Tortures dans les prisons géorgiennes

Les Géorgiens sont sortis manifester contre les actes de torture qui ont eu lieu dans la prison numéro 8 de Gldani, dans les faubourgs de Tbilissi.

Mardi 18 septembre, à deux semaines des élections parlementaires du 1er octobre, deux chaînes de télévisions Maestro et TV-9 ont diffusé une série de vidéos montrant des gardiens de la prison battre des détenus et même se livrer à des actes de nature sexuelle à leur encontre avec des matraques.

Dans la nuit du 18 au 19 septembre, des milliers de géorgiens sont sortis dans les rues de Tbilissi et d’autres villes pour exprimer leur fureur et demander au gouvernement de punir les coupables.

C’est un ancien garde de la colonie pénitentiaire, Vladimir Bedoukadze, contre lequel la police géorgienne a déjà lancé un avis de recherche pour le rôle qu’il aurait joué dans l’affaire, qui a fait parvenir les images aux journalistes. Selon les données de l’Union des géorgiens de la Russie, il y a six mois qu’il serait parti pour la Belgique où il aurait obtenu le statut de réfugié politique. Dans son interview à TV-9, Bedoukadze a déclaré que c’était la ministre des affaires intérieures de la Géorgie, Batcho Akhalaïa, qui a donné l’ordre de torturer. Toujours selon l’ancien gardien, la ministre de l’exécution des peines, Khatouna Kalmakhelidze, était au courant. Cette dernière a présenté sa démission.

Le président géorgien Mikhaïl Saakachvilli a réagi fermement : « Toutes les personnes qui ont organisé, exécuté ou permis ces actes seront punies ». Sans parler ouvertement de ceux qui ont commandé la vidéo, Kalmakhelidze a pourtant déclaré que cette affaire émanait de « certaines personnes politiquement motivées » faisant allusion à l’opposition.

La prison de Gldani est la plus grande prison de la Géorgie. Environ quatre mille détenus y purgent leur peine. Le procureur général, Mourtaz Zodelava, a déclaré que dix personnes avaient déjà été arrêtées, dont le directeur et le vice-directeur de la prison. Selon la police, il ne s’agit pas d’un cas unique et une grande partie des enregistrements n’ont pas été montré au public vu les images choquantes qu’ils contiennent.

Une réflexion au sujet de « Tortures dans les prisons géorgiennes »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>