No Putin, no cry

Pour m’assurer de la transparence des élections présidentielles je me suis inscrite sur le site du « Citoyen observateur », ai suivi leur formation et suis devenue membre de la commission électorale envoyée par Mikhaïl Prokhorov à la circonscription 2198 de Moscou. Et cela s’est passé ainsi.

Elections

Elections russes 2012

Ayant bien étudié les matériaux, préparés par l’ONG Golos et surtout d’après ma propre expérience suite à l’article sur les fraudes électorales pendant les législatives, j’étais prête à affronter tous ceux qui pourraient nuire à la bonne tenue des élections.

Dans les fiches diffusées aux observateurs il était inscrit toutes sortes de situations et provocations pouvant survenir : si par exemple une babouchka laissait tomber son bulletin et demandait à un observateur de l’aider à le ramasser – il ne fallait pas, parce qu’il n’avait pas le droit de toucher aux bulletins, et la babouchka l’incitait alors à une violation. Ou bien, si un observateur apercevait un paquet de bulletins lors du décompte des voix – indice de bourrage des urnes, il ne pouvait pas y toucher, mais conservait tout de même le droit de s’allonger dessus en attendant la police pour qu’elle enregistre une fraude.

L’on conseillait aussi de prendre des casse-croûtes avec soi et de ne surtout pas accepter ce que la commission proposait à manger ou à boire – ce n’était pas empoisonné, mais pourtant une bonne dose de laxatifs pouvait vite raccourcir la durée de votre observation.

Bref, sans prétendre apprendre par coeur la loi sur les élections, j’étais prête à siéger la commission jusqu’au matin, armée de mes sandwichs.
Le 4 mars à 7h 30, j’ai compris que je n’étais pas la seule à vouloir des élections justes. Les observateurs et les journalistes étaient plus nombreux que les membres de la commission réunis, et il y avait même deux représentants de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Les observateurs étaient âgés de 20 à 30 ans, avec une exception pour Vladimir Ivanovitch, la soixantaine, qui a passé la journée à parler avec les filles et transmettre sa «  sagesse »  et son « expérience ». Les autres étaient là pour évaluer le nombre de votants, surveiller les urnes et contrôler le travail de la commission qui était composée, à ma grande surprise, en majorité de jeunes et non pas d’anciens communistes.
Même les observateurs qui détenaient leurs mandats directement de Vladimir Poutine étaient contre lui. Un seul garçon envoyé par Russie Unie semblait rester à part et ne parlait à personne.

Nous avons bien observé les urnes – aucun bourrage n’était possible : elles étaient transparentes avec une fente tellement étroite que même un bulletin plié en deux avait du mal à passer. Et malgré cela, il y avait constamment deux observateurs à côté des urnes pour les surveiller.
Assise à côté, avec une observatrice du QG de Poutine (et secrètement contre lui), nous avons été prises de panique lorsqu’une vieille dame a voulu nous proposer des bonbons – une provocation, sinon quoi d’autre ? Nous étions sur le point d’appeler la police pour dénoncer la babouchka, quand elle s’est finalement retirée d’elle-même.

Mes collègues me suivaient sur internet – la retranscription sur le site de web-vybory permettait de voir le bureau de vote en temps réel. Ma soeur m’envoyait des messages depuis l’Allemagne pour me rappeler de me tenir bien droite. Mes parents à Krasnodar ont passé toute la journée devant l’ordinateur afin de me faire signe au cas où la commission tricherait. Cependant – aucune violation n’a été enregistrée par les 14 observateurs de ma circonscription.

D’après les rumeurs, des fraudes étaient prévues pour les urnes mobiles. Je me suis donc proposée pour accompagner l’une des trois. Avec un membre de la commission et un observateur – ce garçon de Russie Unie justement – nous sommes partis chez 27 électeurs qui avaient sollicité de voter de chez eux, en majorité des retraités.

Ce fut la partie la plus dure de mon observation. De voir toutes ces personnes âgées, les unes atteints d’Alzheimer, les autres aveugles, anciens combattants, ou invalides. Certains, complètement abandonnés, vivent dans une misère noire. Il y avait une vieille dame aveugle vivant avec son petit fils qui, à en juger d’après sa physionomie, semblait n’avoir jamais été sobre. Il y avait un ancien combattant, héros de la bataille pour Moscou en 1941, qui souriait et avait l’air un peu gêné à cause du désordre régnant dans son appartement, et qui s’excusait de voter pour la stabilité [Poutine, ndlr] : « Je n’ai pas d’autre choix ». Il y avait aussi une dame de 100 ans qui disait qu’elle en avait 79 et une autre, de 90, qui voulait absolument voter « pour mon Volodia » [Poutine, ndlr].

Lorsque l’on a commencé le décompte des voix, on avait déjà les premières résultats de l’extrême Orient – plus de 60% pour Poutine. On lisait les nouvelles en compagnie d’autres observateurs et on n’arrivait pas à y croire. Ce n’était pas possible ! Et pourtant, c’était vrai.

En retenant notre souffle, nous avons suivi le décompte des voix. Les premiers scrutins à être comptés furent pour Prokhorov, 385 votes. Bon, pas mal. Jirinovskiï – 60 bulletins, Ziouganov – 263, Mironov – 81. Le tas de bulletins pour Poutine était le dernier. 517. Il avait gagné. C’était fini.

Pas de bourrage d’urnes, pas de carrousels, pas de violations dans mon bureau de vote. J’ai tout vu de mes propres yeux. Les gens ont vraiment voté pour lui. C’est la majorité qui l’a voulu. C’est ce que l’on appelle la démocratie.

17 thoughts on “No Putin, no cry
  1. Vladimir Mikovic sur Facebook

    Ce qui est affligeant c’est l’éternel « deux poids deux mesures » lorsque l’on parle de démocratie. Les médias occidentaux fustigent les supposées fraudes avant la conclusion d’enquête alors qu’ils ne font rien dans d’autres pays….
    En Russie fraude il t à sûrement mais en Libye il s’agit ni plus ni moins d’un putsch et c’est ce qui semble être en vue en Syrie. Étonnant qu’on ne parle jamais du déroulé des élections en Arabie saoudite, Bahreïn ou au Qatar véritables theocraties médiévales réactionnaires et rétrograde….

    Là encore la prétendue communauté internationale qui se limite aux américains et à leur vingtaine de sbires occidentaux joue les vierges effarouchées pour le cas russe alors que dans le mène temps, la démocratie est saluée au Sénégal et l’illégale candidature de Wade, elle a également entériné la succession du père Bongo par ke fils et validé le putsch de Ouattara tout en reconnaissant d’innombrables cas de fraudes….
    La malhonnêteté prime là encore, Medvedev était un peu libéral mais les occidentaux craignent Poutine…. La Russie ne s’est jamais mieux portée que lorsqu’elle a été crainte c’est comme ça et les occidentaux ne fonctionnent qu’avec la peur. De notre côté ils faisait mieux vivre à l’epoque de la menace rouge et nos démocraties flanchent depuis que l’ouest est devenu vainqueur sans concurrent, orgueilleux et imbu de lui.

    C est peut être une défaite de la démocratie en Russie mais une grande victoire russe nous verrons bien….

    Pour conclure il est vrai que les dispositifs de surveillance et fé transparence webcam et autres peuvent faire sourire, mais en France il n y a pas d observateurs, pas de caméra et les urnes passent par le ministère de l intérieur (avant la révélation des résultat ) un des lieux clefs du régime, à méditer ….

  2. Article intéressant

    Article très intéressant, cependant il est trop simple de marquer une telle phrase de conclusion, de nombreux cas de fraudes ont tout de même été constatés et pour certains prouvés, je ne pense pas qu’on puisse encore attribuer de façon concrète le mot démocratie à quelconque élection se déroulant en Russie, mais on peut espérer qu’il sera possible de le faire un jour!

