Développement de l’Extrême Orient : retour à la case départ ?

Rejeté par le gouvernement en avril, le projet d’une corporation chargée du développement de l’Extrême Orient refait surface. Le Fonds de développement de l’Extrême Orient et de la région du Baïkal, filiale de la banque publique russe Vnesheconombank (VEB), a en effet envoyé au gouvernement une demande de création d’un institut spécial de développement de ces régions.

Cette proposition vise à introduire une loi spéciale pour les investisseurs intéressés par le développement de la région – tout en garantissant à l’État, contrairement au projet précédent qui exemptait de lois tous les investisseurs désireux de s’implanter dans la zone, le traitement individuel de chaque dossier de développement.

Atout du projet pour le gouvernement : VEB propose de financer les projets à hauteur de 20% par ses crédits. 20% le seraient par l’investisseur et les 60 % restants, provenant du fonds de bien-être national et des ressources des fonds de pension pour les retraites, ne seraient versés par l’État qu’après la réalisation du projet. VEB s’est dit prête à investir ainsi, d’ici 2015, 70 milliards de roubles (1,7 milliard d’euros). La banque propose de sélectionner dès aujourd’hui 15 à 20 projets prioritaires pour la période 2014-2020.

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