Lors de sa visite à Londres, le président russe a appelé le tribunal à ne pas être trop sévère contre les trois membres de Pussy Riot, mises en examen suite à leur concert dans la cathédrale du Christ-sauveur le 21 février dernier. Les analystes politiques y voient la possibilité pour les jeunes femmes d’échapper à la prison.
« Il n’y a rien de bon dans cette affaire, néanmoins je pense qu’elles ne doivent pas être jugées trop sévèrement. J’espère qu’elles tireront les conclusions de leurs actes d’elles-mêmes, » a déclaré Vladimir Poutine au cours d’une conférence de presse, jeudi 2 juillet à Londres.
« J’espère que le tribunal prendra une décision juste et motivée. Je ne souhaite pas vraiment faire de commentaire mais je pense que si ces jeunes femmes avaient agi d’une manière similaire en Israël – et là-bas ce sont des durs à cuire – elles ne s’en seraient pas tirées. Et il n’y a même pas besoin d’aller aussi loin, si elles avaient fait la même chose dans un lieu de culte musulman dans le Caucase, on n’aurait même pas eu le temps de les arrêter », a ajouté le président russe.
L’avocat de Pussy Riot Nikolaï Polozov a réagi positivement à la déclaration. « Bien sûr, selon la Consitution russe, la justice est indépendante et impartiale mais tout le monde est conscient qu’il existe un système informel de signaux envoyés par le pouvoir suprême aux autres branches de l’autorité. Si ce signal est entendu, je ne peux que m’en réjouir. Cela dit, je tiens à souligner que le seul verdict équitable et respectueux de la loi serait l’acquittement », a déclaré l’avocat.
Selon le politologue Pavel Sviatenkov, la déclaration de Vladimir Poutine pourrait éviter la prison aux trois prévenues. « Apparemment, le gouvernement russe s’est rendu compte que le scandale Pussy Riot mine le prestige de l’Église orthodoxe et des autorités russes au niveau international, ce qu’ils ne peuvent admettre, » indique Sviatenkov. L’expert ajoute que « comme à son habitude, Vladimir Poutine a été vague dans ses propos, mais après cette déclaration on peut tout à fait envisager que les jeunes femmes ne se retouvent pas derrière les barreaux ».
Le procès des trois membres de Pussy Riot a repris le 30 juillet. Les jeunes femmes risquent jusqu’à sept ans de prison pour “hooliganisme”.



Cte blague!!!
Quelle belle séparation de la justice et de l’Etat. Admirable !
Comme a dit Jirinowski: “il fallait prendre Tbilissi. De toutes façons, nous allions passer pour les nazis…donc il fallait prendre carrément Tbilissi et tuer Sakachvilli!”
Quelle Grandeur d’Ame…ridicule! Comme d’habitude….
Un dictateur qui appele des juges à la clémence c est pas un dictateur, quoiqu il fasse ça n ira jamais… Et en matière de désinformation, France Info annonçait ce matin que “les pus s’y riot étaient emprisonnées en raison d une chanson ayant déplue à Poutine” ce qui n est pas exactement la vérité!
7 ans de prison pour OSER manifester son désaccord !!!!….Poutine qui appelle à la” clémence”….il joue dans quelle pub ? bonjour Mr le dictateur !
Le pouvoir qui tente d’influencer une décision de justice, c’est incroyable! On a encore en mémoire l’affaire Khodorkovski qui n’a pu bénéficier d’aucune clémence!