Pourquoi j’ai aimé mes vacances en Crimée

J’ai découvert la Crimée en vacances en amoureux. Je me souviens que lors de ce voyage, ma moitié s’étonnait que les paysages « ressemblent à la Bretagne » par endroits, là où je retrouvais quant à moi des faux airs de ma Provence natale.

Le monastère Saint-Georges près de Sébastopol, Crimée. Pourquoi j’ai aimé mes vacances en Crimée
Le monastère Saint-Georges près de Sébastopol, Crimée

On fait ça, quand on est en vacances : on note inconsciemment ce qui ressemble à chez nous. Une fois la liste complète, on est un peu déconcerté d’avoir fait tout ce chemin pour voir la même chose, et on entame alors l’énumération contraire – celle des différences, puis on essaie de se souvenir ce qui a bien pu nous pousser à venir.

Nous, nous étions allés en Crimée pour deux raisons : nous étions fauchés, et voulions visiter le monde russe. Or la Crimée, c’est la Russie sur la Côte d’Azur – et nous avions naturellement cette impression, des années avant que ne se profile au loin la soi-disant annexion de la péninsule par Vladimir Poutine.

Dans notre ignorance la plus totale des conflits à venir, nous trouvions donc qu’effectivement, la Crimée était sacrément russe. Ce n’était ni palpable ni quantifiable – c’était l’URSS en bord de mer, le comble de l’exotisme pour un Français qui débarque de Saint-Malo.

On aimait ça, le fait que le front de mer soit amoché par du ciment à Sébastopol ; que les criques de Balaklava cohabitent avec une ancienne usine secrète de fabrication de sous-marins ; que la chorale du port de Yalta soit un tantinet vulgaire ; et que le territoire des caves d’Inkerman ait l’air d’un champ de bataille doublé d’un royaume de prolétaires abandonnés.

Bref, tout ce qui amochait le magnifique paysage du maquis criméen nous ravissait. On aimait la rouille – c’était l’Histoire. Et puis, il y a eu ces découvertes inattendues qui ont fait que nous sommes littéralement tombés amoureux de la péninsule.

D’abord, le Cap Fiolent – sa roche volcanique érigée droit sur la mer, son monastère échoué sur un rocher, ses plages de galets. Sa plage de galets – la plage Iachmovy, à laquelle on accède via 785 marches qui descendent de la falaise, ou par bateau depuis la calanque de Balaklava – qui vaut aussi très largement le détour.

Ensuite, Gourzouf, commune située à 11 kilomètres au nord-est de Yalta, qui est nichée au fond d’une baie surplombée de la « montagne de l’Ours ». Le duc de Richelieu d’abord, puis Pouchkine et Tchekhov ensuite, installèrent leurs quartiers dans ce village à flan de colline, entièrement incliné vers la mer, et dont émanent de faux airs de riviera italienne. Il semble que l’activité principale y soit l’hébergement chez l’habitant, puisque tout le monde peut aller chez tout le monde, ce qui donne l’impression d’une bourgade chaleureuse – et peu importe que ce soit ou non la vérité, lorsqu’on est en vacances.

Toujours dans les environs de Yalta, le mont Aï Petri – que je me suis fait un plaisir de comparer au mont Ventoux (mais en plus petit) – est un des endroits les plus venteux de la région : ça souffle, là-haut, 125 jours par an. Au sommet, des vendeurs à la sauvette et des restaurants de fortune constituent un véritable bazar oriental apprécié des touristes.

Enfin, au menu des bonnes surprises pour des Français en vacances en Crimée : du bon vin pas cher et la pratique libre du camping sauvage, auquel s’adonnent de nombreux Russes experts dans l’art de la survie en milieu hostile. Ô bonheur ! Deux arts « comme à la maison » et dans lesquels les Français excellent, mais qui ne sont plus d’actualité depuis déjà quelques décennies.

7 commentaires

  1. Ah ah que les russes soient ravis d aller en Crimée je peux comprendre, mais franchement ayant voyagé et comparant a la France c est décevant. Gourzouf avec ces immeubles en panneaux degeulasses, les bordures en béton qui défigurent le rivage et ces mini plages avec les touristes entassés comme des sardines n ont rien d attrayants. Bien sur il y a aussi quelques jolis paysages, quelques plages difficiles d accès ou on peut s échapper de la foule, mais soyons sérieux ce n est pas comparable a ce que l ont peut trouver en France.

  2. Et le camping sauvage que j ai vu c est surtout des groupes qui campent les uns sur les autre et étant donne qu il n y a pas d infrastructures….

  3. Ah ce chauvinisme francais , toujours exageré, a croire que il n y a que la France qui est magnifique !!!! lol

  4. J’ai été en Crimée. La nature est belle, mais c’est vrai qu’aux niveau des infrastructures et de l’accueil, le rapport qualité/prix je trouve très bof. La preuve étant que la majorité des ukrainiens évitent la Crimée et passent leurs vacances en Turquie, Adriatique, Tunisie, etc 😀 J’ai trouvé aussi les gens pas aimables par rapport aux autres coins de l’Ukraine et de la Russie.

  5. C’est vraiment merdique. Tout ne peut pas être créé en un claquement de doigts. Et puis ils n’ont pas la culture de l’accueil… Un jour viendra…

  6. Pourquoi vous essayez de comparer l’infrastructure de la France, qui n’a pas eu de problèmes d’après-guerre, qui a investi dans le développement de leur infrastructure, et la péninsule de Crimée, dans les infrastructures, dont l’Ukraine n’a pas offert de l’argent dans un délai de 24 ans?? Que l’Ukraine a gardé comme sa colonie, d’où seulement pris, mais rien n’est donné. Là, l’héritage de l’URSS s’effondre, qui a été construit dans les années 50 !! C’est au moins injuste. La Russie avait seulement un an pour sa restauration et déjà fait beaucoup de choses. Regardez sur le camp des enfants Artek, c’était la plus grande destination international de vacances pour enfants à l’époque Soviétique, il a été détruit presque entièrement.

    http://sdelanounas.ru/blogs/63464/?pid=657628#657628

    La Russie a commencé sa restauration à la fin de l’été 2014 et aujourd’hui les enfants se reposent à partir du Kazakhstan, de la Russie, de la Biélorussie. La Russie a fait la rénovation de deux aéroports en Crimée. La Russie a commencé la construction d’un pont entre la Crimée et la Kuban. Elle a eu des problèmes avec l’électricité et de l’eau, dont l’Ukraine a coupé – tout cela en un an. C’est déjà trop pour un pays qui n’est pas prévu de telles dépenses ! Et en plus, nous avons vous avec vos sanctions. Oui, c’est difficile. Mais nous pouvons faire de grandes choses..
    D’ailleurs, les touristes sur vos plages, et en particulier sur vos routes, dans la saison ont également « entassés comme des sardines ».

    1. Tout a fait d accord avec toi , sans problemes par contre ce n est pas nos sanctions , je suis contre a 100% et c est malheuresement vrai que en France l ete on ait entassé comme des sardines!!!!

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