Étudier en France, mode d’emploi

La France est le troisième pays, après les Etats-Unis et la Grande Bretagne, à accueillir un grand nombre d’étudiants étrangers – plus de deux cent mille chaque année. Il est étonnant que le taux des étudiants russes ne représente que 1,2% de ce chiffre. Et on espère que Campus France, agence de promotion de l’enseignement supérieur en France qui a pris la suite d’Edufrance en mai dernier, contribuera à faire évoluer cette situation. Son représentant, Igor Siniatkine, donne des conseils pour organiser dans les meilleures conditions un départ et des études en France.

© Таисия Шайдарова / Школа Photoplay: Campus France; Igor Siniatkine
Igor Siniatkine. Crédits : Taissiya Chaydarova / Ecole « Photoplay »

Le Courrier de Russie : Les étudiants russes qui souhaitent étudier en France sont-ils obligés de passer par Campus France ?

Igor Siniatkine : Désormais, oui. Tous les étudiants russes qui souhaitent étudier plus de trois mois en France doivent déposer un dossier électronique sur notre site, dans lequel ils décrivent leur parcours universitaire, exposent leur projet et leurs motivations, et précisent quels sont les établissements français qui les intéressent.

LCDR : Les étudiants russes peuvent-ils s’adresser à Campus France pour les guider dans ces démarches ?

Igor Siniatkine : Bien sûr. Avant de remplir le dossier, il est vivement conseillé de prendre rendez-vous pour une consultation gratuite dans nos agences. Ce service doit aider les étudiants dans le choix de l’établissement qui convient le mieux à leur profil et les guider dans les moindres détails de la procédure d’inscription.

LCDR : Quelle est la date limite de dépôt des dossiers électroniques ?

Igor Siniatkine : Les étudiants qui souhaitent intégrer la première ou la deuxième année d’études universitaires (Licence 1 et 2) à partir de septembre 2008 doivent impérativement déposer leurs dossiers avant le 31 janvier 2008, date unique et obligatoire pour tous les étudiants étrangers. Dans tous les autres cas, il est fortement conseillé d’avoir rempli son dossier électronique avant le mois de mars.

LCDR : Les étudiants peuvent-ils effectuer des demandes auprès de plusieurs établissements ?

Igor Siniatkine : Officiellement, il n’existe pas de limite au nombre d’établissements demandés, mais nous ne conseillons pas vraiment aux étudiants de multiplier leurs demandes à l’infini. Le fait de postuler pour une centaine d’universités, grandes écoles ou instituts provoquerait l’inverse du but recherché en donnant une impression de manque de sérieux et de rigueur. Une dizaine d’établissements me semble un chiffre maximum raisonnable.

LCDR : Une fois le dossier rempli, que fait-on ?

Igor Siniatkine : Les étudiants doivent ensuite verser la somme de 2 750 roubles (77 euros) sur le compte du Centre culturel français, par virement bancaire. A la réception de cette somme, les candidats sont convoqués pour un entretien qui permet de vérifier et préciser les informations contenues dans les dossiers, afin d’étudier en profondeur la viabilité des projets académiques et professionnels. Si cet entretien se déroule de façon satisfaisante, les dossiers des candidats peuvent alors être soumis aux représentants des établissements français.

LCDR : Quand les étudiants sont-ils informés des résultats ?

Igor Siniatkine : S’ils souhaitent entrer au niveau Licence (troisième année universitaire), la réponse arrive avant le mois de juin. Pour l’admission en Master, les étudiants peuvent attendre les résultats jusqu’en juillet, voire en septembre.

LCDR : Quelle sera alors la démarche à suivre en cas de réponse positive ?

Igor Siniatkine : Il ne restera plus à l’étudiant qu’à obtenir un visa long séjour auprès des services consulaires de l’ambassade de France. Les collaborateurs du Consulat ont également accès aux dossiers électroniques et nos remarques sont prises en compte lors de la décision finale d’attribution des visas.

LCDR : Est-il indispensable d’avoir un niveau de français avancé pour pouvoir étudier en France ?

Igor Sinitakine : Pas forcément. Certains établissements proposent des cursus en anglais. Il existe aussi des universités qui accueillent les étudiants dès le niveau B1. En revanche, le diplôme approfondi de langue française (DALF) est souvent indispensable pour les étudiants qui postulent au Master II, particulièrement pour des disciplines telles que le Droit ou les sciences humaines.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *