Slaviansk : tirs d’artillerie au lendemain du référendum

En Ukraine, les combats continuent à Slaviansk, bastion pro-russe de la région de Donetsk. Au lendemain du référendum sur l’autodétermination de l’Est ukrainien, des tirs d’artillerie ont fusé des deux côtés. Un journaliste russe du journal Novaïa Gazeta a par ailleurs été enlevé dans la matinée.

Slaviansk, Crédits : Flickr/CC/Globovisión
Slaviansk, Crédits : Flickr/CC/Globovisión

Au matin du lundi 12 mai, la ville de Slaviansk a été la cible de tirs d’artilleries provenant de l’armée ukrainienne.

Des détonations ont ainsi retenti près du barrage routier menant au village d’Andreevka, au sud de la ville, véritable ligne de front entre les forces armées ukrainiennes et les insurgés, comme le rapporte RIA Novosti. Les tirs auraient fait plusieurs morts, d’après un porte-parole de la milice pro-russe, sans toutefois préciser leur nombre.

Selon le ministre de l’Intérieur ukrainien Arsen Avakov, qui s’est exprimé sur sa page Facebook, les milices pro-russes avaient pris pour cible la tour de la télévision de Slaviansk dans la nuit. Le ministre affirme que les insurgés ont fait feu une dizaine de fois en utilisant des mortiers, mais sans faire de victimes parmi les soldats ukrainiens, chargés de protéger la tour. Dans la nuit du 10 au 11 mai, les rebelles avaient déjà tenté d’endommager la tour, faisant deux blessés parmi les forces ukrainiennes.

Pavel Goubarev, gouverneur autoproclamé et pro-russe du Donbass, dénonce quant-à lui « l’usage d’armes lourdes contre des populations pacifiques ».

Viatcheslav Ponomarev, le maire autoproclammé de Slaviansk, affirme que la participation au référendum sur l’autodétermination qui s’est tenu dimanche est de l’ordre de 80% dans sa ville malgré les assauts. « Nous sommes satisfaits », a-t-il déclaré. Anatoli Khmelevoï, chef local du parti communiste et organisateur du scrutin, s’attend à « 90% de oui à Slaviansk », selon l’AFP.

Cette matinée mouvementée dans l’oblast de Donetsk a également été marquée par l’enlèvement du journaliste russe Pavel Kaniguine du journal Novaïa Gazeta, rapporte la radio Écho de Moscou. Le photographe de presse Piotr Shelomovski affirme avoir reçu ce SMS de Kaniguine : « Ils m’ont kidnappé, appelle Moscou ». Un confrère de Pavel Kaniguine aurait offert un millier de dollars en échange de sa libération, sans succès. Le journaliste a toutefois été relâché en début d’après-midi.

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