Après l’attentat qui a tué plusieurs cadres du régime syrien, le 18 juillet à Damas, et retardé l’adoption d’une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, Le Courrier de Russie a sélectionné différentes réactions parues dans la presse russe ce 19 juillet.
« Bachar al-Assad ne se retirera pas de lui-même. Ça, déjà, c’est clair. Et puis quoi, que pensent-ils [les Occidentaux, ndA], que si la Russie décidait de soutenir les résolutions de l’ONU, la situation se résoudrait d’elle-même ? A Genève nous avions négocié, nous avions même déclaré ne pas soutenir le régime de Bachar al-Assad, ce qui impliquait qu’il pourrait éventuellement quitter le pouvoir ! Et que s’est-il passé ? Ils attendent toujours plus de nous : ils veulent qu’on leur dise qu’Assad doit partir. (…)
Nous faisons notre possible pour préserver l’Etat syrien… Nous n’interviendrons pas en cas d’attaque [sur les troupes gouvernementales, NdA]. Mais la situation est allée plus loin que dans le cas libyen. Car sous Assad les minorités religieuses ont été protégées et, sans lui, la situation pourrait être différente »
Sergeï Lavrov, ministre des affaires étrangères russe, Kommersant.
« La tendance est claire : de même que toute verticale du pouvoir trop rigide ayant reçu un coup sévère, le régime de Bachar al-Assad s’est fissuré. (…)
La situation d’Assad n’est pas très engageante. Avec la perte de plusieurs quartiers de la capitale et d’une partie de son cercle d’intimes, il se retrouve isolé physiquement et moralement. Il va devoir surmonter ses doutes sur un certain nombre de questions. Qui sera le prochain à le trahir ? Comment se comporteront les généraux ? Est-ce que l’armée ne s’écroulera pas, provoquant un fiasco ? Quel membre de la garde rapprochée portera une bombe sous ses vêtements ?
Psychologiquement, ce n’est certainement pas facile. À la paranoïa pourrait s’ajouter l’amertume. Il y a deux ans encore, le pays vénérait son président ; aujourd’hui les nouvelles de la mort des membres de sa famille ou de ses amis remplissent les rues d’une foule en liesse. Dans de telles conditions, il pourrait être tenté, dans un élan de folie, d’utiliser l’arme chimique. Mais il sait qu’il que l’Occident interviendrait probablement après l’utilisation de ces armes contre deux ou trois villages.
Dans ce contexte, la seule consolation qui s’offre au dirigeant syrien, c’est la perspective de mers lointaines symbolisée par les vaisseaux russes amarrés dans le port de Tartous. La question est de savoir si ces forces russes peuvent avoir une quelconque influence sur la situation. Selon certains rapports, leur tâche consiste à conserver toutes les armes chimiques syriennes afin d’empêcher qu’elles ne tombent dans de mauvaises mains. Cette mission serait déjà en cours mais des zones d’ombres persistent sur la destination de ce matériel.
Deux possibilités s’offrent au président syrien : fuir sur le navire russe Amiral Chabanenko, ou rester et se battre jusqu’au bout. Dans le premier cas, il ne risque qu’un départ définitif du palais présidentiel. Dans le second, il prend le risque d’être pendu avec toute sa famille. Dans tous les cas il faudra bien [que la Russie, NdA] s’occupe du cas de l’ancien ophtalmologue londonien. »
Ivan Yakovin, Lenta.
« Le bâtiment de la Sécurité nationale est en feu, c’est une opération de destruction physique contre Bachar al-Assad et son entourage. C’est l’oeuvre du Qatar et de l’Arabie Saoudite, qui ont versé des milliards de dollars à cette fin.
Les autorités syriennes d’une part, et les deux monarchies de l’autre, s’écharpent sur la question de la terre, à savoir, qui va enterrer l’autre le premier. [Le régime syrien est fragilisé, NdA] mais il a derrière lui l’Iran et on peut s’attendre à une grande confrontation sur toute la région. Si le gouvernement d’Assad tombe, la Syrie en tant qu’Etat ne survivra pas et deviendra un terrain d’entraînement pour Al-Qaïda. »
Evgeniy Satanovskiy, président de l’Institut du Moyen-Orient de Moscou, Moskovskie Novosti.
« Après l’attaque terroriste perpétrée hier à Damas, le seul scénario réaliste est l’escalade de la guerre civile vers la destruction mutuelle. Le résultat dépendra de l’équilibre des pouvoirs (et les acteurs extérieurs feront tout pour le faire basculer, notamment en faveur de l’opposition au régime syrien). Parler de dialogue n’est plus d’actualité aujourd’hui. En d’autres termes, le temps de la diplomatie internationale est terminé. […]
Même si le conflit syrien a assurément des racines internes, sa dimension régionale est évidente. Les monarchies du Golfe, et l’Arabie Saoudite en particulier, comptent sur le changement de régime en Syrie pour limiter l’influence de l’Iran dans la région.
