Nouveau coup d’éclat de Pussy Riot

Selon les déclarations faites sur le blog de Pussy Riot les activistes protestaient contre le rapprochement de l’Eglise et de l’Etat : « cela nous fait vomir de voir que le patriarche fait de la propagande pour Vladimir Poutine de manière ehontée.


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Le collectif punk-rock féministe Pussy Riot a fait le 21 février une « prière d’intercession » dans la cathédrale du Christ Sauveur, interrompue par les gardiens de la cathédrale et des paroissiens. La vidéo, avec la chanson « Sainte Vierge, chasse Poutine » a été diffusée dès le lendemain, provoquant différentes réactions au sein de l’Eglise orthodoxe.

Pussy Riot

Selon les déclarations faites sur le blog de Pussy Riot les activistes protestaient contre le rapprochement de l’Eglise et de l’Etat : « cela nous fait vomir de voir que le patriarche fait de la propagande pour Vladimir Poutine de manière ehontée. Il lui donne du « Monsieur le Président » en disant que ce dernier a redressé le cours de l’histoire ». Si Poutine a réparé quoi que ce soit, ce serait surtout les poches de son entourage et celles de Kirill ». Selon Séraphima, une des membres du groupe, « puisque les manifestations pacifiques de centaines de milliers de gens ne donnent pas de résultat immédiat, on va supplier la Vierge de chasser Poutine le plus vite possible ».

Le « concert » a suscité différents échos au sein de l’Eglise. Le diacre Andreï Kouraev a écrit sur son blog qu’il aurait proposé « des crêpes  et de la medovoukha (boisson alcoolisée à base de miel)  » aux chanteuses parce que, durant la période de Maslenitsa, il est normal qu’il y ait de « pareilles boutades ». Il a aussi ajouté que tout ce qui s’était passé dans la cathédrale avait respecté la loi.

Vladimir Légoïda, le président du département de l’information de l’Eglise orthodoxe, en commentant l’action de Pussy Riot sur sa page Facebook, a qualifié la démarche de « vile » et dit qu’il avait pitié de ces « pauvres filles parce qu’elles ne savent pas ce qu’elles font ».  En parlant des « commanditaires de cette action », le président a jugé qu’il était nécessaire qu’ils répondent de « ce sacrilège » devant la loi.

« Poutine a fait dans son froc », la dernière action de Pussy Riot, s’était déroulée le 20 janvier sur la place Rouge.  Les 8 activistes avient été interpellées par la police moscovite.