La Russie qu’ils ont perdue

Comment toute une génération post-soviétique a-t-elle changé d’avis sur les Etats-Unis d’Amérique ? Le journaliste Dmitri Sokolov-Mitritch exprime ici l’une des plus grandes désillusions du peuple russe depuis la chute de l’URSS.

Comment toute une génération post-soviétique a-t-elle changé d'avis sur les Etats-Unis d'Amérique. Crédits : Life, années 50
Crédits : Life, années 50

C’est que nous l’aimions, l’Amérique. Je me souviens parfaitement que nous aimions l’Amérique. Au début des années 1990, lorsque nous sommes entrés dans l’âge adulte, pour la majorité de mes amis la question de savoir ce qu’il fallait penser de la civilisation occidentale ne se posait même pas. On en pensait du bien.

Comment pouvait-il en être autrement ?

À la différence de nos grands-pères et même de nos pères, nous ne percevions pas du tout « la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle » comme une catastrophe. Il s’agissait pour nous du début d’un long chemin. Enfin, nous nous extirpions de notre coquille soviétique pour partir à l’assaut du vaste monde – un monde formidable et vrai. Enfin, nous allions étancher notre soif sensorielle. Nous n’étions peut-être pas nés au bon endroit, mais tout à fait au bon moment – c’est ce que nous pensions alors. C’est désormais difficile à croire mais même l’Église, affranchie de la surveillance communiste, était à l’époque sémantiquement assimilée au triomphe des valeurs occidentales. La célébration du millénaire de la christianisation de la Russie kiévienne et le premier concert de Scorpions avec Wind of Change étaient à nos yeux sur un pied d’égalité.

La guerre en Irak et même celle en ex-Yougoslavie ne nous ont pas marqués plus que ça. Ce n’est même pas que nous étions encore trop jeunes et insouciants. Moi, par exemple, j’étais déjà stagiaire chez Komsomolskaïa Pravda, au service international en plus. J’étais chargé des dépêches en anglais de Reuters, qui étaient émaillées des nomsIzetbegović, Mladić et Karadžić, mais je n’attachais pas de réelle importance à tous ces événements. Ils se passaient quelque part là-bas, loin de chez nous. Et, bien sûr, les guerres de Yougoslavie ne s’inscrivaient pas pour moi dans une logique anti-occidentale.

Les Croates massacrent les Serbes, les Bosniaques aussi, les Serbes massacrent les uns et les autres que viendrait faire ici l’Amérique ?

Dans les années 1990, nous avons voté pour [le parti libéral] Iabloko, nous nous sommes rendus à la Maison blanche aux côtés des forces démocrates, nous regardions la toute jeune NTV et nous écoutions « Écho de Moscou » [médias indépendants]. Dans nos premiers entrefilets, nous mentionnions à tout propos un certain « monde civilisé » et nous croyions pieusement qu’il était réellement civilisé. Vers le milieu des années 1990, commençaient déjà à apparaître dans nos rangs les premiers eurosceptiques, mais ils avaient l’air de l’être un peu par hasard. J’ai vécu un an dans un internat pour étudiants avec Pierre le communiste et Arseni le monarchiste. Mes amis qui dormaient dans d’autres chambres témoignaient chaque soir de leur compassion en me disant : « Allez, va dans ta maison de fous. »

Le premier vrai coup porté à notre conception pro-occidentale de la vie fut le Kosovo. Ce fut un choc, notre optimisme vola en éclats. Le bombardement de Belgrade est pour ma génération ce qu’est pour les Américains l’attentat des tours jumelles. Notre conscience opéra un virage à 180 degrés en même temps que l’avion d’Evgueni Primakov, alors Premier ministre, qui fut informé au-dessus de l’océan Atlantique du début de l’agression américaine – alors qu’il rejoignait les États-Unis depuis l’Irlande – et donna l’ordre de retourner en Russie.

A cette époque, il n’y avait pas encore de propagande sourkovienne. Notre chère NTV nous répétait quotidiennement qu’il était bien sûr excessif de lâcher des bombes sur une grande ville européenne, mais que, tout de même, Milošević était une ordure comme on en avait rarement vu, donc ce n’est pas grave, qu’il souffre. L’émission satirique Koukly a représenté les événements comme une brouille inoffensive dans un logement communautaire, où un voisin ivre tourmente « madame Kosovo » et personne n’arrive à le retenir, excepté l’invité et amant de celle-ci, au torse puissant et au visage de Bill Clinton. Nous regardions l’émission mais nous n’y croyions plus. Cela ne nous faisait plus rire. Nous avions déjà compris que la Yougoslavie était une démonstration de ce qui pouvait nous arriver aussi dans une perspective historique proche.

