L’UE convient de sanctions à l’encontre de la Russie

Ce mercredi 12 mars, les États-membres de l’Union européenne se sont entendus sur une série de sanctions à l’encontre de la Russie. Les dirigeants européens prévoient de les appliquer si la Russie refuse de changer de position vis-à-vis des nouvelles autorités ukrainiennes et surtout d’un éventuel rattachement de la Crimée à la Russie, qu’Angela Merkel a qualifié d’ « annexion ».

L'UE convient de sanctions à l'encontre de la Russie. Crédits: Ivan Bandura
Crédits : Ivan Bandura

Le document, composé de sept pages, prévoit des sanctions telles des restrictions sur les visas ou le gel des avoirs d’individus que l’UE considère comme « responsables de la violation de la souveraineté de l’Ukraine ».

Si le document affirme la nécessité de sanctions contre la Russie et en précise la nature, il n’est en revanche pas finalisé, et ne cite pas nommément les personnes visées. « La liste définitive n’est pas encore prête, mais elle le sera dès lundi », ont assuré les fonctionnaires européens aux journalistes. On sait seulement, pour l’instant, que ni le président Vladimir Poutine ni le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov ne feront partie de cette « liste noire ».

Il n’est pas exclu que l’UE essaye plutôt de porter atteinte à des proches du président au sein des forces armées et du parlement russe.

Si ces sanctions ne suffisent pas, l’UE se dit prête à prendre des mesures supplémentaires, en introduisant par exemple un embargo sur les livraisons d’armes et le commerce qui y est associé. À terme, des sanctions pourront aussi viser M. Poutine lui-même.

Ce projet sera examiné lundi 17 mars à Bruxelles, en réunion des ministres des affaires étrangères des pays membres. Si elles étaient approuvées, les sanctions prendraient effet immédiatement : une première depuis la fin de la Guerre froide.

Moscou a déjà fait savoir que les mesures restrictives sont « toujours à double tranchant ». Le vice-Premier ministre russe Dimitri Rogozine se réunit ce jeudi 14 mars avec les dirigeants des principales corporations industrielles du pays afin d’envisager des mesures de riposte contre les pays occidentaux.

Pour mémoire, un référendum doit avoir lieu en Crimée ce dimanche 16 mars sur un possible rattachement de la république autonome à la Fédération de Russie. L’UE et les États-Unis, qui soutiennent les nouvelles autorités de Kiev, considèrent ce référendum illégal, et ont déclaré qu’ils n’en reconnaîtraient pas les résultats.

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