À Genève, rien de nouveau

La rubrique Recadrage est une revue de presse critique des médias occidentaux sur la Russie, dont l’auteur est Matthieu Buge, un Français qui vit à Moscou.

Genève, ONU. source : wikipedia
Genève, ONU. source : wikipedia

La semaine dernière, on a vu les médias occidentaux, à l’instar des politiques, extrêmement préoccupés par la situation en Ukraine orientale. Et en particulier à Donetsk, où certains des rebelles ne font pas secret de leur volonté de voir adapté à leur région le scénario de l’intégration de la Crimée à la Russie. À l’exception d’un article de Piotr Smolar[1], qui tente une analyse nuancée des sentiments et motivations des insurgés de Donetsk, la presse française comme anglo-saxonne n’a pas dévié de la ligne adoptée depuis le début des événements ukrainiens.

S’il n’est évidemment pas question de justifier unilatéralement la position des médias russes, on constate toutefois aisément que les médias occidentaux se livrent à une stratégie similaire, bien que souvent plus fine. La poursuite consciente ou inconsciente d’un agenda politique évident est visible dans la très grande majorité des articles, qui se permettent des appréciations un peu simplistes et des mensonges par action ou par omission. Le Monde, Libération, Le Figaro, tout comme le New York Times, le Guardian ou encore The Economist, malgré des affiliations politiques différentes, tiennent peu ou prou tous le même discours : il faut voir la main de Moscou derrière les événements qui troublent l’Est de l’Ukraine.

La question de la main américaine qui était derrière Maïdan, en revanche, joliment esquivée depuis le début de la crise, est toujours inexistante dans ces analyses. Cette attitude des journalistes occidentaux devient d’autant plus intéressante à l’heure où une tentative diplomatique de sortie de crise a été amorcée – à l’initiative des Russes [accord de Genève du 17 avril, ndlr].

On a vu les Russes accusés d’être responsables, à travers Ianoukovitch, des victimes de février. On les a vus être taxés de fomenter les troubles de l’Est ukrainien à grand renfort de Spetsnaz et d’avoir regroupé leurs soldats à la frontière dans la perspective d’une attaque imminente. Et on peut constater qu’ils sont toujours à la manœuvre – avant, pendant et après Genève.

À chaque fois, ces assertions – contrairement à celles, minimisées, mettant en cause les États-Unis via Victoria Nuland – ne s’appuient sur aucune preuve concrète, voire se réfèrent à des faux, comme ces images satellitaires d’une autre époque, qui rappellent la campagne de Washington contre l’Irak en 2003[2]. Cela va dans le même sens, d’un point de vue journalistique, que la dénonciation systématique de la présence d’agents russes en Ukraine et de la modération dans l’évocation de la visite « incognito » du directeur de la CIA John Brennan à Kiev[3].

Sans surprise, la presse occidentale ne paraît pas sensible au fait que l’approche diplomatique de la crise ait été proposée par la Russie, et semble considérer la bonne volonté que montre Sergueï Lavrov en acceptant de discuter avec le ministre d’un gouvernement que la Russie ne reconnaît pas comme un geste d’une absolue normalité. À l’issue des négociations de Genève, on constate en outre une approche très ambivalente de la presse quant aux engagements russes. Ces derniers sont tantôt perçus comme le minimum requis de la part de « l’agresseur » russe, tantôt comme une nouvelle étape dans le « plan machiavélique » de Moscou visant à briser l’Ukraine : « Aux pourparlers de Genève, Moscou impose ses vues » ![4]. On cherche en vain l’emploi du terme « concession »…

Certes, on note dans les médias une note d’espoir : « À Genève, les Russes annoncent un accord »[5] ; « Ukraine : un accord surprise à Genève pour une désescalade »[6] ; « Geneva talks produce agreement on defusing conflict »[7]… Pour autant, cette note d’espoir est vite brisée par l’assurance que, généralement, « on ne peut faire confiance aux Russes ». Les journaux, après avoir passé en revue lesdits engagements, s’empressent de noter qu’il faut rester méfiant et ne pas laisser aux Russes le bénéfice du doute. Ces préventions pourraient être judicieuses s’il ne s’agissait pas d’une simple confirmation des propos des politiques.

En effet, la logique du « deux poids, deux mesures » médiatique atteint son paroxysme dès que l’on en arrive aux déclarations d’un Obama ou d’un Kerry à l’issue de la réunion de Genève. Ces déclarations, rapportées sans nuances ni mise en perspective, passent pour un exemple de pragmatisme [8] :« Les occidentaux prudents après l’accord de Genève », titre Lemonde.fr. «Si nous ne voyons pas de progrès, alors nous n’aurons pas d’autre choix que d’imposer plus de sanctions», a déclaré un président américain sceptique, poursuit le journal – omettant que ce président était déjà en train d’organiser lesdites sanctions avant Genève. Et tout le monde semble avoir déjà oublié qu’à l’invitation russe au dialogue, le camp occidental avait réagi avec sa certitude que rien de bon ne pourrait sortir de cette réunion[9]. Certitude toujours portée par la même idée que l’on ne peut se fier aux Russes. En revanche, le fait que l’Occident n’ait pas tenu ses promesses à la Russie est une problématique systématiquement reléguée au second plan.

On peut s’étonner que personne ne souligne la bonne volonté russe et ne constate que, même si les Russes ont leurs intérêts particuliers et leurs méthodes dans cette affaire, ce ne sont pas eux qui s’entêtent au point de systématiquement remettre en cause, de manière rhétorique d’abord puis pratique ensuite, les engagements du camp adverse.

On peut s’étonner, aussi, qu’à l’heure où les médias occidentaux espèrent une « désescalade », ils ne s’inquiètent pas de l’envoi, le 17 avril, de navires de l’OTAN dans la Baltique [10]… Au regard de la complexité de la situation en Ukraine orientale et en admettant que la Russie ne peut pas tout y contrôler, il est fort probable que la presse française et anglo-saxonne s’empresse, dans les jours à venir, de pointer du doigt les manquements et les « mensonges » – voire les « manipulations » – des autorités russes. C’était d’ailleurs le cas dès le lendemain de l’accord, comme on a pu le voir dans un article du Monde.fr, qui, prenant de plus en plus souvent Washington comme source d’information ou référence, ne tente même plus de faire dans la nuance [11].                                     

Sitographie et références :

[1] http://www.lemonde.fr/international/article/2014/04/09/ukraine-les-prorusses-de-donetsk-veulent-rejouer-maidan_4398148_3210.html 
[2] http://fr.ria.ru/world/20140410/200948853.html
[3] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/04/14/97001-20140414FILWWW00307-le-directeur-de-la-cia-s-est-rendu-a-kiev.php
[4] http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/18/aux-pourparlers-de-geneve-moscou-impose-ses-vues-sur-l-ukraine_4403798_3214.html
[5] http://www.liberation.fr/monde/2014/04/17/en-direct-les-pourparlers-sur-l-ukraine-s-ouvrent-a-geneve_999255
[6] http://www.lemonde.fr/europe/video/2014/04/18/ukraine-un-accord-surprise-a-geneve-pour-la-desescalade_4403921_3214.html
[7] http://www.theguardian.com/world/2014/apr/17/ukraine-crisis-agreement-us-russia-eu
[8] http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140418.OBS4373/ukraine-accord-surprise-a-geneve-obama-sceptique.html
[9] http://www.theguardian.com/world/2014/apr/09/vladimir-putin-hopes-ukraine-summit
[10] http://www.voanews.com/content/nato-sending-5-ships-to-baltic-sea-due-to-ukraine-crisis/1895571.html?utm_content=socialflow&utm_campaign=en&utm_source=voa_news&utm_medium=twitter
[11] http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/18/ukraine-pourquoi-l-accord-de-geneve-sera-difficile-a-mettre-en-uvre_4403767_3214.html                                          

5 commentaires

  1. Les français sont des gens bien mais pour la plupart c’est l’influence des politiques et des médias qui les convertisse. A l’image Matthieu Buge, on aimerait que ce genre de critiques entrent dans les médias journaliers de la vie des gens en occident comme à la télé, dans les journaux. Si on peut trouver des alternatifs aux moyens quotidiens de déverser de la désinformation ce serait encore mieux

  2. Cher Monsieur, vous avez tout à fait raison de pointer du doigt le dissymétrie dans le traitement de l’information en « Occident ». Votre constat ne peut être que partagé par tous. Cependant vous en faites une analyse à mon sens biaisée. Cette différence n’est pas due à un  » deux poids, deux mesures » comme vous le prétendez mais à des faits concrets bien renseignés par les journaux que vous décriez.
    Je vais prendre plusieurs exemples pour appuyer mon propos.

    1) qu’une action antiterroriste reprenne après la visite de responsables de la CIA signifie que très certainement les américains fournissent des renseignements d’ordre militaire (photos aériennes, écoutes téléphoniques). Mais cela est-il condamnable sachant que ces informations sont fournies très certainement à la demande du gouvernement ukrainien?

    2) Oui, l’OTAN renforce sa présence dans les pays baltes et en Pologne. Est-ce une tentative d’encercler la Russie par des troupes menaçantes? En lisant les déclarations des hommes et femmes politiques de ces pays on voit au contraire qu’ils ont eux-mêmes demandé une protection accrue se sentant (à tort ou à raison) menacés.

    3) La propagande russe tente de faire croire que Maïdan a été organisée par l’Amérique. Aucune preuve n’étaye cet argument. Personne n’a vu de distribution de billets. En France on a montré que la population de Kiev soutenait les manifestants en apportant de quoi se réchauffer et se nourrir alors que Moscou a fait bien attention de fermer les yeux sur cette réalité. Trois mois de manifestations non violentes (même si la fin fut tragique) pour la dignité c’est loin de ressembler à une révolution de fascistes armés jusqu’aux dents. Rappelons que ces « fascistes » organisent une élection présidentielle pour laquelle le président par intérim ne se présente pas (comportement on ne peut plus fasciste sans doute! ). Ce grand président Ianukovich a fui faisant croire que sa vie était menacée (ce en quoi il avait peut-être raison) mais surtout on comprend qu’il n’avait aucune envie de répondre de son train de vie (et de celui de ses fils).

    4) les américains sont bien entendu de mauvaise foi et jette de l’huile sur le feu. Mais au contraire de la Russie ils n’organisent pas de référendum en 2 semaines sans maintien possible du statu quo, sans aucun soutien international (à part la Syrie, exemple de démocratie…) et en l’absence d’observateurs indépendants, profitant ainsi de la faiblesse passagère de son voisin ukrainien.

    5) On veut nous faire croire que le retour de la Crimée en Russie est une « victoire » de la Russie sur l’OTAN. C’est faux. Si Paris décidait de prendre Monaco, tout le monde s’indignerait mais personne n’interviendrait militairement contre la France. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

    La liste peut être rallongée au plaisir. Tout cela pour dire que cette dissymétrie de traitement est une dissymétrie de faits. A mon avis, vous tombez dans le panneau des médias russes qui veulent faire croire que l’Ukraine est le théâtre d’un affrontement des blocs Est-Ouest dans lequel l’Ukraine n’existe plus mais est complètement manipulée par l’Occident.

    L’apparition immédiate d’armes en Crimée et dans l’Est du pays, brandies par des « anti-fascistes », laissent quand même peu de doute sur leur provenance, surtout quand ces gens-là en appellent à l’aide de la Russie. On peut légitimement se demander si la Russie n’aurait pas laisser passer quelques centaines d’armes et quelques centaines d’hommes pour déstabiliser encore plus son voisin.

    Laissons ces gens résoudre aux-mêmes leur problèmes! En voulant « sauver » les populations russophones, Poutine veut diviser et détruire ce pays. Après plus de 20 ans d’indépendance, les russophones d’Ukraine se sentent peu considérés dans leur propre pays mais en aucun cas ils sont persécutés ou menacées physiquement (ils seraient sinon partis depuis longtemps comme c’est le cas dans d’autres anciennes républiques soviétiques). Cette question « russe » est de la politique intérieure et ne justifie pas d’interventions militaires. Cette position est celle que tiennent les journaux que vous accusez d’impartialité. Cette position critique envers la Russie n’est que le résultat des faits. Bien cordialement.

    1. Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse de dissymétrie des faits, mais pas que: il y a une dissymétrie des points de vue dans la presse occidentale entre les mouvements de Maidan et ceux qui se sont produits en Crimée -et se produisent dans l’est en ce moment. Je pense moi aussi que Maidan est un mouvement populaire légitime né de la saine volonté d’une partie du peuple ukrainien, lassé de tant de corruption et de promesses abandonnées. Et s’il ne faut pas voir la main de l’occident dérrière Maidan, il est clair que certains impérialismes -France, Uk, et USA en tete- ont souhaité profiter de cet évenement pour rallier à leur « zone économique exclusive » -pardonnez moi je vous prie la transposition de ce terme- un marché de plus de quarante millions de personnes. De l’autre coté, on ne peut nier les inquiétudes légitimes de la population russophone de Crimée et du sud-est du pays: et de la meme manière, si Moscou n’est pas à l’origine de cette contestation – Ce ne sont pas les Russes qui ont abrogé le statut spécial de la langue russe-, la Russie qui est aussi une puissance impérialiste, y trouve aussi le moyen de préserver son marché.

      Le problème, et ce contre quoi je m’insurge, est l’inégalité de traitement médiatique: les pro russes sont « manipulés par le Kremlin », les Pro-UE veulent juste défaire les chaines du joug russe. Il ne faut pas etre naif pour savoir que l’intégration à l’UE va etre un désastre pour l’économie ukrainienne qui n’est pas au niveau des standards européens, et qui risque meme à terme, d’etre battue sur son propre sol par les produits allemands, francais, etc. A l’inverse, le maintien dans le giron russe ne fera que reporter le problème de la capacité de l’ukraine à assumer seule son destin. Mais pour cela il faudrait déjà se rendre compte que les intentions occidentales ne sont pas plus louables que celles des Russes – je parle à chaque fois des Etats, soyons clairs- à la différence près que les Russes sont plus nombreux en Crimée que les Anglais, les Francais et meme les ukrainiens.

