Les Russes évacuent les armes chimiques de Syrie

Éditorial de la Nezavissimoe Voennoe Obozrenie (« Revue militaire indépendante »)

Éditorial de la Nezavissimoe Voennoe Obozrenie (« Revue militaire indépendante »). Croiseur Pierre Le Grand
Croiseur Pierre le Grand

Sur un mandat de l’ONU, la Russie dirige l’opération militaire d’évacuation des armes chimiques de Syrie, qui se déroule actuellement en Méditerranée. Sept navires russes stationnent dans ses eaux : le croiseur Pierre le Grand, qui abrite l’état major de l’opération, un navire de garde, deux navires d’investigation, un bâtiment de débarquement de chars, un navire-citerne et un remorqueur. Participent également à la campagne la Chine, avec une corvette, ainsi que la Norvège et le Danemark, avec deux frégates. C’est le capitaine de premier rang Oleg Pechkourov qui dirige l’état-major.

L’opération se déroule en deux étapes. La première se passe sur terre : les Syriens apportent leurs armes chimiques dans le port de Lattaquié à l’aide de 75 véhicules blindés livrés par les Russes au mois de décembre 2013. À Lattaquié, c’est la deuxième étape qui commence : les armes sont transférées en bateau jusqu’à la côte italienne. Là, les armes sont chargées sur les navires américains où leur destruction est censée avoir lieu.

La mission des Russes consiste à assurer la sécurité du transport des armes sur mer : leurs navires accompagnent les bateaux-citernes chargés d’armes tout au long de leur traversée. Ainsi, le 7 janvier dernier, le croiseur russe Pierre le Grand et la corvette de garde chinoise Yan Chen ont accompli la mission de raccompagnement du navire danois Arc Futura, qui transportait le premier lot d’armes chimiques de la Syrie vers l’Italie.

La tâche pourrait paraître facile, mais il n’en est rien : les Russes doivent, avec leurs collègues étrangers, veiller à ce que les armes ne finissent pas dans l’eau et à ce que les marins ne soient pas contaminés. Leur mission consiste aussi – et surtout – à éviter que des terroristes ne s’emparent du chargement. Car rien ne permet de penser que ces derniers n’envisagent pas, en ce moment même, de faire avorter l’opération afin de décrédibiliser les pays chargés de l’évacuation. Pour contrer des attaques éventuelles, la Russie a recours à des navires capables de contrôler la situation sur mer, mais aussi dans les airs et sous l’eau.

Parfaitement conscient de l’importance de sa responsabilité dans cette mission, le ministère russe de la défense y consacre toutes les ressources nécessaires. Actuellement, c’est le croiseur Amiral de l’Union soviétique Nikolaï Kouznetsov de la flotte du Nord qui s’apprête à prendre le relais du croiseur Pierre le Grand. L’Amiral ne viendra pas seul : il sera accompagné par un destroyer, un bâtiment de débarquement de chars, un bateau-citerne et un remorqueur. La flotte russe de la mer Noire, de son côté, envoie en soutien de l’Amiral quatre bâtiments de débarquement de chars supplémentaires.

L’opération que la Russie effectue en ce moment en Méditerranée est d’une importance cruciale pour le monde entier – pourtant, la presse occidentale n’en dit pas un mot. Surprenant, n’est-il pas ?

1 commentaire

  1. Surprenante, la conclusion de l’article. L’auteur ne cherche même pas à cacher sa haine anti-Occident. C’est très soviétique. Et qui nous dit que le reste du texte n’est pas un mensonge de propagande ? Peut-être que les Russes en profitent pour planquer quelques armes sur leur croiseur, pour les restituer ensuite au tyran. Après tout ce sont ces mêmes Russes qui ont livré à la famille Assad les technologies et l’équipement pour la production des armes chimiques ainsi que les vecteurs.

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