
Sous le président socialiste, la chute de l’économie française sera encore plus rapide et profonde que sous son prédécesseur
Dès le début de la crise de l’euro, la situation en France était ambiguë : elle balançait entre les « cancres » – à savoir le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne – et les « meilleurs élèves » de la zone – l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas. Mais au cours de ces derniers mois, la France a eu tendance à pencher nettement vers la première catégorie.
Aux yeux des investisseurs, Paris ressemble de plus en plus à Athènes, plutôt qu’à Berlin. Aujourd’hui, les marchés estiment le risque de crédit de la France plus élevé que celui de la Thaïlande, de la Corée du Sud, de la Chine, du Brésil, des Philippines ou encore du Mexique.
Les obligations publiques de la France ne sont en effet déjà plus considérées par les marchés comme un actif sans risque. Au niveau microéconomique, le constat n’est pas meilleur. Prenons, à titre d’exemple, les ventes d’automobiles en Europe au premier trimestre 2012 : elles ont chuté de 7,7% par rapport à la même période en 2011. Qu’on le veuille ou non, en Europe, c’est de facto la récession.
Cependant, la comparaison devient très parlante lorsque l’on s’intéresse aux résultats individuels des constructeurs. Par exemple, la baisse des ventes de BMW a atteint 0,7%, elle est nulle chez Volkswagen et Mercedes a même carrément vu ses ventes augmenter de 4,4%. Alors que les constructeurs automobiles français ont vu leurs ventes dégringoler : Peugeot (-18,6%), Citroën (-15,7%) et Renault (-25,2%).
L’industrie automobile française n’est pas concurrentielle, à l’instar de beaucoup d’autres entreprises en France. Le coût du travail y est élevé, licencier est extrêmement difficile, les crédits sont plus onéreux que chez les concurrents allemands : résultat, on ne parvient pas à faire baisser le coût de la production. Et dévaluer la monnaie en France est, pour des raisons évidentes, impossible. Les constructeurs automobiles français ont tenté de négocier avec Sarkozy pour fermer les sites de production non rentables, mais en vain. C’est l’impasse.
Comment le président socialiste va-t-il donc résoudre ces problèmes ? À en juger par ses promesses de campagne, il accordera encore plus de droits aux syndicats. Il frappera les banques d’impôts supplémentaires, accroissant ainsi leurs pertes (les banques, l’affaire est entendue, ne sont pas des anges mais il faut tout de même bien financer l’économie). Il embauchera dans le service public 60 000 enseignants de plus (ce pour quoi il faudra encore payer) et abaissera pour certaines catégories de travailleurs l’âge de la retraite de 62 à 60 ans (les voisins allemands, qui travaillent jusqu’à 67 ans, n’en seront que ravis).
La réalité est par ailleurs certainement plus cruelle : elle contraindra vraisemblablement le nouveau président à renoncer au populisme préélectoral, pour agir de façon pragmatique et apprendre à vivre non à crédit mais à l’économie. Qu’on le veuille ou non, si Hollande ne met pas de l’ordre sans tarder dans les finances publiques (ce qui suppose une réduction et non un accroissement des dépenses de l’Etat, ainsi que des réformes douloureuses mais indispensables – avant tout la libéralisation du marché du travail et la réduction d’un secteur public hypertrophié), l’hellénisation de la France est inévitable.
Mais peut-être toutes les mesures salutaires ont-elles déjà trop tardé à venir. Même si Hollande renonçait soudain à son propre programme, il est peu probable que cela changerait la situation – apparue sous l’ère Sarkozy – de façon cruciale. La dette publique élevée associée à un déficit budgétaire important et à une croissance négative du PIB signifient que Paris est pris dans le piège classique de la dette. La France suit pas à pas le chemin emprunté, il y a un an, par l’Espagne et par l’Italie – qui elles-mêmes ne font que suivre la Grèce.


heu! Les français ne vont pas changer de voitures tous les ans. Les ventes ont été dopées en 2010 et 2011. Il est donc normal qu’il y ait un “tassement” des ventes. Les véhicules hauts de gamme s’en sortent mieux? Normal la haute société n’a que faire des primes à la casse, du prix de l’essence, ou de la peur que véhicule certains politiques. La haute classe continue à consommer de la même façon. De plus le parc automobile français est moins vétuste que certains pays( il suffit d’aller voir les voitures en Espagne, Russie ou Portugal). Autre chose tout le parc automobile français fait en moyenne 2000kms par an. Pour ma part je fais 40000kms/an. on ne va pas faire rouler des véhicules pour le plaisir. Coût de production élevés? Je n’ai jamais entendu un patron dire que ses coûts de production sont bas, il prendra toujours l’exemple de son conccurent, qui à de meilleurs coûts. Comparer la France à la Grèce? Les français paient leurs impôts(revenus, fonciers,habitation,TVA). Ce n’est pas le cas chez certains grecs(église, armateurs, riches propriétaires) je ne parle pas de la corruption et du travail au noir. La corruption et le travail au noir sont réprimés en France, est ce le cas en Grèce et en Russie? Dans certains pays toute la population vit elle aussi bien qu’en France? La crise est passé par là, c’est vrai et notre petit NICOLAS en faisant des cadeaux fiscaux et en tous genres à ses petits copains industriels n’a fait qu’accélérer le processus, et n’oublions pas qu’il a doublé la dette du pays en 5 ans. Du jamais vu sous la 5ème République. Laissons faire le petit François, il ne fera pas pire que le petit Nicolas
C’est affolant de voir les Russes débiter toujours les mêmes inepties sur la France et sur le monde, depuis au moins un siècle. Arrêtez un peu, regardez autour de vous : vous avez transformé votre pays en un champ de ruines et vous ne savez pas le reconstruire sans notre aide, ni avec notre aide d’ailleurs. De quel droit les perdants pourraient-il juger les gagnants ? Allez, du calme !
Encore un puding de principes neo-liberaux qui ne veulent rien dire et qui ne sait pas analyser la situation sur le terrain.
les ventes de voitures francaises chutent car la classe moyenne a primo fais le plein ces dernieres annees en achetant des vehicules subventionnees par des primes a la casse, deuxio les marques tenant le coup que vous cites sont des voitures cheres donc pour la classe superieure, que le gvt socialiste va bientot ponctionner (apres 12 ans de droite copine des riches).
vos journalistes ex-sovietiques sont passes de l’agit-prop de la grande epoque a l’aveuglement liberale dont les recettes reussisent surtout a faire degonfler l’economie en espagne (rajoy) et grande bretagne (cameron, jamais vu un jeune politique aussi deconnectes de la realite)
Source : Alexandre Zotine, Kommersant Dengui, vous la trouvez juste en bas de l’article
Source : Alexandre Zotine, Kommersant Dengui
Un titre qui assène des vérités au futur, aucune référence à l’auteur (puisque Inna Doulkina n’a apparemment fait que le sélectionner) : on est vraiment d’un niveau journalistique proche du 0.
Ha bon ?
http://fr.finance.yahoo.com/actualites/pourquoi-march%C3%A9s-aiment-fran%C3%A7ois-hollande-174100083.html
Voici les prédictions … maintenant il faudrait parier ! Tant de convictions dans un article… Remarque on attend toujours les annonces mais gardons les pieds sur terre, la France vient de renouveler son président, son gouvernement et a changé totalement de politique en un peu plus de 15j, l’inquiétude des lobbies sur l’instabilité fiscale et économique est normale
Si Tsipras passe en Grèce, je veux bien qu’on l’hellénnise, la France.
Merci Irina pour cet article d’une grande lucidité. Depuis le temps que je dis qu’il faut mettre le smic au niveau chinois pour réintroduire une filière textile en France.
Bien sûr, comme ça on enterre encore plus les 99% et on donne du caviar et du champagne au petit déjeuner au 1% qui reste !