Stéréotypes : faut-il bannir toute forme d’inégalité ?

Dans quelques jours, les Jeux olympiques de Sotchi appartiendront à l’histoire. Que faut-il en retenir ? Qu’ils furent un magnifique terrain de jeu pour des athlètes du monde entier et un cinglant démenti aux stéréotypes colportés par les détracteurs de la Russie.

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Des jeunes garçons du début du XXè siècle.

Les médias occidentaux regarderont-ils la Russie d’un autre œil à l’avenir ? Pas certain, car les intellectuels, les ONG, les hommes politiques qui travaillent pour, animent ou contrôlent ces médias, rêvent de toujours plus : d’une égalité absolue mesurée au résultat, totalement indépendante si possible de tout compte des chances données au départ.

Pour eux, la société doit intégrer chaque citoyen sans considération de sexe, d’origine, d’âge, d’acquis matériel ou immatériel et peu importe le prix à payer : discrimination (habilement dite) positive au mépris du droit à la différence, du principe d’égalité des chances ou de lois physiques élémentaires qui pourraient aussi s’appliquer, comme la puissance, la résistance, etc.

Considérant que la fin justifie les moyens, tout ce qui ne va pas dans le sens souhaité est un stéréotype à combattre ou à éliminer. Mais qui croit encore que le seul fait de changer rend le monde meilleur ? A ce train-là, nous serions tous aux JO et chacun aurait sa médaille, mais sur quelle planète ?

Et de quel stéréotype parle-t-on ? D’abord qu’est-ce qu’un stéréotype ? Dans le Larousse, on trouve : Stéréotype, n.m. idée, expression ou opinion toute faite et sans originalité. Caractérisation symbolique et schématique d’un groupe qui s’appuie sur des attentes et des jugements de routine. Synonyme : banalité, cliché, poncif.

Rien de novateur. Les photos de famille des années trente ne montrent-elles pas les jeunes garçons photographiés en robe jusqu’à neuf ou dix ans.

Le stéréotype est un cliché qui bloquerait la société, et qui par suite empêcherait tout progrès ou évolution. Et aussitôt l’Education nationale d’imaginer que la désacralisation du sexe auprès des jeunes enfants devrait permettre d’établir de manière précoce une identité « fille garçon » favorable à la lutte contre les stéréotypes. « Garçon-fille », « Fille-garçon », ce serait donc pareil ou pas intrinsèquement différent. Pourquoi pas ! Mais rien de novateur. Les photos de famille des années trente ne montrent-elles pas les jeunes garçons photographiés en robe jusqu’à neuf ou dix ans. Et dans une France alors très catholique, la vie des enfants était ponctuée par plus d’une robe : robe de baptême, d’enfant de cœur, aube de communiant, parfois même soutane de séminariste ; la virginité jusqu’au mariage valait pour tous, pour les garçons comme pour les filles. Autant dire que la messe était dite. S’il y eut stéréotype, c’était dans le sens de la complète égalité que l’État prétend aujourd’hui vouloir défendre.

Dans les années soixante-huit, pas de réel changement non plus. Cheveux longs pour les garçons, jeans et chemise unisexe pour les filles, donnent à la jeunesse un caractère un peu androgyne. On se libère, mais sans chercher de nouveau modèle. Et si certains se battent, c’est pour la mixité, c’est-à-dire pour que garçons et filles puissent dès l’enfance être ensemble comme dans la « vraie » vie.

Aujourd’hui, la France a franchi d’autres limites. Désormais, la « vraie » vie n’est plus forcément la vie entre un homme et une femme. Mais reste à savoir si tout cela n’est pas qu’un stéréotype de plus et combien de gens tenteront réellement l’expérience. Il est encore un peu tôt pour conclure à la farce.

Une chose est sûre. En autorisant le mariage entre personnes du même sexe, la France ne combat plus les stéréotypes, mais les multiplie sans même savoir s’ils ont un sens. Qualifier le mariage de stéréotype quand 75 % d’entre eux à Paris finissent par un divorce n’est-il pas une gageure ? Heureusement, depuis les coups de cuillère à Pau du Vert-galant Henri IV, nos dirigeants ont toujours montré qu’ils n’étaient guère traumatisés par le mariage. C’est normal. L’amour n’a rien à faire avec l’État, sinon qu’il risque parfois de le mettre en danger.

Et en ce qui concerne le commun des mortels ou, pour faire plus moderne, la société, il faut bien l’admettre : statut marital ou pratiques sexuelles, aussi originales soient-elles, sont peu de choses en comparaison des efforts que la plupart, marié ou célibataire, homme ou femme, font chaque jour par amour ou par nécessité en vue de rendre le quotidien vivable tout simplement.

2 commentaires

  1. Les limites sont largement depassees .. Qui sont les terroristes ?Tout le monde doit ressembler a tout le monde ??.Je me suis barre depuis 20 annees , je ne veux pas ressembler a personne ,j’ ai refuse d’ etre dans le meme moule …..Vive la Russie cet excellent contre poids ….j’ aime la Russie .

  2. Une civilisation qui savère incapable de resoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
    Une civilisation qui choisie de fermer les yeux á ses problèmes les plus cruxiaux est une civilisation atteinte.
    Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde… . Ces mots sont d´Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme qu´on peut écouter á youtube, avait raison.
    L´Occident est en perte de vitesse.

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