Berlin : Gorbatchev met en garde contre une nouvelle guerre froide (discours intégral)

“Au lieu de devenir le leader des changements dans le monde global, l’Europe est devenue une arène de secousses politiques, de rivalité pour les sphères d’influence et, finalement, de conflit armé”


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L’ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev était en visite à Berlin pour la commémoration de la chute du mur : dans un discours prononcé le 9 novembre il met en garde contre une nouvelle guerre froide et rappelle les promesses faites par les pays occidentaux il y a 25 ans, avant de finalement prendre la défense de Vladimir Poutine. Voici l’intégralité de son intervention.

Mur de Berlin / Nina Fasciaux
Mur de Berlin / Nina Fasciaux

« Nous célébrons aujourd’hui le vingt-cinquième anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui divisait l’Allemagne, et pas seulement l’Allemagne – c’était, pour toute l’Europe, un nerf à vif de la politique.

Des événements historiques qui se révèlent par la suite inévitables peuvent paraître inattendus à ceux qui les vivent. Rappelons-nous l’intensité avec laquelle se sont déroulés, alors, les processus de ces changements. La réunification de l’Allemagne a été possible parce qu’elle avait été préparée par de profonds changements en politique mondiale et dans la conscience des gens. Il y a d’abord eu les Accords d’Helsinki, qui ont représenté un pas considérable dans le rapprochement des peuples et de la politique. Les changements que la pérestroïka a imprimés en Union soviétique ont aussi eu une énorme influence. En prenant nous-mêmes la voie des réformes, de la glasnost et de la liberté, nous ne pouvions par la fermer aux pays d’Europe centrale et orientale.

Nous avons dénoncé la doctrine de Brejnev, reconnu l’indépendance de ces États et leur responsabilité face à leurs peuples. Quand les dirigeants de ces États sont venus aux funérailles de Tchernenko [Secrétaire général du parti communiste de l’URSS de 1984 à 1985, ndlr], je venais de prendre mes fonctions de secrétaire général, et, en réunion fermée, nous leur avons dit : il faut que vous sachiez que vous répondez de toute la politique de vos États, et que vous êtes responsables face à vos peuples.

Je leur ai dit : « Vous devez savoir que nous n’interviendrons pas dans vos affaires intérieures »

Et j’ai observé, sur les visages, des réactions diverses – de la compréhension, mais aussi des doutes. Sous l’influence des changements que connaissait l’Union soviétique, les processus politiques intérieurs se sont accélérés chez nos voisins – les citoyens de la CEI ont exigé que la situation évolue aussi dans leurs pays. Des milliers de gens se trouvaient en permanence sur les places publiques. La compréhension et la compassion des pays d’Europe centrale et orientale étaient évidentes pour tous. Nous le comprenions – les choses devaient changer. Nous devions ouvrir la voie à une réunification des Allemands.

Dans plusieurs pays européens, des craintes se sont exprimées quant à ce processus d’unification – notamment par les voix de Margaret Thatcher et François Mitterrand, et on pouvait les comprendre. Au moins parce que les souvenirs de la tragédie de la Seconde Guerre mondiale n’étaient pas effacés : c’est précisément ce qui explique la prudence des responsables politiques de ces pays. Et ces craintes étaient présentes aussi dans notre pays, qui a perdu dans l’agression hitlérienne le plus grand nombre de victimes. Ainsi, quand le processus d’unification s’est enclenché, certains se sont dit : c’est très simple, autant que de trancher une pastèque ou un melon avec un couteau aiguisé.

Mitterrand, avec qui nous étions liés par une grande amitié, est venu spécialement pour que nous en parlions. Il m’a dit : «  Nous voyons que les Allemands attendent une solution, ils ne quittent plus la rue. Qu’as-tu l’intention de faire ? » Je comprenais que ce problème ne pourrait être résolu sans nous. Margaret Thatcher a pris fermement position contre la réunification – pour elle, ce processus engendrerait une nouvelle menace. Les Américains, pour leur part, étaient du même avis que nous : nous ne pouvions nous soustraire à la prise de décisions mûres.

