Mardi 10 juillet, la grande majorité des hommes politiques, venus constater les dégâts occasionnés par les inondations, ont quitté la ville de Krymsk, durement touchée par les récents événements. Désormais, la tension est redescendue d’un cran et les efforts se concentrent sur le nettoyage des rues et des maisons, dont les jardins de certaines sont encore sous un mètre d’eau. Ioulia Goutova, correspondante pour Russkiï Reporter, fait un état des lieux.

Sur place la situation sanitaire reste critique : par endroits les rues sont encore jonchées de cadavres d’animaux, d’amas de déchets et de nombreuses carcasses de véhicules n’ont pas encore été enlevées. L’arrivée de nombreux volontaires sur place fourni une main-d’œuvre conséquente mais cette dernière fait face à un manque important de moyens techniques. Des points médicaux ont été installés dans les jardins pour enfants et fournissent des vaccins contre la tuberculose et autres infections. Cependant, il est à l’heure actuelle impossible de parler de réel programme de vaccination de masse.
Les habitants de Krymsk sont, quant à eux, à bout de nerfs. Les conversations s’orientent toutes vers le coupable à blâmer pour cette catastrophe. Le choc émotionnel est tel que si une deuxième alerte concernant une nouvelle vague d’inondations était lancée, la population quitterait sur le champ la ville.
L’aide humanitaire est arrivée en grosse quantité, tout le monde a de quoi boire et manger. Toutefois, les sinistrés manquent encore de vêtements secs, de couvertures, et de coussins.
Une partie des habitants a fait le choix de rester chez soi afin de nettoyer leurs domiciles et de protéger leurs biens des pilleurs aperçus à de nombreuses reprises dans les environs de la ville et ce, dès le début de la catastrophe. Sur ce point, des organisations cosaques procèdent désormais à des rondes afin de « faire respecter l’ordre » et d’effrayer toute personne mal-attentionnée.
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- Photo : Sergueï Ponomarev
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- Photo : Ministère des affaires d’urgence
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