Kalouga : accompagner les investisseurs de A à Я

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«Plus de 10% du nombre total d’automobiles et 3% des camions produits en Russie sont originaires de notre région », Anatoliï Artamonov : rencontre lors d’une interview avec Le Courrier de Russie.

Anatoliï Artamonov

Anatoliï Artamonov

Le Courrier de Russie : En 2008, la région de Kalouga occupait la première place en termes de rythme de développement. Qu’en est-il à l’heure actuelle ?

Anatoliï Artamonov : Nous sommes toujours en bonne position au niveau national en ce qui concerne le rythme de croissance de la production industrielle. D’après les résultats de 2011, notre région occupe la quatrième place en Russie et la première dans le District Fédéral central en termes d’investissements étrangers directs par habitant.

LCDR : A combien se chiffrent les investissements étrangers dans votre région ?

A.A. : Le montant total de ces apports financiers pour la période 2006-2011 a atteint 257,5 milliards de roubles (environ 6,4 milliards d’euros).

LCDR : Au niveau des infrastructures, quels sont les aménagements proposés par votre région ?

A.A. : Les emplacements que nous proposons aux investisseurs au sein de nos parcs industriels affichent un haut niveau d’équipement technique et sont reliés à tous les réseaux énergétiques. Nous avons également construit des réseaux de transport secondaires, des voies ferrées.

Les entrepreneurs peuvent en témoigner : nos infrastuctures leur permettent de réaliser leurs projets plus rapidement et à plus faible coût.

LCDR : D’où proviennent les fonds pour la création de parcs industriels ? Continuez-vous d’investir dans la construction de nouveaux emplacements ?

A.A. : La région compte neuf parcs industriels d’une surface totale de 5,5 mille hectares. Leur construction a été dans un premier temps financée par le gouvernement, environ 1,8 milliard de roubles (environ 42 millions d’euros) venait du budget local. Nous avons également bénéficié d’une aide de la part de Vnecheconombank (banque du développement et de l’économie étrangère russe) qui a investi plus de 7 milliards de roubles dans le développement de nos parcs industriels.

Vue à vol d'oiseau de Kalouga

Vue à vol d’oiseau de Kalouga

LCDR : Quels sont les secteurs industriels les plus développés dans votre région ?

A.A. : En terme de production industrielle, c’est la construction automobile qui occupe la première place avec plus de 40% de la production régionale globale. Volkswagen, Volvo et Peugeot-Citroën-Mitsubishi font notamment partie des grands constructeurs implantés à Kalouga. Plus de 10% du nombre total d’automobiles et 3% des camions produits en Russie sont originaires de notre région.

Nous assistons aussi à un développement important de la production d’appareils et de matériels électriques, qui représentent 22% de la production industrielle régionale. En 2008, par exemple, Samsung a ouvert une usine d’assemblage de téléviseurs. Aujourd’hui, 35% des téléviseurs de la marque coréenne vendus en Russie proviennent de Kalouga.

Nous remarquons également un développement de la métallurgie. Les entreprises installées dans la région de Kalouga produisent des tubes en acier, des structures métalliques, des pièces moulées en fonte et des profilés en aluminium. L’activité de l’usine électro-métallurgique, NLMK-Kalouga, débutera dès 2013. Sans oublier la filière alimentaire tous secteurs, y compris animalier.

Le degré d’efficacité de notre politique d’investissement dépend énormément du caractère des relations entre les investisseurs et les autorités régionales

LCDR : Quels sont les autres pôles de développement dans la région et ceux qui sont en gestation ?

A.A. : Nous abritons sur notre territoire de nombreuses entreprises qui travaillent dans les sphères de la logistique-transport, de la pharmaceutique, de la construction, des technologies de l’information, de l’agriculture, de la production alimentaire et du tourisme. Pour ce qui est du futur, il est fort probable que la venue de nouvelles compagnies dans notre région soit à l’origine de la création de nouveaux pôles.

LCDR : Quelle politique menez-vous afin de décourager la population active de quitter la région ?

A.A. : Nous nous impliquons dans la création de postes de travail intéressants, améliorons les infrastructures des grandes et petites villes, en construisant notamment plus de logements et de services publics, de même que nous perfectionnons notre système de santé et d’aide aux jeunes travailleurs. Nous investissons également dans la modernisation du système de formation des cadres et dans la création de centres de formation.

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LCDR: De quelle manière apportez-vous votre soutien aux nouveaux investisseurs ?

A.A. : Le degré d’efficacité de notre politique d’investissement dépend énormément du caractère des relations entre les investisseurs et les autorités régionales. Nous faisons en sorte que chacun de nos partenaires, indépendamment du montant de son investissement, du secteur dans lequel il opère ou de son origine, reçoive un accompagnement total durant le processus d’implantation.

Pour faciliter cette entreprise, nous avons mis en place des instituts de développement chargés de remplir des fonctions bien précises pour répondre à toutes les inquiétudes et questions des investisseurs.

LCDR : D’autres entreprises étrangères s’apprêtent-elles à s’établir prochainement dans votre région ?

A.A. : Notre région abrite plus de 70 compagnies originaires d’Europe, des États-Unis et d’Asie. C’est également le nombre approximatif de demandes en provenance d’investisseurs étrangers que nous étudions à l’heure actuelle. Notre critère décisif de sélection : la garantie chez l’investisseur d’un système efficace en matière de protection de l’environnement.

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