  3. La Russie n'est pas une démocratie

    Non, la démocratie c’est lorsque les élections sont précédées d’une véritable campagne électorale, incluant notamment débats entre les candidats, autorisation de tous les partis à présenter leur candidat, égalité du temps de parole pour tous les candidats dans les médias, y compris à la télévision.

    1. observer

      I think you should really try to understand what the article was about: it was about a democracy ‘Russian style’ and when you are stuck in this kind of system Putin is in fact democratically elected president, chosen by the majority. Moreover, even if you tell those old ladies who voted for Putin that there has not been a proper campaign, that Putin has made a cleptocracy out of Russia, they won’t believe you – because they are for ‘stability’.

    2. La Russie n'est pas une démocratie

      La démocratie ne se décrète pas. Elle est un combat de chaque jour. Poutine a été élu majoritairement, mais pas démocratiquement, étant donné que le système russe n’est pas démocratique. Pas d’égalité de temps de parole dans les médias, pas de débat entre tous les candidats, et surtout des candidats qui n’ont pas pu se présenter et des partis qui n’ont pas pu présenter leur candidat. Il n’y a pas de « démocratie Russian style », il y a une oligarchie qui essaye de se faire passer, aux yeux du monde, pour une démocratie. Mais le monde n’est pas dupe.

    3. Fabius Maximus

      Pour résumer votre argumentation: Poutine ne peut avoir été élu démocratiquement car la Russie, par définition (j’ai démonté vos arguments dans mon post précédent – ou alors il faut admettre que la France non plus n’est pas une démocratie), n’est pas démocratique. Et vice versa ? Vive les pétitions de principe !

      Ceci dit, le « monde » (lisez: ceux qui s’en croient les maîtres) utilise l’argument démocratique comme une véritable arme géopolitique, servant à diaboliser ses concurrents/adversaires/ennemis. Quitte à être politiquement incorrect, je dirais que la démocratie ne peut en aucun cas être un BUT, mais seulement un MOYEN de faire fonctionner un pays, le BUT étant que le fonctionnement soit le meilleur possible (ceci est particulièrement vrai en Russie, où la population n’a pas oublié la misère noire des années ’90 générée par la « démocratie (Occident dixit) elstinienne »). Or, s’il est difficile de définir ce qu’est ce « meilleur possible », on peut bien comprendre que les circonstances historiques (et plus largement socio-économico-historiques), changeantes par nature, imposent ipso facto des changements aux règles de fonctionnement de l’Etat pour maintenir une certaine efficacité (toutes les législations des pays occidentaux prévoient, par exemple, un « état d’urgence » qui peut être proclamé si les circonstances l’imposent). Dans le cas d’espèce, une reprise en main autoritaire était inévitable au sortir des années ’90 pour la survie de l’Etat, le pays étant au bord de la déliquescence (et je suis intimement convaincu que c’était là le but recherché par l’atlantisme hégémonique, à la sortie de la Guerre froide [d'autant qu'il est mentionné noir sur blanc dans les ouvrages des maîtres à penser de la géostratégie US - Brzeziński et Albright, pour ne citer qu'eux]; et ça le reste lorsqu’on stigmatise Poutine qui a redressé la situation et « le système russe »). Or, le premier devoir du chef d’un Etat est d’assurer la survie et défendre les intérêts de celui-ci, et non dd’obtempérer aux diktats de l’étranger.

      Ainsi, faire de la démocratie un dogme est une erreur méthodologie majeure.

    4. La Russie n'est pas une démocratie

      Mon propos n’est pas de savoir s’il serait ou non préférable que la Russie soit une démocratie (je ne le sais pas et ce n’est probablement ni à moi ni à vous d’en juger) mais de m’indigner quand l’auteure de cet article le conclut par « c’est ce qu’on appelle la démocratie » alors que ce n’est évidemment pas le cas.

