Revue du 09/06 – Pénurie de vivres à Slaviansk, dans l’Est de l’Ukraine

Vous êtes pressé et accro à l’actu, vous ne lisez pas la presse russe et vous avez peur de rater une nouvelle importante ? Le Courrier de Russie la décortique pour vous chaque jour, en quelques lignes.

Slaviansk pénurie
Selon Kiev, les troupes régulières ont abattu des centaines de membres de brigades populaires opérant dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Les combats ont également fait des morts parmi la population civile.

Pénurie de produits alimentaires à Slaviansk 

La situation à Slaviansk, ville de la région ukrainienne de Donetsk, ne cesse d’empirer. Le portail Vesti.ua rapporte notamment que le centre ville a subi des dommages importants suite à une série de tirs de l’armée ukrainienne, lancés le 8 juin. Selon le maire autoproclamé de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev, de nombreuses usines sont toujours en proie à des incendies, et les services de secours n’arrivent pas à traiter tous les appels. Les tirs ont également touché le bâtiment de la mairie et un immeuble d’habitation situé à proximité.

D’après un témoin interrogé par Vesti.ua, la ville souffre depuis plusieurs jours d’une  pénurie en produits alimentaires – les rayons des magasins sont vides et les stocks de céréales et de farine s’épuisent. La plupart de magasins sont d’ailleurs fermés, et les habitants se nourrissent principalement grâce à leurs potagers.

Selon le Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR), plus de 10 000 personnes ont déjà quitté leurs logements dans l’Est de l’Ukraine à cause des combats. Près de 3 000 d’entre elles sont actuellement réfugiées à Kiev.

Lancée par Kiev à la mi-avril, l’opération militaire contre les partisans de la fédéralisation de l’Ukraine a déjà fait des dizaines de morts des deux côtés. Le commandant des forces pro-russes de Slaviansk et de Donetsk, Igor Strelkov, a annoncé le 9 juin que plus de 100 mercenaires américains combattant dans les rangs de l’armée ukrainienne avaient trouvé la mort le mois dernier, lors des affrontements.

RIA Novosti et Vesti.ua

 

Crédits: zvezda.tv
Crédits: zvezda.tv

Les journalistes de Zvezda relâchés

Les journalistes de la chaîne de télévision russe Zvezda (« Étoile ») Andreï Souchenkov et Anton Malychev, interpellés vendredi 6 juin en Ukraine, viennent d’être relâchés, a annoncé la chaîne dans la nuit de dimanche à lundi 9 juin. « Les deux hommes ont été remis à la partie russe à un point de passage frontalier situé dans la région de Belgorod », indique le communiqué publié sur le site internet de Zvezda.

Andreï Souchenkov et Anton Malychev avaient été arrêtés par des soldats de la Garde nationale ukrainienne qui les accusaient d’avoir surveillé un poste de contrôle militaire et recueilli des informations confidentielles.

Interrogés dès leur arrivée en Russie par la chaîne de télévision russe LifeNews, les deux journalistes sont revenus sur ces deux jours de détention. « Des membres de la Garde nationale nous ont arrêtés à l’entrée de Slaviansk et nous ont demandé nos papiers. Après vérification, ils nous ont dit d’enfiler un sac noir sur nos têtes, après quoi nous avons été transportés par hélicoptère vers une direction inconnue, ont-ils raconté. Nous avons passé le reste du temps dans une base militaire. Nous avions du mal à respirer, faim, chaud et mal, et c’était sale. La température avoisinait les 50°C. C’était très dur, nous n’avions pas d’eau et nous avons subi des violences physiques : ils voulaient savoir si nous faisions partie d’un quelconque commando. »

Selon un communiqué de la Garde nationale, les journalistes ont été fouillés puis remis au Service ukrainien de sécurité (SBU).

