Une sélection d’articles extraits de la presse russe traduits en français pour Le Courrier de Russie.

Il y a cinquante ans : le vol de Bielka et Strelka

Il y a tout juste cinquante ans, les chiens Bielka et Strelka étaient envoyés dans l’espace. Ces deux bâtards des étoiles furent les premiers êtres vivants à revenir avec succès sur Terre après un vol en orbite.

L’envoi des chiens dans l’espace devait servir à vérifier l’efficacité des systèmes et à étudier l’effet des rayonnements cosmiques sur des organismes vivants.

Pour le vol, les scientifiques avaient sélectionné deux chiens à poil court de poids à peu près équivalent, 5-6 kg, car la cabine était petite. Les chiens devaient être âgés de moins de trois ans, avoir une santé solide, être affectueux et patients. D’autre part, on s’est aperçu au cours des recherches qu’il était plus aisé de travailler avec des bâtards : ils supportaient mieux l’effort que les chiens de race, souligne-t-on à l’Agence Roskosmos.

Avec Bielka et Strelka se trouvaient, à bord du vaisseau spatial Spoutnik-5, deux rats blancs et quarante souris, dont vingt-huit sont mortes sur orbite. Les chiens sont revenus de l’espace sains et saufs, et Strelka a accouché, six mois plus tard, de six chiots en parfaite santé. L’un d’entre eux a été offert par Nikita Krouchtchev, Premier secrétaire du comité central du PCUS, à Caroline Kennedy, fille du président américain John Kennedy.

Spoutnik-5 a servi de prototype pour le premier vaisseau spatial piloté Vostok, à bord duquel Iouri Gagarine s’est rendu dans l’espace le 12 avril 1961.

La première chienne-cosmonaute du monde, Laïka, 2 ans, fut envoyée en orbite le 3 novembre 1957 à bord du vaisseau soviétique Spoutnik-2. Son retour sur Terre n’était pas prévu. La chienne est morte, quelques heures après le départ du vaisseau, d’une dérégulation du système cardiaque et de température corporelle.

  • Un article à lire (en russe) dans le quotidien RBK Daily, édition de Saint-Pétersbourg.

La Russie écrit pour la Pologne 11 tomes sur la catastrophe aérienne de Smolensk

Moscou a transmis à Varsovie 11 tomes du dossier pénal ayant trait à l’enquête sur le krach de l’avion du président Lech Kaczynski.

À la cérémonie officielle de remise des documents, le 19 avril à Moscou, assistaient le procureur adjoint de la Fédération de Russie Alexandr Zviaguintsev et le procureur militaire général de Pologne Krzysztof Parulsky. Selon Zviagintsev, les 11 tomes contiennent des copies de dépositions des témoins oculaires du vol de l’avion du président et des procès-verbaux d’examen des lieux de la catastrophe. « Nous avons trouvé un témoin oculaire des événements, qui a réussi à filmer le krach sur un téléphone portable », a-t-il déclaré.

Les dossiers contiennent les réponses des organes d’enquête russes aux interrogations du Parquet polonais. Plus tôt, les media polonais indiquaient que Parulsky espérait trouver dans ces documents de nouvelles informations sur l’examen des lieux de la catastrophe. « Notre objectif premier est de parvenir à la vérité. Du reste, je n’exclus pas l’apparition de nouveaux acteurs dans l’enquête pénale », a indiqué le procureur militaire général de Pologne.

Rappelons que début août, les autorités polonaises ont accusé la Russie de faire traîner l’enquête sur la catastrophe aérienne de Smolensk du 10 avril, qui avait coûté la vie aux 96 personnes qui se trouvaient à bord : presque toute l’élite politique du pays avec, en tête, le président Lech Kaczynski. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a indiqué que Varsovie n’avait pas encore reçu tous les documents demandés, concernant l’enquête sur la catastrophe. Dans le même temps, le vice Premier ministre russe, Sergueï Ivanov, assurait, début juillet, que la Pologne disposait de tous les documents de l’enquête. « Il n’y a plus rien à transmettre, avait-il précisé. Tout ce qui pouvait être remis l’a été. » Ainsi, dès fin mai, la Russie a fourni à la Pologne les copies des enregistrements des boîtes noires du Tu-154 qui s’est écrasé et l’original de l’enregistreur, demeuré intact, qui fixe également l’activité des équipements. Le Parquet militaire de Pologne a reçu 1 300 documents, incluant les dépositions de près de 200 témoins, les procès-verbaux des interrogatoires des ouvriers des services d’atterrissage, les rapports des médecins-légistes, les listes des biens personnels des passagers.

  • Un article à lire en intégralité (en russe) dans le quotidien Kommersant
  • Articles sélectionnés et traduits par Julia Breen