Une enquête criminelle a été ouverte à Novorossiïsk par le Comité d’enquête de la région de Krasnodar, afin d’établir la responsabilité dans la mort de trois des plus de 170 victimes suite aux inondations survenues les 6 et 7 juillet. Les autorités locales ont déclaré aux enquêteurs avoir alerté les médias locaux de l’imminence de la catastrophe, alors que les habitants de la ville affirment ne pas avoir été prévenus.
Le Comité a ouvert une enquête pour « homicide involontaire et négligence sur deux personnes ou plus », afin d’apaiser les dissensions entre les différentes autorités locales et d’établir la responsabilité de chacun dans la catastrophe. La population blâme en partie les manquements du système d’alerte pour expliquer le lourd bilan de la catastrophe, qui a fait plus de 170 morts dans la région de Krasnodar, dont 3 personnes mortes noyées dans la ville de Novorossiïsk.
Les résidents locaux ont affirmé n’avoir reçu aucune notification des autorités locales. « Si l’on en croit cependant certains documents, des SMS ont alerté automatiquement les chaînes de télévision locale de l’éventuelle arrivée de la catastrophe », a indiqué le Comité d’enquête dans un communiqué.
De graves inondations avaient déjà touché la région en 2002, faisant 62 victimes : le maire de Novorossiïsk à l’époque, Valeriï Prokhorenko, avait été condamné à 3 ans et demi de prison avec sursis pour négligence.