La deuxième guerre d’Irak, l’Afghanistan, la séparation définitive du Kosovo, le « printemps arabe », la Libye, la Syrie – tout cela nous a étonnés, mais ne nous a plus atterrés. Nos illusions s’étaient envolées : nous comprenions plus ou moins avec qui nous cohabitions sur notre planète. Mais, malgré tout, pendant tout ce temps nous sommes restés dans l’orbite occidentale. Le mythe de la méchante Amérique et de la gentille Europe subsistait, la terreur du Kosovo s’émoussait progressivement, le compromis se présentait ainsi : non, il ne faut évidemment pas faire copain-copain avec ces gars-là mais on peut jouer ensemble.

Au bout du compte, quels partenaires de jeu reste-t-il donc encore ?

Même le défilé des révolutions de couleur a en quelque sorte ressemblé jusqu’au bout à de simples mesquineries. Seuls Euromaïdan et la guerre civile extrêmement violente qui en a découlé ont démontré sans équivoque qu’un « processus démocratique » exempt de toute procédure ou règle et lancé sur le terrain adverse, ce n’est pas du tout un jeu géopolitique, mais l’arme de destruction massive absolue. La seule arme utile contre un État qui dispose d’une défense antimissile. C’est très simple : si tu appuies sur le bouton et envoies un missile de l’autre côté de l’océan, tu reçois en retour précisément le même missile. Si tu déclenches sur le territoire adverse une réaction en chaîne aux conséquences chaotiques, il est ensuite difficile d’établir ta culpabilité. Une agression ? Quelle agression ?! C’est un processus démocratique naturel ! L’aspiration ancestrale des peuples à la liberté.

Nous voyons du sang et des crimes de guerre, nous voyons des cadavres de femmes et d’enfants, nous voyons comment tout un pays retourne dans les années 1940 – et notre cher ami d’enfance qu’est le monde occidental affirme que tout cela n’est que le fruit de notre imagination. Ceux qui ont apporté au monde Jim Morrison, Mark Knopfler ainsi que les Beatles et leur look bigarré, ne voient pas cela. Les descendants des participants et les participants eux-mêmes au festival de Woodstock, les hippies d’un âge avancé, qui ont chanté mille fois All You Need is Love, ne veulent pas voir cela. Les doux rêveurs allemands issus du baby-boom de l’après-guerre, qui s’en sont voulus pour les actes de leurs pères, ne voient pas cela.

C’est un choc plus terrible que celui du Kosovo. Pour plusieurs milliers de « presque quadragénaires » et moi, qui sommes partis à la conquête du monde avec la tête remplie du rêve américain, le mythe du « monde civilisé » s’est définitivement effondré. Nos oreilles sifflent tant nous sommes horrifiés. Il n’y a plus aucun « monde civilisé ». Et ce n’est pas simplement quelque chose de regrettable, c’est un danger très grave. L’humanité a perdu ses valeurs et se transforme en une bande de chacals, et ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’il n’y ait une guerre de grande ampleur.

Il y a vingt ans, nous n’avons pas été vaincus. Nous avons été conquis. Nous n’avons pas perdu la guerre, mais notre culture. Nous rêvions simplement d’être comme eux. Le rock’n’roll y a davantage contribué que toutes les ogives nucléaires. Hollywood s’est avéré une plus grande menace que même les ultimatums. Le grondement des Harley-Davidson durant la Guerre froide a été plus efficace que le vrombissement des chasseurs et des bombardiers.

Amérique, que tu es bête tout de même ! Il t’aurait suffi d’attendre une vingtaine d’années et tu nous aurais eus dans la poche une bonne fois pour toutes. Vingt ans de végétarisme, et nos politiques t’auraient eux-mêmes offert notre arsenal nucléaire, en te serrant en outre longuement la main pour te remercier d’accepter ce cadeau. Quelle chance que tu aies été si bête, Amérique !

Tu ne nous comprends même pas ! Ce sont, entre autres, les mots que nous avons adressés il y a deux ans au Kremlin [suite aux résultats des élections législatives du 4 décembre 2011 et celles présidentielles du 4 mars 2012, un large mouvement de contestation a eu lieu pendant plusieurs mois en Russie avec des manifestations organisées dans plusieurs villes, notamment la “marche des millions” sur la place Bolotnaïa à Moscou le 6 mai 2012, ndlr]. Depuis lors, grâce à toi, Amérique, le nombre de ceux qui désirent descendre sur cette place a considérablement diminué. Tu dis et penses des idioties sur nous et, par conséquent, tu accumules les erreurs.

