Mark Franchetti dans l’Est ukrainien : « Des gens ordinaires, sans expérience de la guerre »

Mark Franchetti, journaliste du Sunday Times, a passé trois semaines dans l’Est ukrainien aux côtés du bataillon des insurgés Vostok, dirigé par Alexandre Khodakovski, jusque récemment encore responsable des brigades anti-terroristes ukrainiennes de Donetsk. Invité lors de l’émission de télévision ukrainienne Shuster Live, le journaliste témoigne.

Mark Franchetti reporter de guerre
Mark Franchetti

Voici ce que j’ai vu : on raconte que ces gens sont des terroristes et qu’ils reçoivent des armes et de l’argent de la Russie, mais ce n’est pas vrai. Il s’agit de gens ordinaires, sans expérience de la guerre. Pour les avoir observés de près, pour les avoir vu tomber dans certains pièges qui leur avaient été tendus, je peux vous l’assurer : n’importe qui ayant fait même un peu la guerre n’y serait pas tombé. Ils n’ont que peu d’armes, et ils sont persuadés que le moment viendra où la Russie va finir par les aider. Ils attendent cette aide. Il me paraît parfaitement clair, à moi qui travaille à Moscou, que la Russie n’a pas l’intention de les aider – ni financièrement, ni militairement. Dans l’Est de l’Ukraine, j’ai vu des gens ordinaires qui ont pris les armes – et je vous assure que c’est une chose effrayante. La plupart des habitants du Donbass, comme partout dans le monde, veulent vivre en paix. On sait que la réalité compte moins que les représentation que nous nous en faisons : et en parlant avec les gens du Donbass, j’ai constaté qu’ils sont convaincus d’être la proie des fascistes. Je suis allé à Slaviansk. Oui, la ville est occupée par des groupes d’hommes armés, et ces hommes doivent être neutralisés. Mais de nombreux habitants de Slaviansk n’ont pas pris les armes – et pourtant, la ville est régulièrement attaquée à coups de mortiers. Vous savez, chaque fois qu’un civil perd un parent, il devient logiquement, naturellement plus extrémiste dans ses vues.

6 commentaires

  1. merci d’avoir dit la vérité. j’espère que les Occidentaux ont de bons yeux pour lire et sont de bons esprits pour comprendre la Russie n’y est pour rien et que si elle aidait les Ukrainiens de l’est, il y a longtemps que les Prorusses auraient gagné la plupart des combats contre l’armée ukrainienne et les mercénaires américains. écoutez les insurgés est plus sage que de tuer des civils. Le dialogue est l’arme des hommes forts.

  2. Le journaliste français repete le mensonge de Poutin, je peux dire qu ‘il soutient les terroristes et la geure que la Russie a commencé contre l’Ukraine et aussi contre l’Europpe.
    Je suis Ukrainienne et je suis trés étonée de ce mensonge! Chaque jour les tanks russes penetrent en Ukraine, l’arme russe, les terroristes russes.
    Le journaliste n’a pas rémérqué? Les satilites europeenes ont filmé, le President de la France confirme, le Commitée Europpene confirme mais le journaliste n’a pas vu ni tanks, ni l’armes russe?
    C ‘est un mensonge qui est dangereux pour toute Europpe

    1. Bien sûr, ce journaliste qui a dénoncé les crimes de guerre russe en Tchétchénie et en Géorgie, qui travaille pour un infâme journal antioccidentale et prorusse a sans doute été acheté par le milliardaire et machiavélique Poutine. Il va sans doute se reconvertir dans le KGB, et alors le monde saura à quel point la Russie est méchante.
      Enfin une chose me fait rire dans cette sombre affaire qui risque de déboucher dans une troisième guerre mondiale. La nation russe est né à Kiev et risque de s’achever à Kiev. C’est bien romantique.

  3. Excellent article ! Mark Franchetti devrait être embauché par LE MONDE ou LE HUFFINGTON POST. Ces médias diraient enfin la vérité, au lieu de pratiquer la désinformation et d’être les serpillières des intérêts américains.

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