Mur de Berlin / Nina Fasciaux
Mur de Berlin / Nina Fasciaux

Les événements se sont enchaînés de façon impétueuse, avec le peuple pour personnage principal : ces gens qui exigeaient des changements et exprimaient leur volonté de vivre dans un pays uni. Lors d’une réunion des dirigeants soviétiques en janvier 1990, nous avons débattu de la situation qui s’était établie, et nous sommes parvenus à la conclusion suivante : l’URSS ne devait pas empêcher la réunification. C’était au moment de la célébration des 40 ans de la formation de l’Allemagne de l’Est, et la question s’est posée : devais-je m’y rendre ? Et j’ai estimé que précisément à de tels moments, il fallait y aller. Les conclusions que j’en ai rapportées à Moscou ont été foudroyantes. J’ai vu le désarroi des dirigeants, j’ai compati pour eux. Mais lors de la retraite aux flambeaux où toutes les 28 régions étaient représentées, les gens marchaient dans les rues, emplis de décision et de volonté de changer les choses. L’état d’esprit révolutionnaire était sensible. À mes côtés, dans la tribune, se trouvaient le président polonais et son Premier ministre Rakosvki. Rakosvki s’est rapproché de moi et m’a dit : « Mikhaïl Sergeïevitch, connaissez-vous l’allemand ? » Je lui ai dit : « Assez pour comprendre ce qui se passe en ce moment même ? Oui ! » Il a dit « Mais c’est la fin ! » Je lui ai répondu : « Oui : de grands changements nous attendent. »

Nous considérions, en Union soviétique, que tout devait se passer de façon à répondre aux intérêts des Allemands eux-mêmes, mais aussi de toute l’Europe ainsi que de notre pays.

Et je suis convaincu aujourd’hui que la bonne décision a été prise. Si nous nous étions soustraits à une estimation réaliste des choses, les événements auraient pu prendre une tournure dramatique. Nous avons emprunté une voie qui exigeait des solutions politiques, une diplomatie active. Le plus difficile s’est avéré être la question de l’entrée de l’Allemagne réunifiée dans l’OTAN : nous avons dû mettre au clair nos rapports avec les Américains. J’étais pour une Allemagne neutre. Le président Bush a protesté : « Vous avez peur des Allemands, ou quoi ? Alors il faut les intégrer, les enraciner dans l’OTAN et les contrôler. » J’ai répondu : « Pour moi, votre réaction dit que c’est vous, qui avez peur des Allemands. »

Diverses options ont été débattues, et nous nous sommes accordés pour dire que si nous octroyions aux Allemands une souveraineté totale, ils seraient capables de résoudre cette question eux-mêmes. Nous avons alors découvert que les Américains travaillaient depuis longtemps à persuader les dirigeants de l’Allemagne de l’Ouest qu’ils devaient rester dans l’OTAN. Nous ne pouvions soutenir une telle voie qu’à la condition que les intérêts de l’Union soviétique soient aussi pris en compte. Cela a exigé des négociations tendues.

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Mur de Berlin / Nina Fasciaux
Mur de Berlin / Nina Fasciaux

L’accord de régulation définitive a fixé les dispositions suivantes : sur la présence des troupes soviétiques sur le territoire de l’ex-RDA pendant la période de transition et sur la non-installation sur ce même territoire de troupes étrangères de l’OTAN à la fin de cette période de transition ; sur la non-installation de l’arme nucléaire, sur une réduction significative des forces armées de la RFA. Il s’agissait d’obligations sérieuses, et elles ont été respectées sur toute la durée de la période qui a suivi. Au cours de ces années, les Allemands ont prouvé leur attachement à la paix et à la démocratie, et le gouvernement de l’Allemagne a agi sur l’arène internationale, dans l’ensemble, de façon constructive et responsable. Jusqu’à présent, tout ce processus est débattu, jusqu’à présent, des points de vue divers sont exprimés. Je pense que l’histoire fournira une haute estimation des agissements des dirigeants politiques de cette époque, mais c’est aussi une leçon pour les jours présents, alors que nous sommes confrontés à de nouvelles complications. Toutes les questions difficiles peuvent être résolues par la voie politique et diplomatique.

Il semblait, lors du sommet de Paris, que l’Europe allait devenir un exemple à suivre, en créant un système fiable et solide de sécurité interdépendante et en devenant le leader des solutions politiques du monde global. Mais les événements ont pris un autre chemin. La politique européenne et la politique mondiale n’ont pas supporté les épreuves du renouvellement, des conditions nouvelles du monde global d’après la Guerre froide. Je dois constater aujourd’hui que, depuis le moment de la création de notre forum, nous ne nous étions jamais encore réunis dans une situation si tendue et si dangereuse. Les événements sanglants en Europe et dans le Proche Orient sur fond d’interruption, en pratique, du dialogue entre les grandes puissances sont extrêmement alarmants.

Le monde est au bord d’une nouvelle guerre froide, et certains disent qu’elle a déjà commencé.