Tu étais autrefois un chouette pays, Amérique.

Tu t’es élevée sur le plan moral au-dessus de l’Europe après la Première Guerre mondiale et tu t’es renforcée après la Seconde Guerre mondiale. Bien sûr, à cause de toi il y a eu Hiroshima, le Vietnam et le Ku Klux Klan, et ton placard est du reste rempli de squelettes, comme c’est le cas pour tous les empires. Mais, pendant quelque temps, toute cette crasse n’atteignait pas le seuil critique où le vin se transforme en vinaigre. Tu as montré à tout un chacun qu’il est possible de vivre pour la liberté créatrice. Tu as contribué à de nombreuses merveilles de développement sur la planète : la RFA, le Japon, la Corée du Sud et Singapour. Mais depuis, tu as beaucoup changé. Cela fait un petit bout de temps que tu n’as pas écrit de chansons entonnées par le monde entier. Tu gaspilles ton principal capital – ton capital moral. Et celui-ci présente un inconvénient majeur : il n’est pas renouvelable.

Tu meurs à petit feu, Amérique.

Et si tu penses que je me réjouis de ton malheur, tu te trompes. L’arrivée d’une nouvelle ère s’accompagne d’un grand bain de sang et je n’aime pas le sang. Nous qui avons été témoins de la disparition de notre empire pourrions même t’expliquer où tu te fourvoies. Mais nous ne le ferons pas. À toi de le deviner.

14 commentaires

  1. En accord total sur le fond et la forme, chapeau.
    Cette vision est la mienne depuis fort longtemps, mais je comprends qu’au sortir du communisme tous les pays de l’Est faisaient confiance à l’occident.
    Toutefois même encore aujourd’hui la quasi totalité des pays ex-soviétiques croient encore en l’Amérique et s’imaginent être protégés par ce pays monstrueux.
    Les Russes vont bien comprendre la méthode US avec ce qui se passe en Ukraine et les sanctions, il est vrai que la Serbie a été un précurseur.
    Les oligarques hésiteront à exporter leurs fortunes mafieuses et j’espère qu’ils investiront chez eux.

  2. L´auteur est désillusionné écrit-il, je peux le comprendre, car moi aussi dans mon enfance, je ne rêvais que de ce pays, mais lorsque j´ai appris la réalité avec la connaissance de sa vraie histoire et ceci dans les années 80 en Allemagne, j´ai déchanté.
    L´auteur comme moi avons été pendant des décénnies abrutis par la propagande Usa ( Occidentale ).

    Je suis Africain-sub saharien et me trouvais á Budapest en novembre 1989 discutant avec des amis Hongrois, je leur disait que le système communiste qu´il quittait n´était en aucun cas bon, mais que celui qui allait venir sera aussi terrible que celui qu´il quitte, que je viens de ce système qu´ils appelent de tous leurs voeux, système qui nous a rendu á néant en Afrique.
    Ils m´ont répondu que non, que c´est parceque nous en Afrique ne savons pas gérer, qu´eux en Hongrie allait bien et mieux gérer, que la Hongrie allait connaitre une ère de prospérité sans précédent dans leur histoire grâce á l´Occident Usa en tête, aujourd´hui, ils me donnent raison.

    Pour en revenir á l´article, l´auteur écrit que les Usa était autrefois un pays chouette, j´aimerai qu´il précise les dates et moments oú cela a été. Je ne sais pas s´il connait bien l´histoire ce pays qui a été crée dans la violence par le génocide des Indiens qui sont les vrais propriétaires de ce pays, et ceux des Indiens qui sont restés, croupissent dans la misère parqués comme des animaux dans des réserves.
    Ensuite par la mise en esclaves des populations noires d´Afrique, qui ont travaillés sans salaires pendant des siècles pour le développement de ce pays et qui sont marginalisés, voila son pays chouette.
    Non ce pays ou du moins ceux qui ont fait ce pays n´ont jamais été chouettes et ne le seront jamais vu tant de mal qu´ils ont infligé aux autres peuples et qu´ils continuent d´ailleurs á infliger, puisse seulement le Seigneur dans sa grande Miséricorde le leur pardonner car après tout, ce sont aussi des êtres humains crées par Dieu qui seul dans sa Grande sagesse, sait le pourquoi et le comment.