L’apogée de la puissance iranienne dans la région date des années 2000 quand il est devenu clair que la République islamique avait bénéficié de la chute de Saddam Hussein, dans un Irak démocratique dominé par une majorité chiite. Le Printemps arabe a été une bonne excuse pour essayer de repousser l’influence iranienne. D’ailleurs, si Téhéran a salué le renversement des dictateurs tunisien, égyptien et libyen, l’Iran est resté très silencieux sur le cas de la Syrie. Il est clair que l’Iran sera le dernier Etat à lâcher Bachar al-Assad. Le régime alaouite qui contrôle la Syrie depuis plus de 40 ans est le point d’appui de l’Iran dans le monde arabe, permettant un bon contact avec le Hezbollah chiite au Liban.
Dans cette situation, Israël est dans une position difficile. Le régime d’Assad est l’ennemi de l’Etat juif – mais un ennemi prévisible, qui se conforme aux règles non-écrites de la confrontation. Dans le cas d’un changement de régime en Syrie, n’importe quel scénario serait néfaste pour l’Etat hébreu. Le pire serait bien sûr une instabilité gouvernementale à Damas et un pays plongé dans une interminable lutte entre clans religieux. L’attaque terroriste dans la capitale syrienne, menée dans la plus belle tradition des martyrs, indique clairement que la laïcité revendiquée par le Conseil National Syrien – qui prétend représenter l’ensemble de la société – ne satisfait pas toutes les composantes de l’opposition.
Pour Israël, un changement de régime en Syrie n’a en fait de sens que dans un cas : s’il devient le prélude à une action contre l’Iran, dont le programme nucléaire est vécu comme un enjeu vital par l’Etat hébreu. »
Fedor Lioukanov, rédacteur en chef du magazine Russia in global affairs, Gazeta.



JE NE PENSE PAS QUE LE PROGRAMME NUCLEAIRE IRANIEN SOIT TRES REELLEMENT VECU COMME UN ENJEU VITAL PAR L’ETAT HEBREU COMME TOUT LE MONDE LE SOUTIENT AVEC ELAN.ET CE POUR UNE RAISON TRES SIMPLE:TOUS LES PAYS DU MONDE SAVENT FAIRE UNE BOMBE SALE QUI PEUT ETRE POSEE ANONYMEMENT, TANDIS QU’UN PAYS QUI UTILISERAIT LA BOMBE ATOMIQUE SERAIT IMMEDIATEMENT IDENTIFIE ET AURAIT SA CAPITALE DETRUITE DANS L’HEURE QUI SUIT.PAR CONSEQUENT JE VOIS PLUS LE PROGRAMME NUCLEAIRE IRANIEN COMME UN PRETEXTE A UNE INTERVENTION CAR L’IRAN EST PREVISIBLES:L’IRAN CONTINUERA SON PROGRAMME ET LE MENERA A TERME, ET ISRAEL AGIRA ,EN REPONSE A CE QUE L’ON FAIT PASSER POUR UN ENJEU VITAL.IL Y A ,EN FAIT, UN BUT GEOPOLITIQUE DE DIMINUER L’IMPORTANCE QUE PREND L’IRAN DANS LA REGION ET DE DIMINUER LA MENACE RESSENTIE PAR LES PAYS DU GOLFE.LES ETATS UNIS SONT CERTAINEMENT PRENEURS ETANT DONNE L’IMPORTANCE DE LA RENTE PAYEE PAR CES PAYS POUR LA REELLE SECURITE QUE LES ETATS UNIS APPORTENT DANS LE GOLFE PERSIQUE.DE PLUS JE SERAI ETONNE QUE LES PAYS DU GOLFE AIENT TERMINE DE PAYER A NOS AMIS AMERICAINS LA FORMIDABLE FACTURE DE LA GUERRE DU GOLFE.CERISE SUR LE GATEAU DANS LE RAISONNEMENT:C’EST LA TRES SERIEUSE AIEA QUI PAR SES CONTROLES,CONSTITUE LE THERMOMETRE DE L’OPERATION (TOP DEPART INCLUS) ET EN MEME TEMPS SOUDE LES PAYS EUROPEENS.DU GRAND ART! PENDANT CE TEMPS PRESENT ET A VENIR BIEN CHARGE,ON AURA BIEN SUR PAS LE TEMPS DE S’OCCUPER DU DEVELOPPEMENT DE L ETAT PALESTINIEN.ESPERONS JUSTE QU ON NE NOUS LE RAPPELLE PAS TROP BRUTALEMENT.