Crimée : le parlement adopte la déclaration d’indépendance

Le Conseil suprême de Crimée a adopté, le 11 mars, la déclaration d’indépendance de la république et de la ville de Sébastopol.

crédits: Nina Fasciaux
crédits: Nina Fasciaux

78 sur 100 députés du Conseil suprême de Crimée ont voté pour la déclaration d’indépendance de la république de Crimée. Le Conseil municipal de Sébastopol a voté pour l’indépendance de la ville.

Le document adopté permettra d’organiser un référendum, le 16 mars, sur le statut de la Crimée, ainsi que de formaliser juridiquement l’adhésion de la péninsule à la Fédération de Russie.

Les habitants de la république de Crimée devront choisir, le 16 mars, parmi deux options pour l’avenir de leur région. Le choix est formulé ainsi : « Soutenez-vous le rattachement de la Crimée à la Russie ? » ou « Soutenez-vous le rétablissement de la Constitution de la Crimée de 1992 avec maintien au sein de l’Ukraine ? ».

Les autorités provisoires de Kiev ont refusé de reconnaître l’initiative de ce référendum, accusant les autorités russes d’être intervenues sur leur territoire. La Rada ukrainienne a menacé, le 11 mars, le parlement de Crimée de dissolution si ce dernier ne revenait pas sur l’organisation du référendum d’ici au 12 mars.

Le 7 mars, le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a déjà annulé, par décret, la tenue de ce référendum en Crimée. Les autorités de la république ont toutefois refusé d’obéir, au motif que le décret n’avait pas été « rendu public de la façon convenable ».

La Russie prépare de son côté un projet de loi qui permettra de rattacher de nouveaux territoires à la Fédération sur la base de référendums menés dans ces régions. La condition à une telle mesure sera que l’État contrôlant le territoire en question « n’a pas de pouvoir efficace et souverain capable de protéger ses citoyens et de respecter leurs droits et libertés ».

Rappelons que le parlement de Crimée, suite à la destitution le 22 février du président ukrainien Viktor Ianoukovitch et sa fuite du pays, a refusé de reconnaître le nouveau gouvernement et le président par intérim.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *