La dernière entrevue des deux hommes remonte à juin 2014 à Sotchi


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Plus d’un an après leur dernière rencontre, l’ancien président français Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine se sont entretenus mercredi 29 octobre dans la résidence présidentielle de Novo-Ogaryovo, à l’extérieur de Moscou.

Le chef du Kremlin a tout d’abord félicité l’ancien dirigeant français pour son titre de « Doctor Honoris Causa » de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO), où il avait donné un peu plut tôt dans la journée une conférence. « Comment doit-on vous appeler désormais – M. le Président ou Docteur ? », a plaisanté Vladimir Poutine.

« Je suis très content de te voir, cela fait longtemps, un an… », a enchaîné le président russe, tutoyant ainsi l’ex-chef d’État français. Vladimir Poutine a souligné que sur cette période, beaucoup d’événements avaient eu lieu en Europe, dans le monde et dans les relations bilatérales entre la France et la Russie. « Je suis heureux que nous puissions discuter de tous ces problèmes », a-t-il indiqué.

À son tour, Nicolas Sarkozy a souligné l’importance de surmonter la période de confrontation actuelle. « Même s’il existe des désaccords entre nos deux pays, lorsque nous parlons, nous arrivons toujours à trouver de bons compromis », a-t-il souligné, faisant référence à la période où il était président entre 2007 et 2012.

Selon l’ancien président français, même si les compromis auxquels ils parvenaient n’étaient pas toujours parfaits, « nous étions en tout cas en mesure d’éviter la confrontation », a-t-il ajouté. « Le monde a besoin de la Russie » et la Russie et l’Europe sont « condamnées à travailler ensemble », a-t-il conclu.

Dans la matinée, le président des Républicains a tenu un discours similaire devant les étudiants du MGIMO. Nicolas Sarkozy a appelé les Occidentaux à rompre l’isolement de la Russie, partenaire « incontournable » pour le règlement du conflit en Syrie, et a loué l’action de Vladimir Poutine dans ce pays globalement « plus positive que négative ». L’ancien chef d’État a également plaidé pour la réunion des coalitions américaine et russe dans la crise syrienne. « C’est le seul moyen d’aboutir à une solution politique », a-t-il estimé.

L’ancien président français s’est enfin réjoui des avancées du plan de paix en Ukraine. « À aucun prix, il ne faut une nouvelle guerre froide », a-t-il déclaré. Pour terminer, Nicolas Sarkozy a appelé à la levée rapide des sanctions européennes et américaines à l’encontre de la Russie et à la fin de l’embargo russe sur les produits alimentaires occidentaux.

Le président des Républicains, qui a passé en revue toutes les grandes questions d’actualité, aura cependant laissé en suspens la question d’un étudiant du MGIMO concernant sa possible candidature à l’élection présidentielle de 2017.

La dernière entrevue des deux hommes remonte à juin 2014 à Sotchi.

Crédits photographiques : kremlin.ru