Les pays occidentaux mèneraient actuellement des négociations afin de convaincre la Russie d’octroyer l’asile politique au président syrien Bashar al-Assad, a communiqué le journal Kommersant, mercredi 4 juillet. L’information proviendrait, quant à elle, d’une source diplomatique russe.

Toutefois, cette dernière insiste également sur le fait qu’aucune grâce ne serait accordée au président syrien en cas d’asile. « Nous n’avons jamais eu et n’avons toujours pas l’intention d’accueillir al-Assad », – aurait-il déclaré.
À leur tour, des sources dans l’administration du président de la Fédération de Russie ont répété au périodique que la Russie « ne défendait pas al-Assad ». « Il n’a plus beaucoup de chances de rester au pouvoir. Nous ne sommes pas contre l’opposition syrienne mais contre une intervention armée externe en Syrie », – a précisé l’interlocuteur à Kommersant.
Le gouvernement russe soutient que la démission, pour l’instant hypothétique, de Bashar al-Assad de son poste de président sera le fruit d’un accord entre les Syriens eux-mêmes. Un tel scénario avait été observé lors de la crise au Yémen, où le président, Ali Abdullah Saleh, avait démissionné en échange d’une protection.
Dans les jours à venir, Moscou accueillera une délégation de l’opposition syrienne conduite par le politicien Michel Kilo. Ce dernier, comme l’estiment les experts, est le candidat le plus apte à aboutir à un accord avec l’opposition syrienne.
Au cas où Bashar al-Assad déciderait de quitter la Syrie, la Russie pourrait en effet lui donner asile « si elle estimait que l’Occident ne voulait pas garantir la protection du leader syrien et de sa famille »,- signalent des experts du Centre de sécurité internationale de l’IEMRI (Institut de l’Économie Mondiale et de Relations Internationales).
