Une sélection d’articles de la presse russe traduits en français pour Le Courrier de Russie.
Minsk reconnaît le hooliganisme
Une affaire pénale a été lancée, d’après l’article « hooliganisme », pour l’incident qui a eu lieu sur le territoire de l’ambassade de la Fédération de Russie à Minsk. Lundi soir, deux inconnus ont jeté deux bouteilles remplies d’un mélange inflammable sur le territoire de l’ambassade de Russie, provoquant l’incendie d’un véhicule de service léger. Les départements de politique extérieure des deux pays considèrent que cet acte est dirigé contre les relations russo-biélorusses. Pourtant, les experts n’excluent pas que les initiateurs de l’incident puissent être des représentants des structures du pouvoir biélorusse.

« Une affaire pénale a été lancée selon l’article 339 (hooliganisme) du code pénal de Biélorussie, les suspects sont au nombre de deux, mais leur identité n’a pas encore été établie », indiquait, le 31 août, le GOuVD (département du ministère de l’intérieur, ndt) de Minsk. Des pièces à conviction ont été récoltées sur les lieux. Les services de sécurité de la mission diplomatique de Russie en Biélorussie ont été renforcés de deux officiers du département de la sécurité du MVD (ministère de l’intérieur, ndt).
L’attaché de presse du MID (ministère des affaires étrangères, ndt) biélorusse, Andreï Savynikh, a annoncé que les bouteilles remplies de mélange inflammable jetées sur l’ambassade de Russie à Minsk relevaient d’un acte isolé de vandalisme, dirigé contre les relations russo-biélorusses. Le communiqué du MID de la Fédération indique que la Russie considère l’incident à l’ambassade russe à Minsk comme « un acte révoltant, derrière lequel se dessine la volonté de certaines forces déterminées à gêner le travail normal de l’ambassade et à introduire dans les relations bilatérales des sentiments de méfiance et de tension ». Le ministère insiste sur la nécessité de conduire une enquête approfondie sur toutes les circonstances entourant l’événement.
Parallèlement, le premier vice-président du comité de la Douma pour les affaires de la CEI, Konstantin Zatouline, a déclaré à Interfax que, pour lui, un tel événement était lié au fait que « certaines personnes ont compris que les autorités biélorusses réagissent de façon excessivement vive aux critiques formulées à leur adresse du côté russe ». Par là, Zatouline veut parler non seulement des relations difficiles sur le problème du gaz, mais également des films sur le président biélorusse Aleksandr Loukachenko diffusés récemment par la chaîne télévisée russe NTV. Par ailleurs, Zatouline n’exclut pas la possibilité que l’incident de l’ambassade de Russie ait pu être initié directement par un ou des représentants des structures du pouvoir de Biélorussie. De l’avis du premier adjoint au responsable du Centre des stratégies politiques, Alekseï Makarkine, cet incident est peut-être une provocation, derrière laquelle pourraient se trouver des cercles déterminés, en Biélorussie, qui n’ont pas intérêt à une large participation du business russe dans la privatisation des grandes compagnies biélorusses.
Le soir du 30 août, des inconnus ont jeté sur le territoire de l’ambassade biélorusse à Minsk deux bouteilles remplies d’un mélange inflammable. L’une des bouteilles a atterri sur une voiture garée à l’intérieur du territoire de l’ambassade. La gardienne de l’ambassade a éteint l’incendie elle-même. L’incident n’a pas fait de victimes.
- Un article à lire (en russe) dans le quotidien Kommersant
Koutouzov avait raison
Pour la Journée de la Ville, le recueil cinématographique Moscou, je t’aime est sorti sur les écrans. Mais il aurait aussi bien pu ne pas sortir.

Le recueil de courts-métrages Moscou, je t’aime commence sur du porno et se termine sur les étoiles du Kremlin. Entre deux : des tueurs, des SDF, des miliciens et la fameuse question du logement… en un mot, tout ce que l’on aime. À regarder une telle ville et un tel cinéma, il est difficile de ne pas tomber d’accord avec Koutouzov. Ou, plus précisément, avec la phrase qui lui est attribuée : « Pour sauver la Russie, il faut brûler Moscou ».
- Un article de Dmitriï Dabb à lire en intégralité (en russe) dans le quotidien Vzgliad
Les rez-de-chaussée des nouvelles constructions moscovites transformés en lieux de culte orthodoxe

Le Patriarche Kirill insiste pour construire non 200, mais 600 églises dans tout Moscou. En qualité d’alternative, on propose d’installer des institutions du culte aux rez-de-chaussée des immeubles d’habitation se trouvant dans les quartiers dortoirs. À l’Église russe orthodoxe, on est persuadé que ces églises ne gêneront personne, mais permettront, au contraire, aux paroissiens, de prier près de chez eux. Les experts attirent l’attention : il y a également d’autres religions qui peuvent avoir besoin de plus de place.
- Un article de Mikhaïl Smiliane à lire en intégralité (en russe) sur le portail GZT.RU
- Articles sélectionnés et traduits par Julia Breen
