Jacques Farge : « Nous allons adhérer au réseau des chambres de commerce et d’industrie »

Depuis plus de vingt ans, Jacques Farge a largement contribué à donner aux entreprises française du secteur pharmaceutique (Aventis, Rhône-Poulenc, Roussel) une place de leader en Russie. Depuis 2003 il assume la présidence du Club France et explique au Courrier de Russie les prochains axes de développement du club d’affaires français.

Sanofi_Aventis_D_Felix. Jacques Farge a largement contribué à donner aux entreprises française du secteur pharmaceutique (Aventis, Rhône-Poulenc, Roussel) une place de leader en Russie.

Le Courrier de Russie : Pouvez vous nous rappeler les missions du Club France ?

Jacques Farge : Depuis sa création, le Club France a prouvé son utilité comme lien au sein de la communauté d’affaires francophone en Russie et comme interlocuteur majeur dans le dialogue franco-russe en particulier en ce qui concerne le climat d’investissement. Il informe ses membres et tous ceux qui le questionnent et entend favoriser la présence des entreprises françaises en Russie. En 2006 nous avons établi des liens avec l’Association des managers russes dirigée par le gouverneur de la région de Tver en créant un programme d’actions communes dont la première étape a été la rencontre du 20 janvier dernier à Moscou.

LCDR : Il est désormais notoire que le club va changer de structure et assumer de nouvelles missions. Pouvez vous nous en dire davantage ?

J. F. : D’ici quelques semaines nous allons adhérer officiellement au réseau des chambres de commerce et d’industrie et devenir ainsi la Chambre de commerce et d’industrie française de Moscou. C’est la décision la plus lourde et la plus engageante qu’ait pris le Club qui partagera désormais des responsabilités avec la mission économique comme l’accueil des entreprises. Cela nous permettra aussi de renforcer les contacts informels que nous avons déjà avec des organismes comme le RSPP (patronat russe).

LCDR : Qu’est-ce qui, selon vous, explique que la France n’occupe que la 7è place pour les investissements en Russie derrière l’Italie?

J. F. : C’est en partie parce que les PME sont insuffisamment nombreuses, mais cela dépend peut-être aussi de l’image de la Russie en France. Le fait que celle-ci ne soit pas très bonne constitue un frein pour les investissements de long terme. Par ailleurs Le Club France a réalisé en 2004 et 2005 deux missions d’information pour sensibiliser les autorités françaises aux problèmes de nature à freiner les investissements en Russie, en particulier celui de la protection de la propriété intellectuelle et celui de celui de l’obtention des visas pour les résidents. Je peux d’ailleurs vous dire que des visas multi entrées de cinq ans sont désormais accessibles et que le club jouera bientôt un rôle majeur pour aider à leur obtention.

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