gouvernants européens endoctrinés par le despotisme américain et la France dirigée et vendue à une coalition de socialos-communistes-verts soumise aux caprices de nos pseudos alliés ne peut se relever qu’en quittant l’otan et l’union européenne qui n’a de nom que « union »
    se rattacher à la RUSSIE est le seul moyen de retrouver notre grandeur et notre indépendance. Mr POUTINE a tout fait raison dans son analyse que j’approuve. VIVENT LA RUSSIE ET SON PEUPLE

    1. Si vous remplacez « rattacher » par « rapprocher étroitement » je partage votre conviction plus fort que je ne pourrais le hurler.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *