Revue du 15/04 – Etat des lieux dans le Sud-Est ukrainien

Vous êtes pressé et accroc à l’actu, vous ne lisez pas la presse russe et vous avez peur de rater une nouvelle importante ? Le Courrier de Russie la décortique pour vous chaque jour, en quelques lignes.

Bâtiment administratif de Lougansk, Sud-Est de l'Ukraine. Source : navigator.net
Bâtiment administratif de Lougansk, Sud-Est de l’Ukraine. Source : navigator.net

Les activistes pro-russes soumettent un ultimatum aux autorités de Lougansk

Les militants pro-russes de Lougansk, dans le Sud-Est de l’Ukraine, ont accepté le 14 avril de quitter le bâtiment de l’administration régionale qu’ils occupaient. En échange, ils ont transmis aux autorités locales une série de demandes, parmi lesquelles : « ne pas suivre les ordres de Kiev » et « reconnaître le mouvement populaire et libérer tous les activistes pro-russes ». « Afin qu’on cesse de nous qualifier de séparatistes ou de terroristes – ce que nous ne sommes pas », a souligné un des militants, Alekseï.

L’ultimatum sera en vigueur jusqu’au 16 avril : les autorités locales devront d’ici là prendre connaissance du document et définir leur position. Si elles s’y refusent, les activistes ont menacé d’élire de nouveaux députés.

Les troubles se poursuivent, depuis fin mars, dans le Sud-Est de l’Ukraine. Les partisans de la fédéralisation du pays exigent la tenue d’un référendum sur le statut des régions et s’opposent aux autorités de Kiev.

Korrespondent.net

Un nouveau maire pour Marioupol

Les représentants de la « république populaire de Donetsk » autoproclamée ont élu le 14 avril Viatcheslav Koukline « maire par intérim » de la ville de Marioupol. M. Koukline dirigera la ville jusqu’à la libération du « maire populaire », Dmitri Kouzmenko, plusieurs fois arrêté par les autorités ukrainiennes, et toujours en détention pour avoir cantonné les forces militaires de Marioupol sur leurs bases.

Le 13 avril, les partisans de la fédéralisation du pays ont en effet pris d’assaut le Conseil municipal de Marioupol et recruté de nouveaux députés parmi les manifestants. Le Conseil municipal continue toutefois d’exercer son mandat et gère le fonctionnement de la ville.

Ekspert

Un bataillon anti-séparatiste à Dnepropetrovsk

Le chef d’état major de la sécurité nationale de la région de Dnepropetrovsk, Iouri Bereza, a annoncé le 14 avril la création d’un bataillon spécial, baptisé Dniepr, pour combattre « les séparatistes et les terroristes de la région ». Les armes seront fournies par le ministère de l’Intérieur ukrainien.

Les membres, bénévoles, seront recrutés en fonction de leur âge – entre 18 et 45 ans -, de leur aptitude physique et de leur « idéologie pro-ukrainienne ». M. Bereza a ajouté qu’il faudrait 14 jours pour former ce régiment. Les centres de recrutement fonctionneront ainsi 24/24h. M. Bereza estime qu’il sera possible de mobiliser de 7 à 15 000 bénévoles.

Korrespondent.net

 

Gorlovka passe du côté russe

Le 14 avril, des activistes pro-russes ont pris d’assaut le bâtiment principal de la police dans la ville minière de Gorlovka, dans la région du Donbass. Les manifestants, plusieurs milliers, avaient d’abord encerclé le bâtiment en exigeant la démission du ministre régional de l’Intérieur, Andreï Krichtchenko.

Les miliciens, qui ont au départ refusé d’exécuter cet ultimatum, ont toutefois fini par quitter leur siège, laissant le bâtiment aux protestataires : ces derniers en ont profité pour y hisser l’étendard de la milice populaire du Donbass.

Le même jour, les partisans de la fédéralisation de l’Ukraine ont pris d’assaut également la mairie de la ville, proclamant le chef du groupe d’autodéfense Alexandre Sapounov nouveau maire. Les militants y ont également hissé le drapeau de la « république populaire de Donetsk ».

Ekspert
Korrespondent.net

Timochenko exige l’état d’urgence

La candidate à la présidentielle Ioulia Timochenko insiste pour que le Conseil national de sécurité introduise dans le pays l’état d’urgence, rapporte le 15 avril le portail ukrainien Vesti.ua, citant une source anonyme au sein du parti de l’ex-Première ministre, Batkivchtchina. La nouvelle n’a toutefois pas été officiellement confirmée. Le député proche de Mme Timochenko Nikolaï Kniajitski a également estimé qu’il fallait décréter l’état d’urgence « afin de garantir l’intégrité territoriale du pays » : « L’Ukraine a un intérêt vital au bon déroulement des présidentielles prévues, qui seront le moyen de légitimer le pouvoir », a-t-il notamment déclaré.

M. Kniajitski a ajouté que, sans l’introduction de cet état d’urgence, les militaires ne participeraient pas à la répression des troubles au Donbass.

Rappelons que le Conseil national de sécurité de l’Ukraine a décidé, le 13 avril, face à l’escalade de la tension dans le Sud-Est du pays, de recourir à une « opération anti-terroriste » de grande échelle, impliquant la participation de l’armée. Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a ainsi lancé le début de cette opération militaire au matin du 15 avril, dans le nord de la région de Donetsk (Sud-Est ukrainien). « La priorité est de protéger les personnes », a-t-il notamment déclaré face au parlement ukrainien.

Vesti.ua

1 commentaire

  1. Tout cela est en train de mal tourner.
    Le bataillon Dniepr formé d’amateurs recrutés pour leur profil idéologique pro-ukrainien, c’est vraiment une très mauvaise idée, voire même la pire des idées, ce sera un ramassis de bandits et d’extrémistes . Ils n’auront qu’une seule idée c’est casse du pro-russe! Cela va finir dans un bain de sang avec intervention de l’armée russe.
    En plus dans un pays civilisé on n’envoie pas l’armée contre les ressortissants nationaux mais la police. L’armée est là pour combattre les ennemis de l’extérieur et non ceux de l’intérieur.

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