  3. Propos typique d’un type qui a choisi de rouler dans le sens du pouvoir et de sa rhétorique nationaliste. Ce monsieur, dont le monde de vie est probablement tout aussi américain que le nôtre (voiture occidentale, vêtements classes, climatisation à la datcha, etc, etc) nous ressert un discours patriotique éculé même pas argumenté. Le combe du ridicule étant atteint quand il écrit que le Kosovo a été le 11 septembre de la Russie, bin voyons…..

    A l’image des éditoriaux qu’il commet régulièrement dans la presse: bien écrit mais sans contenu argumenté pour soutenir l’orientation des articles….

    1. Et vous, vous roulez dans le sens de l’impérialisme américain et de la CIA en débitant des phrases toutes faites qui ne reflètent aucun ressenti réel: vous répétez votre leçon. Cet article n’est en rien excessivement patriotique et ce qu’il dit de la Russie, je pourrais le dire de la France, sauf qu’en France, malheureusement, il y a plus de gens comme vous qu’il n’y en a en Russie. La France est fichue, alors que la Russie a encore des chances de s’en sortir. La Russie a encore de la pureté, et de l’élan, en un mot, de la foi.

    2. Chère Laurence,

      Vous écrivez une phrase intéressante: « La France est fichue, alors que la Russie peut s’en sortir ».

      Quels sont vos arguments pour étayer cette affirmation s’il vous plaît et me démontrer qu’il y a de « l’élan, de la pureté et de la foi » en Russie?

  4. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt car c’est une immense désillusion pour de plus en plus de gens qui découvrent en l’Amérique un pays totalitaire, menteur et hégémoniste. Mais cette désillusion va aussi toucher tous ceux qui en Europe constatent qu’ils sont entraînés dans une spirale infernale par leurs gouvernants complétement inféodés à l’Amérique. Cette réaction conduit effectivement à considérer à présent la Russie comme l’exemple de résistance à la Pax Americana et à travers la guerre en Ukraine à apporter un soutien croissant au peuple russe. Il s’agit d’un retournement d’opinion sans précédant et nous le saluons.

  5. I agree with the illusion of the USA, but disagree fundamentally with the arguement presented by the writer using Serbia. As someone who has lived thru the ex-yugo war, Serbia deserved everything it got. It tore apart nations and generations to come all for illusionary dream of a bigger Serbia,which was not based on anything more than a hungry leader trying to conquer territories that never belonged to his nation. Actually they did get one thing accomplished they got their own republic in Bosnia which is exactly what the Russians in Ukraine are asking for! US was responsible for that, thus the Serbs can thank the US for the Dayton Agreement. But we all know that Russian and Serbs have always been big friends, but that should not stop an educated indvidual from seeing the truth behind the lenses.

    1. the truth behind the lenses.
      Tout dépend si vous mettez des lunettes roses hollywoodienne ou lunettes de vue européenne. La démolition de l’Ex-Yougoslavie ne fut qu’un prétexte pour attirer des miettes d’Etats post-soviétiques dans la galaxie UE-OTAN-USA. L’Allemagne, état croupion US, fut la principale promotrice de cette conspiration et aussi gagnante car sa proximité géographique lui permit de bénéficier d’une main-d’oeuvre bon marché et bien éduquée.

  6. La naïveté de ce quadragénaire me laisse pantoise et il était journaliste à la Komsomolskaia Pravda ! Quel aveuglement !quelle ignorance des rapports de force géopolitiques ! Dès 1992-93, il était clair que les puissances occidentales, au premier rang desquelles les Etats Unis, jouaient la carte de l’effondrement de la Russie , leur objectif consistant à placer à la tête de l’empire démembré des dirigeants dociles facilitant son incorporation dans l’aire de domination américaine . La campagne antirusse qui sévit dans les média occidentaux depuis des années et qui ces derniers mois prend un tour aïgu, montre que le camp occidental ( les Etats Unis et leurs alliés vassalisés ) n’y a pas renoncé . Si la Russie ne disposait pas d’un arsenal nucléaire obsolète mais toujours dangereux, il y a beau temps que le son présent régime aurait été abattu.