      La Russie est effectivement, comme vous l’indiquez, un régime autoritaire, donc que cette journaliste ne vienne pas décréter, dans un article qui se veut sérieux (ou bien n’ai-je pas compris l’ironie ?) qu’il est démocratique.

    5. Fabius Maximus

      Réponse à votre post du 13.03 à 17:40 (Je n’ai é nouveau pas de bouton “Répondre” sous le texte concerné)

      Vous lui faites un procès d’intention là ! :) Vous avez peut être raison, mais j’ai un doute, car il me semble qu’elle laisse bien entendre, au début de son article, qu’elle se rend au bureau de vote « gonflée à bloc » par ce qu’elle a lu et entendu à propos des fraudes et bien décidée à lutter contre elles et qu’elle est contre Poutine. Mais bon… je ne suis pas dans sa tête non plus.

      Par contre (désolé de jouer les profs de lycée), lorsque vout affirmez que la Russie n’est « évidemment pas », « clairement pas » une démocratie, je vous rétorque à nouveau que, pour dire cela, il faut AU MOINS être au clair sur la définition de ce qu’est une démocratie ! J’ai appris au cours de philo (il y a un quart de siècle, mais je ne l’ai pas oublié!) qu’il faut se méfier des « il est évident que » dans les argumentations : ces expressions cachent souvent des complications majeures et tout sauf évidentes, et donc servent à masquer la difficulté (voire l’impossibilité) de l’orateur d’étayer solidement son affirmation, qui se révèle souvent un préjugé (= jugement porté avant analyse réelle de la question). :)

    6. Fabius Maximus

      Réponse à votre post du 12.03 à 04:12 (Je n’ai pas de bouton « Répondre » sous le texte concerné)

      Pour être précis, contrairement à votre affirmation l’auteure n’écrit pas « la Russie est une démocratie » mais – je cite: « Pas de bourrage d’urnes, pas de carrousels, pas de violations dans mon bureau de vote. J’ai tout vu de mes propres yeux. Les gens ont vraiment voté pour lui. C’est la majorité qui l’a voulu. C’est ce que l’on appelle la démocratie. »

      Donc elle donne une définition de la démocratie – ou en tout cas d’un PROCESSUS DEMOCRATIQUE: les élections présidentielles DANS LE BUREAU DE VOTE OÙ ELLE ETAIT OBSERVATRICE (et malgré un a priori négatif sur ce qui allait se passer). On peut bien sûr débattre de la pertinence de la définition proposée (pour le dire autrement: « la majorité a élu son favori, sans magouilles, je l’ai vérifié personnellement »). Personnellement, je ne vois rien à redire.

      Maintenant, on peut bien essayer de définir ce qu’est « une démocratie » dans l’absolu… Voulez-vous vous y atteler ? :) Je vous donne quelques pistes, certaines sérieuses, d’autres… aussi, car elles dévoilent ce qui se passe dans l’inconscient collectif des Européens comme vous et moi:
      1) Etat où TOUS les processus politiques reflètent la volonté de la majorité du peuple.
      2) Etat où UNE GRANDE MAJORITE des processus politiques reflètent la volonté de la majorité du peuple.
      3) Etat reconnu comme tel par une Autorité extérieure (BHL / Juppé / les USA / L’Union européenne / Autre – tracer ce qui ne convient pas).
      4) Etat où les décisions sont prises par des représentants élus au suffrage universel, mais pas forcément représentatif des suffrages exprimés (système électoral majoritaire)
      5) Etat où le peuple peut exercer facilement et directement un droit de référendum sur toutes les lois et en proposer (démocratie directe à la suisse)
      6) Etat dont les décisions sont prises par des représentants élus au suffrage universel et dans une proportion représentative des suffrages exprimés.
      7) Etat où les décisions politiques reflètent la volonté de la majorité, peu importe la manière dont elles sont prises.
      8) Comme 5, mais avec une Cour constitutionnelle qui filtre préalablement les lois proposées par le peuple.