Et on ne voit pas, dans cette situation très explosive, le rôle ni les actes concrets du principal organe international – le Conseil de sécurité de l’ONU. Qu’a-t-il fait pour arrêter les tirs et la mort de gens ? Il était indispensable d’agir de façon décidée : estimer la situation, élaborer un programme d’actions communes – mais cela n’a pas été fait et n’est pas fait en ce moment. La question s’impose : pour quelle raison ?

Je pense que tous mes plus proches compagnons seront d’accord : je caractériserais ce qui s’est passé au cours de ces derniers mois de collapse de la confiance. Cette confiance que nous avions créée avec tant de peine et d’efforts au sortir de la Guerre froide, cette confiance sans laquelle les relations internationales sont tout bonnement impensables dans le monde global. Mais ce serait une erreur de ne relier cela qu’aux événements de ces derniers mois. Je dois être honnête. La confiance n’a pas été rompue hier – elle l’a été il y a bien plus longtemps.

Les racines de la situation actuelle remontent aux événements des années 90.

La fin de la Guerre froide n’était que le début du chemin vers une nouvelle Europe et vers un ordre mondial plus sûr. Mais au lieu de mettre en place des mécanismes et des institutions de sécurité européenne, les pays de l’Occident, et plus particulièrement les États-Unis, se sont proclamés vainqueurs dans la Guerre froide.

Les dirigeants du monde occidental ont été frappés d’euphorie, de triomphalisme. Ils se sont servis de l’affaiblissement de la Russie, de l’absence de contrepoids, l’Europe et les États-Unis ont manifesté une prétention au monopole du leadership et à la domination sur le monde. Les propositions avancées par beaucoup de ceux ici présents n’ont pas été entendues.

Les événements de ces derniers mois sont la conséquence d’une politique de courte vue – d’imposition de sa volonté propre, du fait accompli, d’ignorance des intérêts des partenaires. J’énumérerai en pointillés : élargissement de l’OTAN, Yougoslavie, Kosovo, plans de défense anti-missiles, Irak, Libye, Syrie… Pour parler de façon imagée, un abcès est apparu, qui s’est transformé au cours de ces derniers mois en plaie sanguinolente et suppurante. Et qui souffre le plus de ce qui se passe ? Je pense qu’il ne peut pas y avoir deux avis : c’est notre maison commune – l’Europe.

Au lieu de devenir le leader des changements dans le monde global, l’Europe est devenue une arène de secousses politiques, de rivalité pour les sphères d’influence et, finalement, de conflit armé.

Cela a pour effet l’affaiblissement de l’Europe, alors même que d’autres centres de force et d’influence gagnent en puissance et en dynamisme. Si cela continue ainsi, l’Europe perdra sa voix forte dans les affaires mondiales, et on cessera de l’écouter jusque chez elle. Tout cela s’est exprimé négativement aussi dans les relations entre la Russie et l’Allemagne. Il existe des signes indiquant que la poursuite de la ligne actuelle risque de porter des dégâts de long terme à nos relations, qui étaient jusqu’à présent exemplaires. Mais enfin, il ne peut pas y avoir d’Europe sûre sans partenariat russo-allemand. Faut-il appeler Bismarck en consultation ? Que les Allemands y pensent. Mais comment pouvons-nous trouver une issue à cette situation ?

Mur de Berlin / Nina Fasciaux
Mur de Berlin / Nina Fasciaux

L’expérience des années 80 témoigne du fait que même les situations qui semblent les plus désespérées ne sont pas sans issue. La situation dans le monde, alors, n’était pas moins explosive ni dangereuse qu’aujourd’hui. La menace nucléaire était déjà une réalité, mais nous avons pu inverser la situation. Non seulement normaliser les relations, mais aussi mettre fin à la confrontation, à la Guerre froide – et là réside le mérite politique des dirigeants de ce temps. Il est possible de retourner les tendances négatives. L’important, pour y parvenir, c’est la volonté politique et un juste établissement des priorités. On a vu apparaître aujourd’hui les premiers signes d’un rétablissement du dialogue. De premiers résultats, pour l’heure discrets et fragiles, ont été atteints : je veux parler des négociations tripartites sur le cessez-le-feu en Ukraine et de l’interruption du processus d’intensification des sanctions réciproques.

