En Ukraine, l’enquête sur l’affaire criminelle inculpant Adam Osmaev est arrivée à son terme. Osmaev et son présupposé complice, Ilya Pianzine, citoyen du Kazakhstan, sont en effet accusés d’avoir planifié un attentat contre Vladimir Poutine l’hiver dernier.
L’enquête rapporte qu’Osmaev aurait tenté d’organiser l’assassinat de Vladimir Poutine, qui occupait à l’époque le poste de premier ministre de la Fédération de Russie. Il aurait aussi essayé, à deux reprises, d’assassiner le président de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. Osmaev et Pianzine ont reconnu leur culpabilité et nommé leur commanditaire, le leader des combattants du Caucase Nord, Dokou Oumarov.
En février 2012, les forces spéciales ukrainiennes et russes auraient déjoué un attentat qui visait à assassiner Poutine. Pianzine et Osmaev ont été arrêtés à Odessa, suite à l’explosion d’une bombe artisanale dans l’appartement que les deux hommes louaient alors. Cette explosion aurait par ailleurs tué un troisième membre de la bande, le citoyen russe Ruslan Madaev.
Le tribunal Lefortovsky à Moscou avait ordonné, en avril 2012, l’arrestation d’Osmaev et Pianzine, et le FSB [Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, ndlr] avait accusé Dokou Oumarov par contumace d’avoir préparé un attentat contre le président russe. Une demande d’extradition des suspects avait alors été formulée par le procureur général.
Osmaev, craignant l’extradition plus que la prison ukrainienne, a coopéré activement avec les enquêteurs, fournissant de son plein gré la plupart des preuves du dossier. Il a notamment dévoilé l’implication dans ses activités de Dokou Oumarov, avec qui il communiquait fréquemment.
En avril 2012, au tableau des accusations figuraient la « participation à un groupe armé », « tentative d’attentat contre un homme d’Etat », « fabrication illicite d’armes » et« possession illicite d’armes », le tout pouvant mener en Russie à une peine de 20 ans de prison. Mais à la suite des confessions d’Osmaev, les accusations du côté ukrainien ont dépassé en quantité et en gravité celles fournies par les autorités russes, rendant inutile son extradition.
Le procès devrait commencer lorsque les deux accusés auront fini de prendre connaissance de leur dossier : cette procédure a été enclenchée le 20 juillet.