      On ne peut qu’espérer que la situation ne se dégradera pas au point de rendre possible la partition de l’ukraine, ce qui serait, j’en suis sur, le pire des scénarii pour tous les acteurs. Mais pour cela, il faut rétablir la vérité des fait, et non pas taper sur un seul des acteurs du « grand jeu ».

    2. Je partage votre point de vue. L’Europe n’est pas un gentil bisounours, elle agit selon son propre intérêt. On peut penser que l’Europe cache ses réelles intensions en mettant en avant ses valeurs et ses principes alors que ses visées sont purement économique et géopolitique. La vérité est sans doute entre les deux : quand certains brandissent des principes, d’autres lorgnent sur le porte-feuille… Notons quand même, que malgré tout le mal qu’on aime dire de l’Europe, les Ukrainiens ne brandissent pas le système politico-économique de la Russie comme un modèle à suivre.

      Les Ukrainiens ne me semblent pas aussi naïfs au point de penser qu’une intégration européenne soit possible à court terme. C’est un processus qui prendra au moins 20 ans, d’ailleurs les opinions publiques européennes sont contre et l’UE n’a pas une folle envie de vider ses poches pour l’Ukraine (surtout si cet argent s’évapore). L’Ukraine a besoin qu’on la laisse tranquille suivre le chemin d’une modernisation politique et économique. L’Europe peut sans doute aider pour le volet « modernisation politique » comme elle l’a fait avec un certains succès dans d’anciennes dictatures européennes. Une intégration rapide dans le marché européen serait une catastrophe, il faut donner le temps de s’adapter et de se moderniser. L’Ukraine dispose de terres très fertiles largement sous exploitées, c’est une source de revenu colossale pour l’Ukraine si elle réussit à moderniser ce secteur. Mais il semble clair qu’une partie de l’économie ukrainienne sera peu ou prou prise sous « contrôle » européen et/ou russe pour un temps.

      Concernant la « dissymétrie des points de vue dans la presse occidentale entre les mouvements de Maidan et ceux qui se sont produits en Crimée -et se produisent dans l’est en ce moment. » elle me paraît justifiée. Trois mois de manifestations pacifiques ce n’est pas la même chose qu’une bande d’individus armés prenant par la force des bâtiments publics pour y hisser d’autres drapeaux. On peut comprendre le ras-le-bol de ces ukrainiens russophones et les humiliations subies. Cela justifie-t-il cependant l’emploi de la force et l’appel à une intervention armée étrangère? On peut se demander si ces gens sont sortis spontanément dans la rue pensant devoir se défendre (c’est sans doute vrai pour un certain nombre d’entre eux) ou si ils n’ont pas d’autres intentions et que ces intentions leur ont été soufflées à l’oreille par un voisin très puissant.

  3. On ne peut que déplorer les approximations de la presse française et son parti pris antipoutinien permanent, le résultat est que le Français qui ne connaît pas bien la situation est mal informé. Du coup il aura tendance à écouter Pujadas et à soutenir aveuglément les pro-européens, laissant les électeurs du FN, les manifestants anti mariage pour tous et tous les contempteurs du « mainstream médiatique » prendre au contraire fait et cause pour Poutine, ce dirigeant qu’il nous faudrait pour redresser cette pauvre France en pleine décadence.

    Mais il me semble que cette vision partielle est plus le produit de l’ignorance (dramatique chez les journalistes internationaux d’aujourd’hui) que d’une volonté bien arrêtée de nuire à la Russie qui serait téléguidée depuis les salles de rédaction inféodées à Wall Street. Alors que la presse russe, elle, tire dans le sens du pouvoir, à l’exception des médias d’opposition: il existe des voix divergentes dans les médias russe, même si elles sont peu audibles.

    De toutes façons, si on compare le journal de France 2 et de Rossia 1, y’a pas photo: en dépit des imprécisions et du parti-pris, on préfèrera s’informer auprès de la télé française, le mieux étant encore d’aller sur Euronews.

    Revenons sur l’image de la Russie, puisque c’est elle au coeur du sujet: Vassily a raison, il y a tout de même plein de facteurs objectifs qui nuisent à la réputation de la Russie, je ne vais pas les reprendre. Il y a aussi une incapacité totale des pouvoirs publics russes à communiquer avec l’étranger, il n’y a qu’à voir comme les journalistes étrangers posant des questions désagréables se font rembarrer par Lavrov ou Poutine, il n’est pas étonnant qu’ensuite ils se lâchent en écrivant leurs papiers. Tant que les dirigeants russes ne seront pas sortis de cette posture agressive vis-à-vis de l’extérieur, la Russie n’attirera pas. Et c’est dommage car la plupart des Français qui y vont sont agréablement surpris.

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