Je veux vous inviter, vous et tous les autres responsables politiques, et surtout ceux qui sont à la tête de gouvernements, à prêter une attention soigneuse à la récente intervention de V. Poutine sur le forum de Valdaï. Malgré toutes les formulations tranchantes et critiques à l’égard de l’Occident et des États-Unis, j’ai vu dans son discours l’aspiration à trouver un chemin vers la réduction de la tension et, en perspective, la création de bases nouvelles pour des relations de partenaires. Et il faut passer le plus vite possible de la polémique et des accusations mutuelles à la quête de points de convergence, et mener les choses jusqu’au démontage progressif des sanctions, qui nuisent aux deux côtés. Avant tout, il faut annuler ce que l’on appelle les « sanctions personnelles » contre les personnalités politiques et parlementaires, afin que ces derniers puissent s’unir dans la recherche de solutions mutuellement acceptables. Une des orientations de l’interaction peut être l’aide à l’Ukraine dans le dépassement des conséquences de cette guerre fratricide et le rétablissement des régions qui ont souffert.

Je pense que l’on peut isoler deux orientations où le dialogue est de nécessité vitale, et où il a subi le plus de dommages. C’est, premièrement, la collaboration et la solution des problèmes globaux. Deuxièmement, il s’agit de la sécurité commune européenne. Car je pense que nous nous sommes de nouveau convaincus, aujourd’hui, que la sécurité européenne ne peut être que commune. Aucune tentative  de résoudre ce problème par le biais de l’OTAN ou de la politique de défense de l’UE ne peut donner de résultats positifs. Au contraire, elles sont même contre-productives.

Il ne peut y avoir qu’une seule conclusion : il faut revenir aux plans et aux dessins de construction d’un système de sécurité européenne qui fournirait des certitudes et des garanties à tous ses participants. Il faut reconnaître que l’OSCE n’a pas rempli cette mission. Cela signifie-t-il qu’il faille la détruire et créer à la place quelque chose de nouveau ? Je ne le pense pas.

D’autant moins que l’OSCE s’est actuellement lancée dans l’exécution de sérieuses fonctions de contrôle en Ukraine. En leur temps, des responsables politiques comme l’ex-ministre des affaires étrangères de RFA Hans-Dietrich Genscher ont avancé l’idée de la création d’un conseil de sécurité pour l’Europe. Je partageais leur approche. L’initiative de l’ex-président Dmitri Medvedev, qui envisageait la création d’un mécanisme de diplomatie préventive en Europe, allait dans la même direction. Pourquoi ces idées, les unes et les autres, ont-elles été remisées aux archives ?

Les coupables sont évidemment, en premier lieu, les dirigeants.

Mais nous et vous aussi. La pression sur la politique est toujours productive quand les institutions citoyennes agissent activement – européennes aussi bien que globales. Il faut aujourd’hui une initiative commune, il faut relancer la construction de notre maison européenne commune. Je propose de réfléchir, lors de notre forum, à la forme qu’elle peut prendre.

Je n’ai pas, de nature, tendance au pessimisme, je me suis toujours qualifié moi-même d’optimiste, mais il faut reconnaître que la situation aujourd’hui est telle qu’il est difficile de rester optimiste. Et pourtant, il ne faut pas céder à la panique, au désespoir, se soumettre à l’inertie négative : cela risquerait de nous entraîner dans un abîme duquel nous ne pourrions plus nous extraire. L’expérience amère de ces derniers mois peut être refondue en volonté et en dialogue de collaboration. Je veux lancer cet appel à nos dirigeants, et à vous, mes amis : je vous en prie – pensons, proposons, agissons ensemble.»