      Etc… Comme vous voyez, ce n’est pas simple (il est plus facile, justement, de donner la définition de processus démocratique que d’Etat démocratique). Mais c’est une démarche préalable indispensable pour pouvoir ensuite affirmer qu’un pays « n’est pas une démocratie ». Indépendamment de ce que l’on pense de la démocratie ;).

      Cordialement.

    7. La Russie n'est pas une démocratie

      L’auteure de l’article joue en tout cas, par cette conclusion intentionnellement malhabile, sur l’ambiguïté, et participe ainsi de cette tendance à instaurer le doute quant à la véritable identité politique (la fameuse « démocratie Russian style ») de ce pays, qui n’est clairement pas une démocratie. Et affirmer ceci ne revient évidemment pas à insinuer que les peuples occidentaux vivent dans des systèmes démocratiques parfaits.

    8. La Russie n'est pas une démocratie

      Democracy isn’t something one can declare. It is an everyday challenge. Putin was elected by the majority, but was not democratically elected, since the Russian system is not a democratic system. No equality of speaking time in the media, no debate among all candidates, and most of all, some candidates were not allowed to submit their candidacy, and some parties were not allowed to have a candidate. There is not a « democracy Russian style », there is an oligarchy pretending to be a democracy. But the world doesn’t buy it.

    9. observer

      If the world did not accept it, why did everybody congratulate Putin with his new term?) Don’t get me wrong, I don’t think that Russia is a democracy, but the procedure that took place on March 4th was in fact democractic in this ‘pretending part’ if you will.

    10. La Russie n'est pas une démocratie

      Because (most) Western leaders are hypocrites, who favor economic interests over democratic values, especially with Russia. The people, though, doesn’t buy it.

    11. Fabius Maximus

      Débats entre les candidats: ils ont eu lieu, pratiquement tous les soirs, à la TV. VVP n’a pas voulu y participer – c’est son choix, discutable il est vrai. Mais je rappelle que Jacques Chirac avait aussi refusé de participer à tout débat avec JM Le Pen lors du 2ème tour, en 2002 – de toute façon il était certain de l’emporter. Je pense que Poutine a dû faire plus ou moins le même raisonnement.

      Autorisation à tous les partis de présenter leur candidat: à nouveau, prenons l’exemple de la France, avec le système des 500 signatures de maires (rendues publiques) nécessaires pour participer à l’élection présidentielle, et le risque qu’une candidate qui représente entre 15% et 20% de l’électorat (Marine Le Pen) ne puisse pas se présenter. Même si je suis allergique au FN, je ne puis m’empêcher de trouver cela anti-démocratique. En tout cas, c’est bien plus grave que la non-participation de Yavlinskii à la présidentielle russe, qui ne représente qu’une part infime de l’électorat. Vouloir changer les règles, c’est bien, mais il faut commencer chez soi et non chez les autres.

      Donc il faudrait pour le moins être cohérent (ne serait-ce que par respect pour qui lit vos commentaires – nous ne sommes pas idiots) et sortir de l’ornière du « deux poids – deux mesures ». Cordialement.

    12. La Russie n'est pas une démocratie

      Soyons sérieux. Mme Le Pen n’a jamais risqué de ne pas obtenir ses 500 signatures et n’a jamais été empêchée par qui que ce soit de se présenter à l’élection. Qui, à gauche comme à droite, y aurait intérêt ? La gauche, au contraire, a tout intérêt à ce que le vote conservateur en France reste divisé entre droite et extrême droite, et la droite, au pouvoir, aurait dû redouter une crise politique majeure si elle n’avait pu se présenter. Mme Le Pen nous rejoue simplement le même scénario, maintes fois répété par son père, consistant à se faire passer pour une candidate martyre, afin de se positionner mieux encore dans le camp des anti système, et il est regrettable d’observer que certains y croient encore, ou tout au moins font semblant d’y croire.

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