Le délégué aux droits de l’homme du ministère russe des affaires étrangères, Konstantin Dolgov, a signalé samedi cet épisode à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’ambassade de Russie à Kiev a pour sa part entrepris des démarches auprès des autorités ukrainiennes.

 Lifenews

La Bulgarie gèle la construction du gazoduc South Stream

Sofia a suspendu les préparatifs de la construction du gazoduc russo-italien South Stream, qui devait débuter cet été. « Nous déciderons de la suite en fonction de nos consultations prochaines avec Bruxelles », a annoncé le Premier ministre bulgare Plamen Orecharski le 8 juin, après une rencontre avec les sénateurs américains.

Un consortium dirigé par la société russe Stroytransgaz, qui fait l’objet de sanctions américaines, avait été choisi le 27 mai dernier pour la construction du tronçon bulgare de South Stream, ce qui a provoqué une vive réaction de la part des États-Unis. Le sénateur républicain John McCain a notamment déclaré que les États-Unis soutenaient « les efforts du gouvernement bulgare pour rechercher, avec un haut degré de priorité, l’indépendance énergétique vis-à-vis de n’importe quel pays ».

Le 3 juin, la Commission européenne avait exigé que la Bulgarie suspende la construction de South Stream sur son territoire, l’accusant de violer les règles européennes en matière de marchés publics. Des experts de Bruxelles sont attendus la semaine prochaine à Sofia, la capitale bulgare, pour en discuter avec le gouvernement.

Initialement, le gazoduc South Stream devait relier la Russie à l’Europe fin 2015, via la mer Noire, en contournant l’Ukraine.

Kommersant

 

Saint-Gobain et la MGU collaborent

L’Université Lomonossov de Moscou (MGU) s’apprête à conclure des accords de collaboration avec la société française de construction Saint-Gobain, a annoncé Interfax le 6 juin.

« Il s’agira notamment de la conception d’une technologie innovante permettant d’améliorer les systèmes de contrôle de passagers dans les aéroports », a précisé Alekseï Khokhlov, vice-recteur de l’université russe. La société française financera en outre certains projets scientifiques menés par de jeunes chercheurs russes, parmi lesquels l’étude des propriétés acoustiques de certains matériaux de construction et la conception de sources d’énergie à base d’hydrogène.

La collaboration entre la MGU et Saint-Gobain a débuté en février 2014, suite à la visite d’une délégation française à l’université.

Interfax

Art Jonak Gplus_optHomme vs machine

Samedi 7 juin, le test de Turing a été remporté pour la première fois de son histoire avec succès par une intelligence artificielle, indique sur son site l’Université de Reading, qui organisait l’événement. Le test consiste à tromper, en se faisant passer pour une personne réelle, au moins 30 % des testeurs humains en cinq minutes. « C’est lors de son édition 2014 que le célèbre Turing Test a été remporté pour la toute première fois par une machine : le super-ordinateur Eugene Goostman. Eugene est parvenu à convaincre 33 % des juges humains qu’il en était un lui aussi », rapporte le communiqué.

Eugene a vu le jour en 2001 à Saint-Pétersbourg. Créé par Vladimir Veselov (citoyen russe) et Eugene Demchenko (citoyen ukrainien), il simule un jeune garçon de 13 ans. « Notre idée de départ était de prétendre qu’il savait tout, mais son âge rendait plausible le fait qu’il ne connaisse pas certaines réponses, a expliqué Vladimir Veselov à l’issue du concours. Nous avons passé beaucoup de temps à développer un personnage à la personnalité crédible. »

Le test, organisé samedi 7 juin par la Royal Society, à Londres, mettait en compétition cinq programmes. Le jury comprenait notamment Lord Sharkey, qui a mené avec succès, l’année dernière, la campagne pour la réhabilitation et la grâce d’Alan Turing, ainsi que l’acteur Robert Llewellyn.

Jusqu’à samedi, aucun programme informatique n’était parvenu à tromper le jury du test Turing.

Gazeta.ru

test turing Eugene
Eugene

 

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