  1. Louis Habib-Deloncle

    Le discours de M. Gorbatchev est marqué au coin du bon sens.
    Il est dans la même tonalité que celui, non moins sensé, de V. Poutine au forum de Valdaï.
    Vouloir faire passer la Russie comme l’agresseur machiavélique de l’Ukraine afin de restaurer l’empire tsariste est purement infantile.
    La responsabilité de l’Union Européenne est écrasante: d’abord parce qu’en se proclamant détentrice de valeurs universelles, elle se pose en donneuse de leçon de façon très sélective; ensuite parce que cette posture est contestée à juste titre par les pays non européens qui n’ont pas de leçon de morale universelle à recevoir de nous; de plus cette posture morale éloigne nos dirigeants de la perception des réalités.
    Vouloir détacher l’Ukraine de la Russie malgré 2000 Kms de frontière et mille ans d’histoire commune pour l’arrimer exclusivement à l’Union Européenne relève de l’absurdité et de l’utopie dangereuse. Quand on entend parler d’un nouveau rideau de fer entre l’Ukraine et la Russie, tous les Européens qui ont lutté pendant 35 ans pour abattre le précédent entre l’Europe de l’Ouest et de l’Est devraient s’insurger contre cette perspective.
    Pourquoi faut-il attendre le déchirement du pays et les 4 000 Morts du Donbass pour voir resurgir l’idée intéressante d’une Ukraine, pays passerelle entre la Russie et l’UE? Comment peut-on s’imaginer parvenir à un règlement de la crise en mettant M. Poutine et la Russie sous sanctions comme un mauvais élève qu’on envoie au coin lorsqu’il n’est pas sage.
    Que la Pologne et les pays baltes, qui ont certes des souvenirs cuisants de la domination soviétique aient réussi à pousser les institutions de l’Union à une politique de rupture avec la Russie comme si on était encore en 1945, avec d’abord l’installation de missiles de l’Otan pointés sur Moscou puis le soutien aux putchistes de Maïdan en dit long sur l’absence de vision et de leadership des institutions bruxelloises. Si l’Union Européenne s’était abstenue de provoquer la Russie sur l’Ukraine, la crise aurait été évitée et l’intégrité territoriale de l’Ukraine préservée au prix de quelques ajustements institutionnels.
    Il n’est que temps de lever ses sanctions inutiles et inopérantes et de s’asseoir à la table des négociations sur la sécurité européenne en mettant tout sur la table, les enjeux, les craintes mais aussi l’extraordinaire potentiel d’un accord sur la sécurité, la paix et la prospérité dans le monde

  2. Hervé

    C’est vrai que l’Union Européenne n’a pas de diplomatie complètement indépendante des USA mais elle ne se coordonne vraiment que depuis moins de 10 ans alors il faut lui laisser du temps pour s’affirmer. C’est vrai qu’il est difficile de discuter avec les USA qui n’agissent que dans leurs intérêts parfois à trop court terme. La situation à la suite de l’effondrement de l’URSS était bien trop dangereuse pour qu’ils ne prennent pas rapidement quelques avantages stratégiques. Maintenant, il est faux de croire que rien ne peut changer, mais il faut y mettre un peu de bonne volonté de toutes parts. Aux USA et à l’Europe de redéfinir l’OTAN qui a été une réussite mais qui n’est plus adaptée. A la Russie et à Poutine de considérer l’union Européenne comme un vrai partenaire y compris dans les discussions politiques et ne plus faire que du bilatéral. A l’union européenne d’être plus généreuse vis à vis de l’Ukraine qui s’effondre économiquement. A l’Ukraine d’être patiente (tout en étant déterminée) sur le Donbass et de rétablir le paiement des fonctionnaires de l’enclave pour faire perdurer une continuité territoriale mal menée. A tous de trouver des solutions intelligentes pour avancer pas à pas vers 1) la résolution des nouvelles guerres gelées du Donbass, de la transnistrie, de l’Abkhasie et de l’Ossétie du sud. 2) Le développement des échanges multilatéraux avec des règles économiques acceptables par tous (pas seulement les USA et autres anglo-saxons). Il ne faut pas désespérer mais pour cela il faut avoir des objectifs clairement définis et prendre le temps de les atteindre pas à pas. Je ne vois pas encore la définition des objectifs mais je reste positif. Et encore chapeau à Gorbatchev pour ce qu’il a fait lorsqu’il était au pouvoir.

  3. zecorsair

    bonsoir à tous…Sir Gorbatchev (car à mes yeux il est un des dernier Monsieur à mériter ce titre encore vivant) a tant fait pour que notre monde puisse aller de l’avant en paix…. et ce qu’il dit là est tellement plein de bon sens!!! je suis écoeuré de me rendre compte qu’effectivement l’occident s’est servi de la chute du mur comme un trophée triomphant…. s’ils avaient pu avoir ne serrait ce que 2 sous de jugeotte…. et là on en est avec les souci de la syrie, de l’iran, de l’ukraine… qui seraient inexistant si l’on avait un temps soit peu accordé à chacun sa place en ce bas monde…. j’avoue ne pas du tout etre en accord avec bachard, mais pour ce qui est de poutine ou de l’iran, désolé, mais de nier leur place revient à faire fi de l’histoire….. triste monde…. que laisseraons nous à nos enfants et petits enfants…… bien à tous, bonne journée.

