Manger japonais à Moscou

Selon les données du centre d’information de l’ambassade japonaise, il y a plus de 300 établissements, à Moscou, qui proposent dans leurs menus des plats inspirés de la cuisine japonaise. Seule une infime partie d’entre eux offrent de véritables recettes du pays du soleil levant.

La vague des cuisines exotiques a rattrapé Moscou : les plats japonais, chinois, indiens, thaïs et autres sont devenus très à la mode. Les premiers restaurants japonais étaient inabordables pour le commun des Moscovites. Puis les chaînes de Yakitoria et Gino-Taki sont apparues, et ont fait des sushis et sashimis des plats de fast-food bon marché. Les bénéfices attribués à la cuisine japonaise ont joué leur rôle. Manger japonais permet, paraît-il, de conserver une bonne santé et une silhouette svelte.

Les Japonais eux-mêmes se retrouvent dans plusieurs restaurants chics, où l’atmosphère et la qualité correspondent mieux à leurs exigences. Les connaisseurs disent que les repas japonais ne peuvent pas être bon marché à cause des produits utilisés. Habituellement, dans ces établissements, l’addition minimale atteint 100 dollars par personne, sans les boissons. Parmi ceux-ci, le Tokyo fut l’un des premiers à faire venir un chef cuisinier du Japon. Sapporo à Prospekt Mira est connu pour son plat de shyabu-shyabu parfait. Kamakura donne le plus grand choix de sushis. Dans sa carte, on trouve aussi des plats avec de la viande. Le dernier né, Uni, se décrit comme un restaurant de cuisine gastronomique et offre 50 sortes de saké, saké avec or y compris. Les restaurants Sushi Vesla, Icheban Bashi, les sushi-bars Sushi-House, Planeta Sushi, etc, forment un autre groupe (addition de 20 à 70 dollars par personne). Ils sont moins chers grâce à leur politique plus démocratique et leurs offres spéciales. Par exemple Sushi-House, sur la Tverskaïa, offre le meilleur business-lunch à la japonaise, avec six formules au choix pour 250 roubles.

Souvent, les nombreux restaurants soi-disant japonais s’adaptent trop au goût russe, allant jusqu’à offrir des sushis à la mayonnaise ou des chachlyks à la géorgienne, qui n’ont pas grand-chose à voir avec les repas japonais. Une chose est sûre : les sushis sont devenus les favoris pour les déjeuners au bureau, prenant même le pas sur la pizza !

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