John Kerry affiche son soutien au nouveau gouvernement ukrainien à Kiev

Arrivé à Kiev le 4 mars, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a affiché son soutien aux autorités ukrainiennes.

John Kerry. Crédits : truthrevolt.org
John Kerry. Crédits : truthrevolt.org

« La Russie a évoqué le fait que les citoyens russophones d’Ukraine sont en état de siège. C’est faux. En réalité, le nouveau gouvernement ukrainien a agi de façon remarquablement responsable », a déclaré le secrétaire d’Etat américain en visite à Kiev, le 4 mars.

Ce dernier a ainsi fait l’éloge des nouveaux dirigeants de l’Ukraine après avoir rencontré le président, Olexandre Tourtchinov, le Premier ministre, Arseni Iatseniouk, et le ministre des Affaires étrangères, Andriy Dechtchitsia.

Dénonçant  « l’acte d’agression mené par la Russie » en Crimée, le chef de la diplomatie américaine entend apporter son soutien, notamment sur le front économique, au pouvoir ukrainien – qualifié d’« illégitime » par le président russe un peu plus tôt lors d’une conférence de presse.

John Kerry a ainsi promis à Kiev un milliard de dollars d’aide pour éviter la faillite en Ukraine, dans le cadre d’un prêt international négocié avec le Fonds monétaire international (FMI).

De Washington, Barack Obama a de son côté mis en doute la bonne foi de Vladimir Poutine qui avait assuré le 4 mars ne pas vouloir « partir en guerre contre le peuple ukrainien », affirmant que ses arguments « ne trompent personne ».

L’Union européenne, pour sa part, s’engage à aider l’Ukraine à régler sa dette de deux milliards de dollars pour l’achat de gaz à la Russie alors que Moscou a fait savoir qu’elle mettait fin au rabais sur le gaz vendu à l’Ukraine, consenti en décembre 2013.

Rappelons que le 3 mars, L’UE avait lancé un ultimatum à la Russie en lui demandant de retirer ses troupes de Crimée avant le 6 mars, faute de quoi elle se verrait sanctionnée économiquement, et que les négociations sur la libéralisation des visas serait suspendue.

Sept pays du G8 ont également décidé de boycotter le sommet des grandes puissances en juin prochain à Sotchi afin d’afficher leur désaccord sur la façon dont la Russie intervient dans la crise ukrainienne.

Le 3 mars, Vladimir Poutine avait cependant consenti à la demande de la chancelière allemande Angela Merkel de laisser un groupe d’investigateurs de l’OSCE venir en Ukraine afin de trouver une solution politique à la crise : ces derniers sont arrivés hier.

Par ailleurs, une réunion internationale de soutien au Liban s’ouvre ce mercredi à Paris : les chefs de la diplomatie russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry, y prennent part : c’est la première fois que les deux hommes se rencontrent depuis l’aggravation de la crise ukrainienne.

Pour mémoire, le 1er mars, Vladimir Poutine a obtenu la permission du Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, d’introduire un contingent militaire sur le territoire de l’Ukraine « afin d’assurer la sécurité des citoyens russes », notamment en Crimée. Cette région ukrainienne, à 98 % russophone, avait élu le 27 février un nouveau Premier ministre, Sergueï Axionov, pro-russe et ne reconnaissant pas le nouveau gouvernement ukrainien, et qui avait demandé à la Russie d’intervenir.

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