  4. Melusine

    La France doit quitter l’OTAN et ne pas se ranger avec les russes…ce n’est pas exemplaire d’être mouton d’un pays qui flirte avec un passé de plus de 30 ans de communisme et avec un dirigeant cachottier qui cherche à tout prix à avoir le beau-rôle. Il faut avoir de la personnalité et du caractère pour avancer vers le sens du service et réintégrer les valeurs perdues. Nous n’avons pas besoin d’un ancien du KGB pour ce faire. Il suffit de descendre dans les rues et cesser de se plaindre comme un peuple faible.

  5. Defilippi Gerard

    Voila une intervention pleine de bon sens .Tout ces dirigeants europeens sont des carrieristes allant jusqu a sacrifier les peuples sous les bombes et la misere humaine sans chercher les possibles solutions . Tout a ete organise au detriment de la Russie entre US et UE ,pour semer la discorde et le desaroi d un peuple Ukrainien qui compte ses morts sans que le pouvoir d’ Ukraine ne bouge ,Tout est une affaire d olligarques corrompus .Le president Poutine a ouvert la voie au dialogue , sans bon sens et compromis nous revenons au point zero sans solution , les dirigeants de l’ Europe doivent laisser l’orgeuil de cote et leurs avantages tant en nature que financiere et commencer a prendre une position positive et non lucrative pour le bien de l’ humanite tout entiere .

  6. ratel

    cher chris, je suis tout à fait d’accord concernant votre message!!!!

  7. ratel

    notre cher Gorbatchev à raison de nous prévenir sur la situation actuelle!!!!, l’europe ne doit en aucun cas s’éloigner de la russie, notre général
    degaule avait une autre vision avec la russie, la domination américaine se fait rééllement sentir. avec la 2emes guerre mondiale un groupe de chasse nonmé NORMANDIE- NIEMEN ET RUSSE SE SONT BATTUS CONTRE LE NAZISME, me concernant la RUSSIE et un pays frère!!!!!
    le capitalisme s’installe en europe!!!! et cela et inadmissible!!!!!! en FRANCE c’est l’europe qui méne les lois de faire et nepas faire notre président de la république actuel François hollande ne maîtrise plus la situation les américains tirent la ficelle!!!!! bien entendu .

  8. BIMBAUD

    beau discours mais Gorbatchev est bien naif,si il croit que les USA vont accepter de revenir au dialogue il se trompe lourdement.le premier pays terroriste du monde ne peux pas du jour au lendemain changer sa politique qui est la meme qu’HITLER dominer le monde,intervenir partout ou des gouvernements ne lui plaisent pas.La guerre froide dont parle Gorbatchev est un avant gout de la 3ieme guerre mondiale qui risque d’éclater si les peuples n’y prennent pas garde.Depuis la chute du mur de Berlin l’impérialisme yankee et ses alliés de l’union européenne n’ont fait qu’attiser les tensions partout dans le monde,ont renforcés leur présence dans les anciens pays du bloc soviétique,ce qui se passe en Ukraine en est une preuve supplémentaire.Je ne voudrais pas etre pessimiste mais je pense que la chute du mur de Berlin a été le début d’un processus qui va aboutir a la 3ieme guerre mondiale.Le capitalisme en crise n’a pas d’autre solution que de dresser une fois de plus les peuples les uns contre les autres.La résurgence des idées nazies dans nombre de pays est la pour nous rappeler que le ventre est encore fécond d’ou naquit la BETE IMMONDE

  9. orenbuch

    voici un vrai homme,president,on en voient plus des presidents comme lui ,domage

  10. davaite

    Tout cela confirme que nos soi-disants amis le sont certainement moins que ce que nous le pensions.
    Cela confirme encore si besoin est que nous sommes sous tutelle américaine qui font tout pour que l’Europe s’éloigne de la russie.
    Cela confirma aussi que l’OTAN est utilisé à leur seul profit.
    Cela confirme que toute qui ne sert pas leur intérêt est Diable.

  11. Chris

    Un discours plein de bon sens qui malheureusement va à l’encontre de la diplomatie européenne sous complète domination américaine. Il le sait bien, mais tente de remuer les consciences de nos dirigeants européens corrompus, négligents et serviles, une Europe qui curieusement à repris tous les travers bureaucratiques et dictatoriaux de l’URSS, prête à sacrifier ses peuples dans la machine à broyer de la Phynance !
    Mais ont-ils encore une conscience, se sentent-ils encore responsables de notre futur ? Pourquoi ai-je toujours le sentiment qu’ils agissent comme des somnambules, sclérosés dans l’idéologie dépassée d’une Europe colonisée et pourtant revancharde, jouant les éternels seconds couteaux ?

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