Mercredi 11 juillet, les députés de la Douma ont voté en faveur du projet de loi sur la création « d’une liste noire » de sites internet en Russie. D’après ses initiateurs, la loi est censée bloquer l’accès aux sites proposant des contenus malveillants et illégaux, dangereux pour la santé physique et mentale des internautes. Une commission de vérification sera ainsi créée dès le 1er novembre 2012.

Yandex ne trouvera plus tout
La loi prévoit la création d’un registre unique de noms de domaine et d’index de sites internet proposant des informations interdites à la diffusion en Fédération de Russie. Ainsi, seront bloqués tous les sites offrant des contenus pédophiles, faisant l’apologie des drogues ainsi que ceux listant les différentes méthodes de suicide ou appelant à ce dernier.
La procédure sera lancée directement par la commission en charge du registre. Celle-ci communiquera à l’hébergeur l’inscription sur la « liste noire » d’un de ses sites clients. L’opérateur disposera alors de 24 heures pour en informer le propriétaire qui bénéficiera du même laps de temps pour supprimer le contenu interdit de ses pages. S’il refuse, l’hébergeur sera tenu de bloquer l’accès au site. Enfin, il sera possible pour le propriétaire ou son hébergeur de contester la décision en justice jusqu’à trois mois après la réception de l’avertissement de la commission.
Le Runet [internet russe, ndlr] a très vivement critiqué ce projet de loi « susceptible de créer sur le web un climat proche de celui qui existe actuellement en Chine ». En signe de protestation, la version russe de Wikipédia a bloqué l’accès à son site durant toute la journée du 10 juillet. Cette action avait reçu le soutien de nombreux autres plate-formes, telles que le LiveJournal russe, le réseau social Vkontakte et le moteur de recherche russe Yandex.

c’est tres bien ca cela devrait etre international