  7. J’ai travaille en france pour une banque americaine et ma foi pour moi d’aller aux USA c’etait le rêve car ici on se sentait inferieur aux americains –
    mais voilà n y arrivant j’ai dechante – pas de petits restos, pas de cafes, certains quartiers de new York avaient des immeubles branlants, des rues avec des trous – pas de belle architecture comme en Europe – en y voyageant c’etait pire car 500kms avant de voir une ville sans clocher, pas du tout habituee à voir comme à Detroit une ville completement sinistree – les gens se balançaient devant leurs maisons decrepites sur des sieges de voiture –
    les films americains m’avaient completement trompes –
    je n’avais jamais vu cette misere en France, et comme nous etions contents de rentrer dans la vieille Europe – bien sur la nature est belle en Californie et dans d’autres etats mais que de kms à faire pour voir qqchose –

  8. Il n’y a pas qu’en Russie que le « rêve américain » a sévi … En Europe occidentale AUSSI … Et il dure depuis BIEN PLUS LONGTEMPS ;;; DEPUIS 1944 ;;; depuis 1918 … avec le double mythe de nos « libérateurs » … Comme si l’Amérique était venue en Europe nous « libérer » pour « nos beuax yeux » … Ces … « libérations » étaient précisément les fondations sur lesquelles les Etats-Unis assoyaient leur future HEGEMONIE … et les pauvres troufions qui sont venus se faire trouer la peau et qui dorment leur dernier sommeil dans la terre de cimetières européens n’ont été que le sacrifice nécessaire pour asseoir cette HEGEMONIE qui est devenue TYRANNIE !!!

    Il faudra beaucoup de temps encore pour que le mythe des « libérateurs » s’estompent dans les consciences désilusionnées des Européens de l’Ouest !!!

    1. Tout de meme, on rappellera le mode libératoire soviétique: libération, occupation, repression, parti unique, communisme obligatoire pour tous.
      Et l’américain: liberation, occupation, élections libres avec le PC autorise, plan Marshall, appui a la reconstruction de l’Europe.

      De plus ce n’est pas un mythe que les Americains nous ont aide en 1917 ( il est probable que sans eux les Allemands auraient gagne) et en 1944 ce ne sont pas les Russes qui ont débarque pour nous libérer.

      Ca ne veut pas dire que nous devons les suivre aveuglement dans toutes leurs aventures ou les vénérer comme des demis dieux, mais il faut quand meme visiblement rappeler a certains certaines évidences historiques.

    2. @Didier. Les Américains sont venus quand il s’agissait de cueillir les fruits et piller tous les brevets, ingénieurs et chercheurs du IIIeReich, d’où leur avance technologique d’une décennie. D’ailleurs les archives révèlent que Wall Street et Co ont largement financé Hitler… Retour sur investissement ? Quant au plan Marshall : sachez qu’il était tout, sauf gratuit ! C’était le pied au travers de la porte Europe pour l’occuper. Si vous ne vous êtes pas aperçu que les USA occupent l’Europe, c’est parce que De Gaulle a prié les Américains de déguerpir du territoire français en 1966. Quel tollé à l’époque.
      Mais depuis 1945, les troupes/bases américaines se sont installées partout en Europe (principalement en Allemagne et Italie jusqu’à la chute de l’URSS) et ensuite se sont déplacées dans les ex-satellites soviétiques, dont le dernier en date : l’Ukraine !
      Relisez l’Histoire, pas la propagande remaniée au fil des intérêts immédiats. En 60 ans, j’ai entendu de nombreuses versions. Mais au bout du compte, les Etats-Unis se sont installés en Europe via leur cheval de Troie, l’Union Européenne. Le drame en Ukraine révèle crument cet état de fait.
      Même si l’on parle pour l’instant, de soft power, tout est en place pour une dictature pure et dure qui n’a rien à envier au système hitlérien, si comme je le pense, les Européens excédés d’êtres molestés et dépossédés du fruit de leur travail par les transnationales et financiarisation induisant la démolition de leur nation et acquis sociaux, déferlent un jour dans la rue pour se libérer de ce servage immonde.
      L’Europe d’aujourd’hui nous renvoie au XIX siècle :
      http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=652
      Un article écrit en 2012, qui n’a pas pris une ride.
      L’Amérique n’a pas d’amis, seulement des intérêts. Mettez vous ça dans la tête. Les Anglo-sionistes sont des prédateurs congénitaux : coloniser est leur préoccupation essentielle. En 160 ans, des dizaines de millions d’hommes en ont fait les frais, des centaines de tribus et nations ont été décimées et pillées.
      Leur devise : Ce qui est à vous… est à moi !

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