Kharkiv : « Le Sud-Est ukrainien ne se résume pas aux marginaux payés par Poutine »

Samedi 12 avril, une marche en faveur de l’unité de l’Ukraine s’est tenue à Kharkiv, deuxième ville du pays. Interrogé par la télévision locale, Aleksandr Melnitchenko, lieutenant-colonel réserviste et combattant des troupes d’autodéfense pro-ukrainiennes, appelle les habitants à s’unir contre les manifestants pro-russes. Nous publions le résumé de son discours. 

Aleksandr Melnitchenko : Personne ne viendra nous défendre ! Notre police est corrompue, elle a protégé, pendant des années, les racketteurs à Kharkiv, Donetsk, et Lougansk. Maintenant, après le limogeage de tous les fonctionnaires, la police nous a une nouvelle fois trahis en livrant les bâtiments administratifs [aux activistes pro-russes].

Nous devons désormais sortir dans la rue. Personne d’autre que nous ne pourra nous protéger. Il faut également que toutes les organisations patriotiques, que ce soit Maïdan ou les forces d’autodéfense [pro-ukrainiennes], prennent contact et s’organisent ensemble lors des manifestations [pro-russes ou pour la fédéralisation du pays]. On ne doit pas laisser de petits groupes de marginaux armés prendre le pouvoir et faire peur à une ville entière et toute sa région. Nous allons créer une union patriotique qui va résister jusqu’à la fin – parce que Kharkiv, c’est l’Ukraine. Gloire à l’Ukraine !

La foule : Gloire aux héros !

Aleksandr Melnitchenko : Je veux m’adresser à tous les habitants de la ville : Kharkiv, lève-toi ! Tu es une ville intelligente, une ville de travailleurs, d’étudiants. Une ville où nos citoyens souffrent pour l’Ukraine. Mais il est impossible, désormais, d’aimer sa patrie en restant chez soi. Il faut descendre dans la rue pour montrer que le Sud-Est ukrainien ne se résume pas à un millier et demi de marginaux payés par Poutine et les services spéciaux !

Nous ne sommes pas armés. Notre seule arme, ce sont nos ancêtres ! Et si un quelconque parasite vient à Kharkiv avec un drapeau tricolore russe – et il y en a déjà – et nous attaque, nous lui répondrons, par la force.

Nous ne voulons pas que le sang coule. Nous voulons juste pouvoir continuer à regarder les matchs de notre club de foot, le Metalist Kharkiv, et à chanter Tchervona Routa [célèbre chanson ukrainienne, ndlr] et non Kalinka.

Kharkiv n’est pas une balalaïka russe ! C’est une ville ukrainienne – que toute l’Ukraine se le dise !

2 commentaires

  1. «On ne doit pas laisser de petits groupes de marginaux armés prendre le pouvoir» : c’est pourtant ce qu’Aleksandr Melnichenko et les nostalgiques du fasciste Bandera ont fait à Kiev : laisser de petits groupes marginaux armés prendre le pouvoir.

  2. Quelle haine du Russe. La haine et le nationalisme suintent du discours de ce « défenseur ». Il serait capable de tuer, celui-là.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *