Si les marchés russes dérapent, ce n’est pas exclusivement de la faute de la crise grecque. Les manifestants qui protestent contre le troisième mandat de Vladimir Poutine ne les rassurent pas non plus, estime l’agence Bloomberg.
Depuis le début du mois de mai, l’indice RTS de la Bourse russe a perdu 14% et le rouble 5% face au dollar. La fuite des capitaux pour la période janvier-avril 2012 s’est élevée à 42 milliards de dollars, deuxième flux le plus important depuis 1994.
L’intervention du premier ministre Medvedev au forum juridique international de Saint-Pétersbourg n’a fait qu’aggraver la situation sur les marchés. Le premier ministre a en effet évoqué la possible utilisation d’armes nucléaires en cas d’intervention dans les affaires intérieures d’un pays. « Des opérations militaires précipitées ont souvent pour conséquence d’amener au pouvoir des groupes radicaux. A un certain moment, de telles démarches sapent les fondements de la souveraineté étatique et peuvent entraîner de véritables guerres régionales et – je ne veux effrayer personne – l’emploi d’armes nucléaires ».
Après ces propos, l’indice RTS a encore perdu 4,4%, le MICEX, 3,5%. Les actions de Lukoil ont chuté de 4%, celles de la banque VTB, 4,3%, le titre Transneft a cédé 6,7% et celui de Sberbank, 7,1%.


